L’Université de Genève porte plainte contre les occupants

L’Université de Genève porte plainte contre les occupants
Descriptive text here

Après presque une semaine d’occupation par des étudiants solidaires de Gaza, l’Université de Genève (Unige) a déposé une plainte pénale pour violation de domicile. L’annonce a été faite lundi après-midi, après que les occupants ont refusé de respecter un ultimatum lancé la veille.

Ce lundi, a eu lieu une rencontre entre la rectrice, Audrey Leuba, et plusieurs membres de la Coordination des étudiants palestiniens (CEP). Aucun terrain d’entente n’a été trouvé. « Elle n’était pas prête à entendre nos revendications et voulait seulement discuter des modalités pour rendre « légal » le mouvement de protestation. Mais remplacer l’occupation par un simple stand en journée n’est pas ce que nous souhaitons », rapporte Zora, porte-parole du CEP.

De son côté, la rectrice confie qu’elle “espérait sincèrement que cette proposition pourrait être acceptée et que la police n’aurait aucune raison d’intervenir”. Elle estime que « la montée en puissance du mouvement » ajoutée à « une présence marquée de personnes extérieures à l’Université » ne permet plus de « tolérer une manifestation qui n’offre plus les garanties nécessaires » en matière de sécurité de l’autre. d’une part, la poursuite des missions d’enseignement de l’établissement de l’autre. Audrey Leuba regrette également le choix des manifestants de maintenir leur banderole « Du fleuve à la mer », interprétée par certains comme la négation de l’État d’Israël.

« Ce soir, c’est probablement la fin de l’occupation, mais ce n’est pas la fin de notre mobilisation ! Nous sommes un mouvement pacifique, nous n’envisageons pas d’être évacués par la force. Quand cela deviendra critique, nous partirons », confie Zora. Le CEP craint également des répercussions académiques. “Le recteur s’est montré très intimidant et a refusé de nous confirmer qu’il n’y aurait pas de sanctions, ce qui était initialement prévu : pas de représailles ni de police.” Une réunion est prévue à 17 heures, suivie d’une assemblée générale à 20 heures pour décider de la suite.

Dimanche, le rectorat a indiqué au CEP qu’il ne tolérerait plus l’occupation de la salle Uni-Mail à partir de 20 heures. Mais rien n’a changé : les étudiants y ont passé la nuit, tandis que quelque 300 à 400 manifestants leur ont apporté leur soutien en se massant. devant l’Université toute la soirée, scandant des slogans tels que « Israël, sortez, la Palestine n’est pas à vous ! », « Sionistes, fascistes, vous êtes les terroristes ! ou « Libre, libre, Palestine ! »

Alors que l’occupation semble toucher à sa fin à Genève, le mouvement prend de l’ampleur dans le reste de la Suisse.

Anne Hiltpold veut une évacuation

Anne Hiltpold, conseillère d’Etat PLR chargée du Département de l’Instruction publique (DIP), s’est également exprimée sur le sujet. Elle juge qu’il est temps de mettre fin à l’occupation. “Elle considère que cette situation d’occupation illicite n’a que trop duré et doit cesser”, a déclaré lundi après-midi son porte-parole à la “Tribune de Genève”. Les locaux doivent être évacués. »

Il s’agit d’une position politique puisqu’en fait, la décision appartient au rectorat. En cas de dépôt de plainte, une procédure judiciaire est alors ouverte entre les mains du ministère public et de la police. Le Conseil d’État, c’est-à-dire la politique, n’est pas au courant.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV INSOLITE Cartes volées à « Pikachu » et ses amis données à des enfants malades
NEXT écoliers médiateurs au musée de Pontarlier