Les grandes banques canadiennes ont accordé 104 milliards de dollars américains à l’industrie des combustibles fossiles en 2023

Les grandes banques canadiennes ont accordé 104 milliards de dollars américains à l’industrie des combustibles fossiles en 2023
Les grandes banques canadiennes ont accordé 104 milliards de dollars américains à l’industrie des combustibles fossiles en 2023

Au cours des sept dernières années, le financement accordé à l’industrie par les grandes banques canadiennes – la Banque Royale du CanadaRBC, Banque Canadienne Impériale de CommerceCIBCLa Banque Scotia et Toronto-DominionTD – a atteint un total de 911 milliards de dollars américains. D’après le rapport de Miser sur le chaos climatique, les contributions des banques canadiennes atteindront environ 119 milliards de dollars américains en 2022.

Le rapport a changé de méthodologie cette année. Les données pour 2022 incluses dans ce rapport ne concordent donc pas avec celles du rapport de l’année précédente. (nouvelle fenetre). Le financement atteint alors 137 milliards de dollars.

Le rapport Miser sur le chaos climatique regroupe le financement (prêts, émissions de titres de créance et d’actions) des 60 plus grandes banques mondiales pour l’ensemble du secteur des combustibles fossiles, ainsi que pour les principaux développeurs de l’industrie des combustibles fossiles et les plus grandes entreprises importantes dans des secteurs spécifiques.

Source : le rapport Miser sur le chaos climatique de 2022

La Banque Royale du Canada (RBC) a offert à l’industrie environ 33,7 milliards de dollars américains en 2022. Ce chiffre est passé à 28 milliards de dollars américains en 2023.

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Banque Royale du CanadaRBC et la Banque Scotia font également partie des 10 banques au monde qui financent le plus de projets d’expansion dans l’industrie des combustibles fossiles.

Le film d’horreur continue

Malgré la baisse d’environ 21% des financements bancaires en un an, Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Energie à Paix verte Le Canada, dénonce un film d’horreur qui continue.

Les banques canadiennes, quand on regarde leurs politiques et leurs investissements historiques, il est clair qu’elles ne sont pas alignées dans la bonne direction.a déclaré le représentant de l’organisation Paix verte.

D’un autre côté, l’économiste en chef de la banque Centre de l’AlbertaCharles St-Arnaud, affirme que les banques financent l’industrie des énergies fossiles puisqu’elle génère des revenus importants.

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C’est difficile d’un point de vue économique de dire qu’il faut arrêter du jour au lendemainsoutient l’économiste.

Il note cependant qu’à l’ère des grands projets nécessitant des dizaines de milliards avant même de produire un baril, c’est probablement fini. Les investissements sont bien plus importants pour optimiser la production et réduire l’intensité carboneil continue.

Un projet de loi à l’étude

Un projet de loi visant à contraindre le secteur financier à respecter les engagements climatiques du pays est à l’étude au Sénat.

Le projet de loi S-243 obligerait les banques à soumettre des rapports et à sélectionner des personnes possédant une expertise en matière de climat à leurs conseils d’administration.

Si le projet de loi est adopté, la Banque du Canada devra préparer, dans les deux ans suivant son adoption, un rapport visant à évaluer si la politique monétaire établie par la Banque est alignée sur les engagements climatiques du pays.

Lors d’un témoignage devant un comité sénatorial sur le sujet, l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, Marc Carneya dit que certains aspects du projet de loi étaient réalisablesmais qu’il est allé trop loin en ce qui concerne les règles relatives à l’adéquation des fonds propres.

Avec les informations de Marjorie April

 
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