L’Eurovision, “une opportunité à saisir”, pour le patron de la SSR

L’Eurovision, “une opportunité à saisir”, pour le patron de la SSR
L’Eurovision, “une opportunité à saisir”, pour le patron de la SSR

Pour Gilles Marchand, la Suisse doit saisir la chance de l’Eurovision 2025 pour briller à l’international. Un appel à candidatures sera lancé dans les prochains jours pour déterminer quelle ville pourra accueillir l’événement. Genève est déjà en lice, Zurich réfléchit à déposer un dossier, d’autres s’essayent.

Il faut se concentrer sur la production d’un grand spectacle mondial et le faire avec professionnalisme, précise M. Marchand, rappelant “que 180 millions de personnes suivent l’événement en direct, on ne peut pas les décevoir” (archives).

CLÉ DE VOÛTE

“Il faudra d’abord définir le lieu où se déroulera l’événement”, a souligné le directeur général de la SSR lundi sur la RTS. Cette localisation sera absolument déterminante pour toute la logistique et l’organisation et donc aussi pour toute la dimension financière de l’opération.

“Nous ne partons pas de zéro, c’est une coproduction entre le pays hôte et ceux de l’Union européenne de radiodiffusion (UER)”, souligne M. Marchand. Beaucoup de savoir-faire a déjà été acquis: «Nous nous appuyons sur une histoire et nous l’adapterons à la Suisse et à nos ressources».

Forte concurrence

Palexpo Genève a annoncé dimanche avoir déposé sa candidature. Le Palais des Congrès et des Expositions indique travailler “depuis plusieurs semaines” les autorités genevoises pour accueillir l’un des “plus importants événements télévisuels mondiaux”.

Lundi, c’est la ville de Zurich qui a indiqué étudier “avec une haute priorité” la possibilité de postuler. La RSS avait déjà contacté la ville avant la victoire de Nemo samedi. Les discussions vont désormais s’intensifier.

Bâle s’est également déclarée « prête », tandis que la directrice du salon agricole d’Olma, Christine Bolt, a indiqué qu’elle aimerait amener le concours à Saint-Gall. Selon elle, la nouvelle salle Olma, pouvant accueillir jusqu’à 12 000 personnes, serait un lieu idéal.

Réticence bernoise

En revanche, les villes de Lucerne et de Berne se montrent plus réticentes, en raison d’éventuelles collisions de dates. Et le canton de Berne, canton d’origine de Nemo, s’est montré critique. Le président du gouvernement cantonal, le PLR ​​Philippe Müller, a appelé l’Eurovision à “rester à l’écart de Berne”, jugeant la concurrence “corrompue jusqu’à l’essentiel”.

Des propos qui ont profondément irrité le bourgmestre socialiste de la Ville de Bienne Erich Fehr. “J’ai honte d’être Bernois, j’ai honte de notre président du gouvernement”, a-t-il déclaré. Pour M. Fehr, chacun est libre d’avoir son opinion, mais il s’attend à ce que le président du Conseil exécutif bernois félicite au moins d’abord Nemo.

Spécifications précises

Trente-six ans après sa dernière édition en Suisse, le Concours Eurovision de la chanson revient dans le pays où il a été inventé et organisé pour la première fois, en 1956 : « C’est peut-être le moment de le réajuster et de le recalibrer », explique un porte-parole contacté. par Keystone-ATS.

Il n’en reste pas moins que le cahier des charges est précis et dicté par l’UER, a précisé Gilles Marchand. « Il faut d’abord une disponibilité longue et large pour accueillir cet ensemble d’événements », explique-t-il. “On parle de 45 jours pour la salle qui accueille l’événement”.

Il faut ensuite des connexions extrêmement efficaces avec le reste du monde et une capacité hôtelière importante. Malmö a accueilli 100 000 visiteurs et 1 000 journalistes, rappelle le directeur général de la SSR.

Des logistiques très performantes sont indispensables, comme des dalles qui supportent des tonnages gigantesques, des systèmes pour fixer les immenses projecteurs ou tenir la scène. «Il existe peut-être quatre ou cinq systèmes de ce type en Suisse», dit-il en citant Genève et Zurich, «mais aussi à Bâle ou peut-être à Saint-Gall.»

180 millions de spectateurs

Il faut se concentrer sur la production d’un grand spectacle mondial et le faire avec professionnalisme, ajoute M. Marchand, rappelant “que 180 millions de personnes suivent l’événement en direct, on ne peut pas les décevoir”.

M. Marchand rappelle qu’il ne s’agit pas seulement du spectacle, mais aussi de « tout ce qui est à côté et pour cela il faut un engagement de la communauté ». Les bénéfices économiques, directs et indirects, « sont absolument gigantesques ».

Il y a aussi un enjeu national : la Suisse doit montrer sa capacité à organiser ce type d’événement international, c’est très important pour d’autres événements potentiels. Si la Suisse sait mobiliser et utiliser le CES, elle peut le transformer en quelque chose d’extrêmement positif pour son envergure et sa place sur la scène internationale, estime M. Marchand.

«L’Eurovision revient en Suisse, et la Suisse doit saisir cette opportunité non seulement pour briller à l’international mais aussi peut-être repenser un peu le concept», conclut M. Marchand.

ro, ats

 
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