En plein essor ou hors de forme

En plein essor ou hors de forme
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A exactement un mois du début de l’Euro 2024, de grands noms sont blessés, tandis que d’autres sont à la peine. Heureusement, certains brillent. Voici l’état des troupes avant l’événement.

Publié le 13/05/2024

Temps de lecture estimé : 6 minutes

Pour connaître la composition de la Nati pour l’Euro 2024, il faudra attendre ce vendredi et le premier voile que Murat Yakin lèvera sur sa sélection. Pour savoir ce que vaut cette équipe en 2024, trois ans après l’inoubliable exploit du 8sont finale contre la , il faudra attendre le 15 juin, date de l’entrée en lice de Granit Xhaka et consorts en Allemagne, contre la Hongrie. Mais aujourd’hui déjà, de nombreux indices permettent d’apprécier l’état des troupes. Quel visage aura la Suisse dans un mois, à Cologne ? La bêtise des uns va-t-elle nous faire oublier la mauvaise forme des autres ?

Espoir : Xhaka et les gardiens

L’espoir d’abord, incarné par l’ossature d’un que les superlatifs ne suffisent plus à décrire. Champion d’Allemagne, finaliste de la Europa, Granit Xhaka n’a plus perdu en club depuis 50 matches. Décisif, irremplaçable, le milieu de terrain a remporté son premier titre suprême depuis son départ de Bâle en 2012 et n’a jamais été aussi fort, dans le jeu et dans sa tête. Le diamant le plus précieux dont dispose Yakin, avec le duo de gardiens.

“Sommer est le meilleur gardien du championnat italien”
Gianluigi Buffon

Finaliste de la Ligue des champions avec Dortmund, Gregor Kobel, considéré depuis plusieurs saisons comme le meilleur gardien de Bundesliga, a réalisé un excellent retour au jeu, après sa blessure musculaire contractée en février. Face à l’armada offensive du PSG, le Zurichois a gardé sa cage inviolée en 180 minutes d’une demi-finale aller-retour. Cela représente le seul problème riche de Yakin, qui voit plutôt Yann Sommer défendre les buts suisses en Allemagne. Le Bâlois de 35 ans, remis de son entorse à la cheville contractée en mars, impressionne sous les couleurs de l’Inter Milan, sacré champion d’Italie. Avec 18 buts encaissés et 19 des draps propres (!), Sommer est « hyper-fiable, le meilleur gardien du championnat », selon la légende italienne Gianluigi Buffon.

La question : Embolo, pour quel retour ?

Blindée dans la cage, la sélection nationale a pourtant toutes les difficultés du monde à se rapprocher de celle de l’adversaire. Le retour de Breel Embolo, qui n’a plus joué en équipe de Suisse depuis la Coupe du monde au Qatar en 2022, a été confirmé par Murat Yakin. Saura-t-il assumer un rôle de titulaire, à la pointe de l’attaque ? Le Bâlois de 27 ans n’a plus que quelques minutes dans les jambes cette saison, marquées par une rupture du ligament croisé du genou. Ce week-end, il a encore cédé sa place sur blessure, gêné par une cuisse. Loin d’être rassurant, d’autant plus que l’impression persiste du rassemblement de mars que quelque chose doit changer au sein de l’offensive suisse. S’appuyer sur l’efficacité d’un seul joueur, de retour de blessure par ailleurs, n’est pas une garantie de tranquillité d’esprit.

Doute : trop d’attaquants silencieux

Sans Embolo, la Suisse s’est appuyée sur Amdouni (6 buts), Steffen et Vargas (3) pour s’en sortir lors de la phase de qualification. Mais depuis, le Genevois a perdu sa place de titulaire à Burnley et dans l’équipe de Suisse. Steffen (5 buts, 13 passes décisives en 29 matches avec Lugano) reste un joker intéressant, mais pas un titulaire évident. Vargas (4/31 avec Augsbourg) ne parvient pas à apporter la touche offensive attendue. Le Vaudois Ndoye a enfin ouvert son compteur but à Bologne ce week-end. Mais après 30 matches de silence. Quant aux buteurs suisses en pleine forme, Zeqiri (6 buts/27 matches avec Genk), Monteiro (12/26 avec YB) ou encore Seferovic (9/21 à Al-Wasl), ils évoluent dans des championnats moins relevés.

