à Paris, pas de cantine du 21 au 24 mai dans plusieurs centaines d’écoles

à Paris, pas de cantine du 21 au 24 mai dans plusieurs centaines d’écoles
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Des milliers de parents parisiens devront encore serrer les dents la semaine prochaine et revoir leur emploi du temps. La grève en cours des animateurs qui se poursuit depuis novembre prévoit une nouvelle mobilisation des personnels périscolaires du mardi 21 mai au vendredi 24 mai dans plusieurs centaines d’établissements de la capitale. Ainsi, les services interclasses et de cantine, entre 11h30 et 13h30, seront très impactés dans les écoles parisiennes la semaine prochaine.

Les derniers mouvements, organisés en novembre, décembre et janvier, avaient déjà été suivis par plus de 200 écoles sur les 630 que compte la capitale, rappelle dans un communiqué l’intersyndicale SUPAP-FSU/CFDT, à l’origine de l’appel. pour une grève. « Salaires insuffisants, insécurité massive, centaines de postes non pourvus, non-respect des tarifs légaux d’encadrement des enfants, non-respect des taux de qualification du personnel judiciaire, ça continue et ça ne peut pas continuer ! », s’indignent les syndicats.

Pour appuyer leurs propos, ces derniers ont partagé sur leur compte X une enquête « révélatrice », selon leurs mots, basée sur les réponses de 220 référents éducatifs de la ville (REV) qui confirmerait « l’urgence » de la situation. Parmi les chiffres révélateurs recueillis, on note notamment que 91 % des REV se disent insatisfaits de leurs conditions de travail et que 58 % des écoles comptent cinq intérimaires permanents ou plus dans l’interclasse.

Un rassemblement des professionnels concernés se tiendra également à 14 heures, jeudi 23 mai, sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris. Des dates de mobilisation qui ne sont pas choisies au hasard puisque le prochain Conseil de Paris se tiendra en même temps.

Malgré de petites avancées significatives ces derniers mois – quelques titularisations et la hausse des primes pour certains agents « très ciblés » – l’intersyndicale SUPAP-FSU/CFDT se dit insatisfaite des propositions faites par les élus Patrick Bloch (adjoint à la maire de Paris chargée de l’éducation) et Olivia Polski (adjointe à la maire de Paris chargée du dialogue social et de la qualité du service public) suite aux dernières semaines de grève.

Afin de « faire de l’exercice [leur] profession dans de bonnes conditions et pour garantir la sécurité des enfants”, la SUPAP-FSU et la CFDT, syndicats majoritaires dans les écoles, réclament entre autres la contractualisation de “milliers d’intérimaires”, une augmentation des rémunérations pour plus d’attractivité. du personnel dédié et formé pour l’hygiène corporelle des enfants en maternelle, la création de postes d’éducateurs spécialisés ou encore un nombre important d’animateurs permanents affectés aux brigades de remplacement pour compenser les absences.

« La Ville de Paris fait appel à des milliers d’intérimaires en contrat précaire dans ses écoles. Les animateurs sont constamment en sous-effectif, il n’y a plus de personnel pour s’occuper de l’hygiène des enfants et, là où 80 % des animateurs sont diplômés ou en formation, ils ne sont que 40 % », énumère déjà Nicolas Léger, co-secrétaire général de la SUPAP. -FSU, en janvier dernier, soulignant au passage la souffrance et l’épuisement des équipes.

Outre les revendications exprimées dans le communiqué, les syndicats souhaitent que les directeurs périscolaires passent en catégorie A et que les animateurs bénéficient de la prime REP/REP +.

 
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