Découvrez les trois nominés dans la catégorie « ils investissent le territoire » aux Trophées des Entreprises de la Nièvre

Les Trophées des Entreprises de la Nièvre, organisés conjointement par Le Journal du Centre et la Chambre de Commerce et d’Industrie, valorisent les acteurs de l’économie nivernaise. Dans nos colonnes, nous vous présentons les trois entreprises citées dans chacune des cinq catégories.

Nous entrons dans la dernière ligne droite de la 6ème édition des Trophées Entreprises. La cérémonie aura lieu mardi 4 juin prochain dans la grande salle de La Maison, à Nevers. Dès aujourd’hui, nous vous présentons les trois nominés par catégorie. Commençons par « ils investissent le territoire ».

Restaurant Le Bengy à Varennes-Vauzelles

Depuis le 1er juillet 2022, le restaurant Le Bengy a changé de propriétaire sans connaître la moindre interruption d’activité. Ambre Mazoyer, 32 ans, et Sébastien Étienne, 34 ans, sont désormais à la tête de cet établissement réputé. Ils en avaient visité trois à Nevers et tout s’est fait rapidement.

Je suis tombée sous le charme de ce restaurant suite à un très bon premier contact avec les propriétaires. Mais avant, nous étions venus déjeuner en clients sans nous présenter.

« Tout nous a plu, l’ambiance de travail et le personnel », explique ce jeune couple rencontré à Dijon, en 2019, à L’Hôtel du Nord (actuellement L’Hôtel Darcy). L’histoire a donc bougé vite pour les propriétaires des lieux, le chef Dominique Gérard et son épouse Dominique. Ces derniers sont installés dans la Nièvre depuis 1992 et étaient propriétaires de La Cour Saint-Étienne à Nevers avant de racheter Bengy au chef Yves Nédellec.

Vous êtes les bienvenus à Nevers pour la soirée des Trophées des Entreprises de la Nièvre

Ambre Mazoyer, dont les parents sont originaires de Nevers, n’est pas en territoire inconnu. Elle fait même son apprentissage d’hôtellerie au CFA de Marzy, travaille dans différents restaurants de la cité ducale avant de s’installer à Dijon en 2012 où elle évolue professionnellement pour devenir assistante maître d’hôtel. Quant au chef, Sébastien Étienne, titulaire d’un Bac Pro obtenu à Dijon, il a effectué différents stages et saisons en France et en Angleterre, avant de devenir chef de partie.

Appréciant l’emplacement du restaurant avec parking, le long de la Nationale 7, à la sortie d’autoroute, le chef Sébastien Étienne a même des idées pour un potager à l’arrière de l’établissement. Jardin sur lequel Dominique Gérard travaillait déjà.

Béchameil à Cosne-sur-Loire

Créée en 2017, l’entreprise avait initialement vocation à réaliser de la maintenance industrielle. Mais après avoir remporté le prix régional de l’innovation, son créateur, Paul Béchameil, s’est également tourné vers le développement et la conception de machines sur mesure pour les industriels.

Cela représente aujourd’hui 30 % de son activité, au même titre que la maintenance et l’électricité industrielle. Les 10 % restants sont répartis entre les compresseurs et le traitement de l’air, la fabrication de matériaux d’emballage et la vente d’outillages spécifiques, activité qu’il vient de lancer. Il travaille aussi bien pour des entreprises locales que pour de grands groupes industriels, qui sous-traitent.

Nous pouvons réaliser des machines pour tous les secteurs : bois, agroalimentaire, automobile, carrières, scieries, parquet, etc.

Il travaille même sur des œuvres d’art automatisées. Ses équipes mettent huit à dix mois pour créer une machine. Elle propose également de « rétrofiter » des machines vétustes, c’est-à-dire de les rénover avec des capacités dignes de machines neuves. Cette diversité et cette flexibilité lui permettent de se démarquer de ses concurrents. « On peut tout faire dans une entreprise qui installe, par exemple : les machines, l’électricité, le système de ventilation, la maintenance… On aime ça.

L’entreprise grandit. Même si son directeur ne souhaite pas divulguer son chiffre d’affaires, il précise qu’« il a doublé en un an ». D’ailleurs, elle est passée de neuf à dix-neuf salariés aujourd’hui. Sa force ? Il fait des formations internes. « Nous avons quatre apprentis et entre 20 et 30 stagiaires par an, ce qui facilite le recrutement. » L’entrepreneur basé à Cosne envisage de déménager pour s’agrandir et avoir un magasin où vendre ses produits, mais il devrait rester dans la même commune. Il souhaite également développer une activité de fabrication de machines en série et souhaiterait doubler ses effectifs d’ici cinq à six ans.

Restaurant la Marine à Bazolles


Emmanuel Rayer, 57 ans, a repris en novembre 2021 cette institution vieille de 80 ans. Plusieurs fois abandonnée, plusieurs fois reprise. Il est venu ici enfant avec ses parents qui avaient une résidence secondaire. Avec le Covid, il a quitté Paris pour s’installer ici et proposer un établissement qui lui ressemble. L’homme n’est pas nouveau dans le métier. Il a possédé plusieurs établissements, a voyagé partout dans le monde et a passé 41 ans dans la restauration.

La Marine s’adresse aussi bien aux locaux qu’aux visiteurs en bateau, à vélo, aux campings proches et aux camping-caristes. L’établissement propose du pain et des croissants, une épicerie de produits locaux et de première nécessité, des glaces et des gaufres l’après-midi, un bar, sans oublier les deux services du déjeuner et du dîner. « Nous travaillons uniquement avec des produits frais, autant que possible en circuit court et avec des desserts faits maison », précise le chef de l’établissement. Ils sont au nombre de huit en été, du 1er avril au 30 septembre et sont ouverts tous les jours, y compris les dimanches et jours fériés.

Nous pouvons voir jusqu’à 200 personnes par jour et refuser une centaine de couverts.

En hiver, en novembre-décembre, et du 14 février au 1er avril, ils sont cinq et ferment deux jours par semaine.

Cet été, Emmanuel va innover avec deux propositions pour recevoir un maximum de clients tout en travaillant avec un effectif limité, compte tenu des difficultés de recrutement. Un brasero, avec des brochettes, des côtes levées et des filets de bœuf cuits devant les clients.

Et « la table des amis », de 9,50 m, qui accueillera tous ceux qui arriveront lorsque le restaurant sera plein avec un menu unique à 20 €. Il servira également à libérer le restaurant pour des buffets d’anniversaire ou à commander, pour au moins six personnes, un menu « table brasero » avec magrets de canard, filet de bœuf et une entrecôte à cuire directement devant vous.

Denis Chaumereuil et Marlène Martin

 
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