accusé d’avoir violé les jeunes filles de la famille

accusé d’avoir violé les jeunes filles de la famille
accusé d’avoir violé les jeunes filles de la famille

Deux semaines, quatre cas de viol. C’est avec ce calendrier chargé qu’a débuté, lundi 13 mai 2024, la première séance du tribunal correctionnel des Deux-Sèvres. Le premier accusé à affronter les cinq juges est un homme de 54 ans, apparemment sans antécédent. Électricien, père de deux enfants, il n’avait jamais eu affaire à la justice avant février 2022, lorsque les gendarmes sont venus l’interpeller après un événement qui allait tout déclencher.

Viol dans l’intimité d’une chambre d’enfant

Quelques mois plus tôt, en juin 2021, la fille de celle avec qui il est en couple depuis 2011, alors âgée de 16 ans, révélait à son surveillant de lycée des attouchements sexuels effectués par son beau-père, plusieurs fois par semaine. . “Elle m’a expliqué qu’il lui avait posé son pénis sur la tête, j’ai vite compris qu’il y avait plus que ça”, témoigne l’assistante pédagogique à la barre. Un constat est dressé par l’établissement et l’enquête commence.

L’histoire émerge au sein du cercle familial, qui habite dans le Nord-Deux-Sèvres, et la première plainte est suivie d’une seconde, de la propre fille du suspect, née en 2004, puis d’une troisième arrivée cette fois d’une de ses nièces par mariage. « Tout au long des auditions des différents protagonistes, le résultat a été que les trois jeunes femmes, mineures au moment des faits, ont toutes indiqué avoir été violées », résume la présidente du tribunal, Delphine Roudière.

Les trois victimes, aujourd’hui jeunes adultes, étaient présentes à l’audience mais celle-ci était loin d’être terminée. Assis côte à côte, ils se tiennent la main, pleurant parfois lorsque certains mots sont prononcés. Invitée à s’exprimer, la belle-fille préfère décliner. Pour tout le monde, le stress post-traumatique est immense.

Les actions se sont déroulées sur une période de dix ans. “Sa belle-fille dit en avoir souffert dès l’âge de 6 ans, lorsque l’accusé et sa mère ont emménagé ensemble”, poursuit le président. “C’était un peu plus tard” l’accusé croit s’en souvenir, au début de son interrogatoire par le tribunal. Il a été le premier et sera aussi le dernier à prendre la parole au premier jour d’un procès qui s’achèvera mercredi. D’abord pour parler de sa vie, « une enfance normale et sans incident ». Ses proches le décrivent comme discret, peu sociable, sans véritables amis.

Mais s’il raconte son histoire avec une certaine aisance vocale, tout change lorsque le président lui pose cette question. « Quand et avec qui ont commencé les actes sexuels ? » Son visage se ferme, il cherche ses mots. “Je n’arrive pas à comprendre…” Il avait reconnu une partie des faits lors de sa garde à vue, mais il a affirmé « évolué » après deux ans passés à la maison d’arrêt de Niort, et prend désormais en charge tout.

Sa langue se délie et il commence à décrire son mode opératoire, plus ou moins le même pour chaque victime. « Je suis monté dans leur chambre le soir, j’ai fermé la porte à clé. Au début c’était des massages, puis ça a dégénéré… » Il évoque le cunnilingus, la fellation, la pénétration digitale sans aucun consentement, ou encore les relations sexuelles avec sa belle-fille. «Je savais que ce que je faisais n’était pas bien, je cherchais le plaisir. »

Les mots sont terribles. Sa fille et sa belle-fille ne supportent pas de l’écouter et préfèrent quitter la pièce un instant avant de rentrer. «J’ai compris que je les avais détruits. Je suis un magnifique déchet, un criminel. Ce que je crains le plus aujourd’hui, ce n’est pas la peine de prison, mais le regard des autres. J’ai besoin de comprendre qui je suis. » Le procureur général cherche à savoir s’il est capable de recommencer. « Non, j’en suis convaincu, aujourd’hui la peur prend le dessus. »

Mercredi, un verdict sera rendu à son sujet. Il risque jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.

 
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