Kevin Fiala brille, Nico Hischier souffre et la Suisse prend les devants – rts.ch

Kevin Fiala brille, Nico Hischier souffre et la Suisse prend les devants – rts.ch
Kevin Fiala brille, Nico Hischier souffre et la Suisse prend les devants – rts.ch

Au terme d’un match de très haut niveau, la Suisse s’est imposée 2-1 aux tirs au but contre la République tchèque pour sa troisième rencontre de la Coupe du monde 2024. Kevin Fiala s’est fait remarquer dès son entrée dans le tournoi, tandis que Nico Hischier s’est fait une grosse frayeur.

FIALA, ÉVIDEMMENT Arrivé en début d’après-midi à Prague en provenance de Los Angeles, Kevin Fiala n’a pas attendu pour se faire remarquer. Le Saint-Gallois de 27 ans a ouvert le score dès la 13e minute d’un superbe tir en avantage numérique sous la barre transversale. Jeune père de famille, l’attaquant des Kings ne s’est pas encore entraîné avec la Suisse, mais son sens du but offrait un précieux avantage à ses couleurs.

Le double national suisse-tchèque aurait même pu doubler la mise dès la 34e minute, mais cette fois il a fait le mauvais choix en tentant une frappe au premier poteau sous un angle fermé sur un deux contre un alors qu’il avait Nico Hischier dans le coup. soutien. Il s’est toutefois rattrapé en inscrivant son tir au but, tout comme Philipp Kurashev, permettant aux joueurs de la croix blanche de s’imposer face au pays hôte.

BATAILLE TACTIQUE Les deux équipes étant désormais habituées à s’affronter tout au long de la saison dans le cadre de l’Euro Hockey Tour avec, il est vrai, des effectifs très différents, Patrick Fischer et Radim Rulik ont ​​cherché à utiliser cette connaissance de l’adversaire pour tenter de le rattraper au niveau tactique. Le sélectionneur suisse a par exemple choisi d’aligner la ligne zougoise, annoncée comme troisième, contre la deuxième des Tchèques, dont faisait partie l’ancien Léventin Dominik Kubalik.

En revanche, les locaux ont envoyé de nombreux lancers puissants depuis la périphérie vers Leonardo Genoni, comme s’ils avaient identifié une faiblesse du gardien zougois dans cette zone… ou comme si la Suisse les y avait forcés. Aucun de ces choix n’a directement débouché sur un but, mais le jeu d’échecs proposé par les techniciens a contribué à accroître la tension régnant dans la Prague Arena.

ÉLECTRICITÉ DANS L’AIR Particulièrement serré, le match a été longtemps assez pauvre en tirs cadrés (13-13 après 40 minutes), ce qui n’a pas empêché le spectacle d’être époustouflant du début à la fin. Dans une salle pragoise bondée (17’413 spectateurs) où Suisses et Tchèques se répondaient continuellement dans les tribunes, le match s’est rapidement échauffé également sur la glace. Le chaudron a explosé pour la première fois à la 36e minute, lorsque Nino Niederreiter, accompagné de Philipp Kurashev, s’est affronté avec deux adversaires.

Puis, après l’égalisation de Matej Stransky à la 36e (voir ci-dessous) la fin du deuxième tiers s’est emportée, la période se terminant sur un rythme effréné. Les deux équipes se sont créées de grosses occasions, mais Leonardo Genoni comme Lukas Dostal ont trouvé le moyen de maintenir le score à 1-1, avec, certes, parfois aussi une touche de réussite.

SITUATIONS PARTICULIÈRES Comme c’était déjà le cas la veille entre la Suisse et l’Autriche, des situations particulières ont été décisives pour l’issue du match. Alors que les Helvetii marquaient à cinq contre quatre par Kevin Fiala (14e), les Tchèques répondaient avec Matej Stransky (36e), également à cinq contre quatre.

Ces deux succès étaient les seuls du match dans la partie. La « faute » revient aux gardiens, qui ont terminé le match avec 96% d’arrêts chacun et qui se sont montrés intraitables à effectif égal. Avec désormais six buts en trois matches, l’avantage numérique de l’équipe de Patrick Fischer fonctionne à plein régime depuis le début du tournoi. Un élément précieux qui lui permet de prendre provisoirement la tête du groupe A.

CLÉ D’HISTOIRE Moment de frayeur à la 57e minute où Nico Hischier restait au sol en se tenant le visage près de la cage adverse. En tombant après un duel, le Valaisan de 25 ans est entré en collision avec l’arrière de la jambe d’un joueur tchèque et les acteurs du match ont vite semblé inquiets. Bien qu’il ait finalement quitté la glace par ses propres moyens, l’attaquant du New Jersey a subi une coupure à la joue qui l’a forcé à retourner prématurément aux vestiaires.

Plus de peur que de mal pour le capitaine des Diables, qui a finalement pu revenir au match à la fin de la prolongation en arborant un inhabituel numéro 49, son maillot floqué de son traditionnel numéro 13 ayant été taché de sang.

De Prague, Bastien Trottet – @BastienTrottet

 
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