Il leur faut 10 000 euros pour redémarrer un char du Jour J

Il leur faut 10 000 euros pour redémarrer un char du Jour J
Descriptive text here

Il est un survivant du Débarquement et en porte encore les cicatrices. Le char Sherman, propriété de l’association villeneuvoise Military Vehicle Conservation Group (MVCG), est une pièce unique. Mais aujourd’hui, il reste figé. Si sa présence est demandée à de nombreuses reprises lors des commémorations, le char Sherman ne peut plus circuler de peur de briser l’asphalte avec ses chenilles en acier.

L’association MVCG souhaite donc installer des chenilles ou patins en caoutchouc, et ainsi pouvoir à nouveau le faire rouler lors de cérémonies ou d’expositions. « Aujourd’hui, pour le déplacer, même sur quelques centaines de mètres, il faut un camion avec remorque, ce qui coûte très cher. Du coup, nous ne le sortons que cinq à six fois par an, alors qu’il est très demandé », explique le président de l’association, Patrick Rebeyrol. La MVCG s’est donc inscrite au Budget Participatif Citoyen, lancé par le Département, pour tenter d’obtenir 10 000 euros de subvention : « 10 000 euros, ce n’est qu’un début… Il nous en faut 40 000 pour acquérir les deux chenilles. »

Un vœu pieux partagé par le trésorier de l’association, Gilbert Maugard. Ce dernier faisait partie de la première équipe, penché sur le chevet du char Shermann lorsque le MVCG l’a récupéré en 1990, sur une plage de Biscarosse : « Il est réapparu après la tempête, coincé dans le sable de la dune », raconte-t-il. il. L’armée l’utilisait depuis plusieurs années comme cible de ses avions. Alors laissez-le couler… Déjà en 1974, on ne voyait que sa tourelle. »

Trous d’obus visibles

Entre-temps, l’armée avait restitué la plage aux civils. « Nous avons donc dû dégager ce char de la dune. L’association était la seule, à l’époque, à proposer de le récupérer. » Il fallut trois semi-remorques et du matériel lourd pour dégager l’engin : « Elle fit son premier défilé à Villeneuve-sur-Lot, le 8 mai 1990, sur une remorque, encore complètement rouillée. »

L’année suivante, cinq d’entre eux s’employèrent à le restaurer afin qu’il puisse défiler en roulant sur ses chenilles. Le MVCG était alors la seule structure civile en France à posséder un char Sherman en bon état : « Depuis, d’autres associations ou même des particuliers en ont acquis, vendus par l’armée, et qui servaient souvent de pots de fleurs dans la caserne, précise Patrick Rebeyrol. La nôtre a une histoire. Il a fait le débarquement. » Un obus interrompt sa progression sur une plage de Provence, le 15 août 1944 : « Deux tirs de l’armée allemande l’atteignent. Le second a pénétré le blindage où se trouvaient l’équipage et le stock d’armes. Tout a pris feu», raconte Gilbert Maugard. Les trous d’obus sont encore visibles, tout comme les impacts des tirs des années où le char servait de cible à l’armée de l’air : « C’est intentionnel. Il n’était pas question d’effacer son histoire. »

Pour soutenir le projet qui porte le numéro 14, les votes sont ouverts jusqu’au samedi 18 mai minuit, sur https://www.initiativecitoyenne47.fr

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV SuperFrancoFête 2024 | Gims, Samian, le concert de la Francophonie et plus – Sorts-tu ? – Médias pour les sorties culturelles à Montréal et Québec – .
NEXT Les Coteaux du Luy sans pression avant la finale nationale du six dans le Val-d’Oise