Un fusil d’assaut retrouvé à Boudry, dans la chambre d’un migrant

Un fusil d’assaut retrouvé à Boudry, dans la chambre d’un migrant
Un fusil d’assaut retrouvé à Boudry, dans la chambre d’un migrant

« Je ne comprends pas comment c’est possible. On arrive à confisquer aux familles un paquet de biscuits achetés légalement chez Migros et, là, personne ne s’en rend compte», déplore un collègue du Centre fédéral d’accueil (CFA) de Boudry, en référence à la trouvaille faite il y a quelques semaines. Selon nos informations, les gardiens ont mis la main sur une arme ressemblant à un authentique fusil d’assaut de l’armée suisse dans la chambre d’un migrant, malgré les contrôles effectués à l’entrée. “Mais au lieu de prendre l’incident au sérieux, le Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM) l’a minimisé en prétendant que l’arme était un jouet”, poursuit-elle.

Soumise à l’œil expert d’un ancien militaire et entraîneur accompli aux exercices de tir, la photo de l’arme en question le séduit toujours autant. « Il s’agit clairement d’un SIG-550, sans sa crosse. Cela ressemble à la réalité, à quelques détails près. Par exemple, la bouche d’incendie est étrange, la poignée et le protège-main sont étrangement sombres et le régulateur du tube de gaz est manquant », explique-t-il. Contacté, le SEM maintient néanmoins sa version : « Nous pouvons confirmer qu’une fausse arme a été trouvée au CFA de Boudry. Mais il n’y avait aucun danger pour les collaborateurs ou les demandeurs d’asile », commente la porte-parole Magdalena Rast.

Au final, l’arme ne serait ni une fausse ni un jouet, mais pas non plus une authentique arme à feu. “C’est un airsoft, vu le canon interne doré qui dépasse devant”, explique le gérant d’un magasin spécialisé. Quant à la manière dont le fusil d’assaut est arrivé dans la chambre d’un migrant, sans avoir été intercepté à l’entrée du CFA, le SEM ne commente pas : « Comme une enquête pénale est en cours, nous ne pouvons donner aucune information », conclut Magdalena Rast.

“C’est impossible qu’il l’ait acheté légalement”

Les armes Airsoft sont, comme les armes réelles, soumises au droit des armes. « Il est totalement impossible que ce migrant l’ait acheté légalement », explique notre vendeur. Seuls les Suisses, ou les personnes titulaires d’un permis C et dont la nationalité ne fait pas partie de la liste noire de la Confédération, peuvent le faire. Et cette règle s’applique même dans le cas de ventes entre particuliers. A noter que les airsofts n’ont pas forcément de numéro de série. Or, sur l’arme trouvée à Boudry, c’est le cas. Les autorités ne devraient donc avoir aucune difficulté à retrouver son propriétaire légitime.

 
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