Marion Maréchal dans le Tarn-et-Garonne, « La reconquête sera la surprise de ces élections, j’en suis sûre »

Marion Maréchal dans le Tarn-et-Garonne, « La reconquête sera la surprise de ces élections, j’en suis sûre »
Marion Maréchal dans le Tarn-et-Garonne, « La reconquête sera la surprise de ces élections, j’en suis sûre »

Marion Maréchal fait campagne dans les campagnes. La petite-fille de Jean-Marie Le Pen, fidèle alliée d’Eric Zemmour, mène la liste Reconquête aux élections européennes du 9 juin. L’ancienne députée du Vaucluse est en réunion publique ce mardi 14 mai à 19h30 à Albias (Tarn-et-Garonne) au nord-est de Montauban. Entretien.

France Bleu Occitanie : Vous avez choisi de venir en Tarn-et-Garonne, pourquoi ?

Marion Maréchal : « C’est un département pour lequel nous avons de grandes ambitions politiques et notamment celles de convaincre les derniers hésitants à droite, qui ont de fortes attentes à la fois dans la défense de l’identité française, mais aussi dans un programme économique de droite ambitieux et aussi dans la défense des valeurs et des traditions françaises.

Quels thèmes allez-vous aborder avec Albias ?

Nous allons parler d’entreprises pour lesquelles, typiquement, l’Union européenne a depuis des années l’habitude d’émettre régulièrement des tsunamis de contraintes, de contrôles et de normes qui pèsent sur notre compétitivité. On pourrait évidemment parler des questions agricoles et de ce Green Deal auquel nous souhaitons nous opposer et qui, là encore, est un ensemble de textes extrêmement contraignants pour des raisons dites écologiques et qui entraîneraient une baisse de la production agricole. On pourrait aussi parler de la question industrielle, l’Europe ouvre de manière irresponsable ses marchés à une concurrence déloyale. Et puis évidemment, c’est le thème prioritaire de ma campagne qui touche aussi bien Midi-Pyrénées que la France entière : comment l’Union européenne peut assurer une protection à nos frontières, face à l’afflux record de migrants qui a des conséquences très directes. sur l’importation de cultures étrangères et aussi évidemment sur la sécurité.

Cette question vous est familière mais c’est sans doute celle qui trouble le plus les électeurs : qu’est-ce qui différencie la Reconquête du RN ?

La différence est que Reconquête a à la fois la volonté d’agir mais aussi la capacité d’agir au Parlement européen. Ce n’est pas le cas de nos concurrents de droite. Les Républicains font partie de la majorité actuelle au Parlement, derrière Ursula von der Leyen, ils sont alliés aux socialistes et aux macronistes. Ils votent ensemble 80 % des textes, ils ne peuvent pas incarner cette nouvelle Europe à laquelle nous aspirons.

Quant au Rassemblement National, je vous rappelle qu’il est arrivé premier aux deux dernières élections européennes et qu’il n’a pas réussi à influencer la politique européenne car il fait partie d’un groupe isolé, marginalisé au Parlement. Il n’y a que le groupe conservateur (NDLR : le groupe CRE, qui comprend les Frères d’Italie, le parti postfasciste de Giorgia Meloni, et le parti d’extrême droite espagnol Vox) qui peut battre le groupe d’Emmanuel Macron, qui peut renverser la majorité pour la déplacer vers la droite et donc changer la politique européenne. Nous sommes un parti bien plus offensif que le RN sur les questions de réduction des dépenses de l’Etat, sur la question de la lutte contre les aides sociales, sur la baisse des impôts. Nous sommes plus engagés sur des sujets de société, par exemple l’opposition à GPA, les mères porteuses, un sujet sur lequel nous avons été très impliqués alors que le RN est plutôt en retrait.

Cela veut dire que si vous avez des élus au Parlement européen, vous ne formerez pas d’alliance, pas de groupe commun avec le RN ?

Il n’y a pas de voix perdues aux élections européennes puisqu’il s’agit d’un mode de vote particulier. Pour avoir des élus, il faut faire au moins 5 %, cela fait cinq élus, et puis 1 % fait un élu. Le vote européen est véritablement un vote de conviction. Nous ne sommes pas amenés à siéger dans le même groupe que le Rassemblement national car nous avons un certain nombre de divergences. Maintenant, ce que je dis, c’est que nous avons aussi, bien sûr, des choses en commun, et d’ailleurs je défends l’union des droits. Et évidemment, j’espère pouvoir demain au Parlement européen, travailler sur des votes communs avec le groupe RN pour défendre au mieux l’identité et les intérêts des Français.

Dans deux ans il y a les élections municipales. Y a-t-il votre marge de progression à Reconquête, le réseau territorial, en ayant des élus ?

Oui, Reconquest est là de manière durable, j’espère. Je suis convaincu que nous serons la surprise de cette élection européenne, et ensuite nous tenterons de transformer l’épreuve dans les territoires en travaillant en coalition partout où cela est possible, pour battre ceux qui sont aujourd’hui mes vrais adversaires : les élus macronistes, les élus. , des élus socialistes et des élus LFI évidemment d’extrême gauche. Et j’ajouterai même tous ces élus LR qui travaillent déjà actuellement sur les futures alliances qu’ils préparent avec la Macronie, car c’est malheureusement ce que fera la majorité d’entre eux au lendemain du 10 juin.

Vous êtes venu en 2022, avec Eric Zemmour, à Moissac rendre visite à votre ami Romain Lopez, le maire RN de la ville. Allez-vous clairement tenter de faire sortir Romain Lopez du Rassemblement national à la Reconquête ?

Romain, je le connais bien en effet, il a été mon collègue parlementaire et je pense qu’on peut dire aujourd’hui que c’est un excellent maire. Il ne s’agit donc pas de faire tomber des maires qui ont démontré leur efficacité. Il s’agit au contraire de pouvoir les soutenir, travailler avec eux et peut-être, pourquoi pas, enrichir votre future majorité de membres de Reconquête le moment venu. Mais nous en discuterons évidemment au lendemain des élections.»

La Reconquête a remporté 7% des voix lors du premier tour de l’élection présidentielle en 2022, 8% sur l’échelle occitane. Le parti n’a pas réussi à se transformer en tentative aux législatives (4,3%) et n’a pas de député. Sur sa liste européenne, on retrouve des personnalités comme l’ancien LR Guillaume Peltier, l’ancien RN Nicolas Bay, ou encore la compagne d’Eric Zemmour Sarah Knafo. Deux colistiers sont originaires de l’ex-Midi-Pyrénées, en poste inéligible : Cédric Torrens, directeur d’agence immobilière du Tarn-et-Garonne et professeur de harpe de Haute-Garonne, Dominique Piussan.

 
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