ils lancent une pétition pour arrêter les projets immobiliers sur le terrain… du maire

ils lancent une pétition pour arrêter les projets immobiliers sur le terrain… du maire
ils lancent une pétition pour arrêter les projets immobiliers sur le terrain… du maire

Par

Aymeric Figueiredo

Publié le

13 mai 2024 à 21h00

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Même en vacances, Christine Restina et Luc Debris, deux habitants de Saint-Pathus (Seine-et-Marne), ne sortent pas de chez eux. « Nous aimons trop cette ville », disent-ils. Ils avouent toutefois s’inquiéter pour l’avenir de leur commune.

Début mars 2024, ils fondent « le collectif du Jeu d’Arc » et publient immédiatement un pétition sur le site change.org, intitulé « Non aux immeubles de la rue du Jeu d’Arc. »

17 logements supplémentaires dans une petite rue

Leur pétition vise un projet de construction de bâtiment y compris 17 logements dans la petite rue du Jeu d’arc. « Nous sommes profondément préoccupés par les conséquences que pourraient avoir ces projets sur notre commune », peut-on lire dans la description de la pétition en ligne, qui a récolté à ce jour 366 signatures.

« Avec la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU), on se retrouve avec les particuliers qui vendent leur terrain à des promoteurs. Dans un quartier résidentiel, on se retrouvera avec des logements sociaux. Nous avons une poignée de promoteurs qui souhaitent acquérir nos terrains. On ne le voit pas bien», estime Christine Restina.

Ce qui agace particulièrement les riverains, c’est que le propriétaire du terrain sur lequel pourrait être érigé le bâtiment n’est autre que le maire de la ville. Pour Jean-Benoit Pinturier, le permis est en cours de traitement et tout est en ordre. « Le permis qui a été déposé est conforme au PLU. Donc même s’ils voulaient faire appel, cela n’aboutirait pas », déclare-t-il, sûr de lui.

Plus de trafic dans une ville déjà encombrée

Pour ce collectif composé d’une dizaine de riverains, ces nouvelles constructions vont poser de multiples problématiques. « Ces constructions créeront une augmentation significative du trafic dans notre rue et dans les rues adjacentes. À quoi ressemblera le stationnement ? Nous craignons également une dégradation de la qualité de vie, avec des nuisances sonores et une réduction de notre intimité », énumèrent les membres du collectif et voisins directs de ce projet.

Jean-Benoit Pinturier l’assure, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de la circulation et du stationnement. « Dans le PLU, il y a un certain nombre de places de parking qui sont prévus en corrélation avec les constructions. La rue du Jeu d’Arc est assez protégée, c’est un itinéraire pour soulager l’école Vivaldi. Il existe déjà beaucoup de circulation dans la commune, je ne vais pas le nier, il y en aura un peu plus», avoue-t-il.

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Pour ces riverains, ces constructions ne s’arrêtent pas à la petite rue du Jeu d’Arc. « Rue Maison-Neuve, trois pavillons seront détruits pour construire des immeubles, idem pour la rue Saint-Antoine, une maison avec piscine sera détruite pour construire », précisent-ils.

Quelles solutions ?

Pour les deux Pathussiens à l’origine de la pétition, la solution réside dans une modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Ils comptent sur les prochaines élections municipales prévues en juin [Suite à la démission de membres du conseil municipal, NDLR] pour gagner votre cause. « Avec les élections anticipées de juin prochain, si l’opposition est élue, elle pourrait modifier le PLU. Mais nous jouons contre la hausse et certains permis ont déjà été accordés, nous ne pourrons donc pas revenir en arrière. Nous pensons à l’avenir », déclare Luc Débris.

Partir vivre ailleurs ? Aucune question pour eux. « Nous vivons ici depuis des années. Il nous est difficile d’imaginer quitter Saint-Pathus. Mais si ça continue comme ça… peut-être qu’on y réfléchira, à contrecœur », dit pensivement Luc Debris.

De son côté, le maire de Saint-Pathus, qui a déjà annoncé qu’il se présenterait en tête d’une nouvelle liste, refuse de commenter davantage la pétition qui est lancée contre de futures constructions sur son propre terrain. « Pour moi, la pétition n’a aucune valeur. Je ne ferai pas d’autres réactions”, conclut Jean-Benoit Pinturier.

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