Lévis ne s’intéresse pas à Scies Mercier ni à ses terrains

Lévis ne s’intéresse pas à Scies Mercier ni à ses terrains
Lévis ne s’intéresse pas à Scies Mercier ni à ses terrains

Malgré l’appel de nombreux citoyens du Vieux-Lévis, Lévis n’a « aucune intention » de devenir propriétaire de l’édifice Scies Mercier, faisant actuellement l’objet d’une demande de démolition. Bien qu’elle ait été tentée d’acquérir le bâtiment pour son terrain « stratégique » en 2020, la Ville n’y voit finalement plus aucun intérêt.

«Je vais être franc avec vous, ce n’est pas dans les cartons», a déclaré le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, à un Lévisien venu l’interroger au conseil municipal lundi.

Comme une trentaine de citoyens et de comités d’urbanisme mandatés, Charles-Olivier Roy espérait que Lévis rachèterait l’usine à plus grande valeur patrimoniale pour la sauver de la pointe des démolisseurs. Idéalement pour y développer un projet, sinon profiter de son emplacement stratégique, à mi-chemin entre la terrasse Chevalier de Lévis et le quai Paquet, pour revitaliser le quartier.

« Nous nous demandions si nous avions besoin de ce passage. La réponse est non », a expliqué le maire Lehouillier. Le « lien » entre la basse et la haute-ville de Lévis se fera plutôt grâce à des trottoirs élargis. “Nous n’avons plus besoin du site en tant que tel.”

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Scieries Mercier Lévis (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Le maire affirme avoir préféré « mettre ses œufs dans la réfection de la Côte des Bûches et de la terrasse de Lévis ». « Il faut faire des choix », a insisté le maire, qui laissera donc le processus de démolition suivre son cours.

La semaine dernière, le Comité de démolition de la Ville de Lévis a tenu des audiences sur la démolition de la Scies Mercier, une usine patrimoniale construite au tournant du XXe siècle par Napoléon Mercier, fondateur de la Manufacture de Scies de Lévis et futur maire de Lévis.

Le bâtiment industriel n’est pas protégé par le Loi sur le patrimoine, mais c’est « l’un des derniers témoins de l’activité industrielle de Lévis au XIXe siècle », selon la Ville de Lévis. Il représente la grande époque de la construction navale sur la Rive-Sud.

Les propriétaires actuels, descendants des fondateurs, ont laissé le bâtiment vacant depuis le déménagement de l’entreprise il y a plus de dix ans.

C’est la troisième fois qu’ils demandent à Lévis de les autoriser à raser l’immeuble pour y construire des copropriétés.

En entretien à Soleil, Patrick et Yves Garrant étaient toutefois disposés à vendre le bâtiment patrimonial à quelqu’un souhaitant y développer un projet. « Si on nous avait proposé un projet crédible au cours des 14 dernières années, nous aurions dit oui. »

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Le projet de six copropriétés proposé par les propriétaires du 224 rue Napoléon-Mercier, mieux connu sous le nom de Scies Mercier. (Yves Garrant)

Le sort de Scies Mercier est désormais entre les mains des élus municipaux et des membres du Comité de démolition de la Ville de Lévis.

Les trois membres du comité, présidé par l’élu de Repensons Lévis, Serge Bonin, peuvent accepter ou refuser la demande de démolition. Ils peuvent également faire appel à leur propre expertise ou exiger certaines actions avant de prendre leur décision.

Le Comité peut, par exemple, autoriser la démolition, à condition que le propriétaire s’engage à conserver certains éléments pour les intégrer lors de la construction du nouveau bâtiment.

La décision peut alors faire l’objet d’un appel. Elle se retrouvera ensuite devant le conseil municipal, où les élus municipaux voteront pour ou contre la démolition.

Le Comité de démolition n’a pas de délai maximum avant de rendre sa décision.

 
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