“La porte n’a jamais été fermée pour Haris”, a cependant rappelé Yakin à l’ATS. Boudé depuis son départ en Arabie Saoudite l’été dernier, l’attaquant lucernois a, au moins, de l’expérience, des minutes dans les jambes et un peu de confiance. Zeqiri devrait être du voyage, tandis que Monteiro ne le sera que si l’actuel Portugais obtient la nationalité suisse à temps et se remet d’une blessure à la cheville. Dans ce cas, le Valaisan de 24 ans apparaîtra dans les petits papiers de Yakin: “Il a de bonnes capacités physiques, il est grand et rapide, ce sont des éléments importants pour un attaquant”, explique l’entraîneur, dont le principal projet consiste à ainsi pour insuffler une once de créativité offensive à ses ouailles.

La grimace : ces joueurs en mauvaise forme

Évoquer l’offensive suisse en omettant le cas Shaqiri serait inconcevable. Seul buteur en mars, à avoir offert à son équipe une victoire 1-0 contre l’Irlande, le magicien bâlois n’obtiendra certainement pas un rôle plus important que celui de joker, remplaçant de luxe. A Chicago, le milieu de terrain de 32 ans – seulement – ​​a inscrit deux buts en neuf matches de MLS. Mais il n’a plus besoin de prouver son importance auprès de la Nati.

Quant à Noah Okafor, attendu pour devenir leader du point, il réalise une saison mitigée du côté de l’AC Milan. Avec 6 buts en 35 matches – toutes compétitions confondues – cette saison, le Bâlois fait le job, mais ses statistiques restent modestes compte tenu de son rôle d’avant-centre. Pas de quoi le confirmer dans un rôle de première ligne.

Plusieurs titulaires incertains

Outre Joël Monteiro, quatre éléments essentiels de l’équipe de Suisse sont à l’infirmerie, à quelques jours de l’officialisation de la liste des sélectionnés pour l’Euro. Fabian Schär est touché par une blessure aux ischio-jambiers depuis début mai et est absent de son club de Newcastle, avec qui il a réalisé l’une des meilleures saisons de sa carrière. Il est annoncé comme incertain pour l’Euro, comme Denis Zakaria, qui souffre également d’une déchirure aux ischio-jambiers : titulaire indiscutable à Monaco, le milieu genevois ne rejouera pas en Ligue 1 cette saison. Je ne dis pas non plus qu’il est en voyage en Allemagne. Ruben Vargas a dû céder sa place à la demi-heure ce week-end, avec Augsbourg. La nature et la gravité de la blessure de l’ailier restent inconnues. Même son de cloche pour Breel Embolo (Monaco), sorti en 1D mi-temps ce dimanche après avoir ressenti une alerte musculaire à la cuisse.

Derrière, beaucoup de temps de jeu

Le système que Murat Yakin privilégiera pour l’Euro 2024 reste incertain : 3-5-2 ou 4-3-3 ? Le premier semble tenir la corde. Le rôle de Manuel Akanji sera essentiel, placé au milieu de la charnière composée de trois défenseurs centraux, aux côtés desquels prendront place deux pistons. Le Zurichois est titulaire dans l’un des meilleurs clubs du monde, Manchester City (4 buts/45 matches). A ses côtés, on devrait retrouver Fabian Schär (lire ci-contre) et Nico Elvedi, titulaire à Mönchengladbach. Sur les côtés, les latéraux Silvan Widmer (capitaine de Mayence) et Ricardo Rodriguez (titulaire au Torino FC) sont possibles, comme ceux des ailiers habituels d’ailleurs.

Au milieu de terrain, plusieurs prétendants à la base 11 sont en forme. Remo Freuler joue un rôle important à Bologne, tout comme Fribourg Michel Aebischer. Quant au Valaisan Vincent Sierro, capitaine de Toulouse, il vient de battre le PSG au Parc des Princes (1-3) et peut légitimement prétendre à une place parmi les 26. La présélection de Yakin, révélée ce vendredi, pourrait encore être modifiée jusqu’au 7 juin à le dernier.

 
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