Quatre bébés balbuzards pêcheurs nés dans les Landes à la réserve du Marais d’Orx et visibles via une caméra

Quatre bébés balbuzards pêcheurs nés dans les Landes à la réserve du Marais d’Orx et visibles via une caméra
Quatre bébés balbuzards pêcheurs nés dans les Landes à la réserve du Marais d’Orx et visibles via une caméra

On les voit à peine, si petits, se tortiller au fond de ce grand nid. Quatre bébés balbuzards sont sortis ces derniers jours dans la réserve naturelle du marais d’Orx (Landes). L’équipe du site le sait car une caméra est installée au-dessus du nid depuis 2021. Un programme de réintroduction a été lancé pour cette espèce menacée en 2018. Et dans les Landes, cela porte ses fruits.

Selon l’endroit où vous regardez, vous aurez peut-être la chance de voir la maman, le papa, parfois les deux. Et parfois toute la famille. Ce couple de balbuzards pêcheurs, qui ont élu domicile ici en 2021, ainsi que leurs quatre poussins. Le plus âgé a une semaine, le plus jeune quelques jours. Surtout, n’oubliez pas d’allumer le son, vous pourrez entendre leurs gazouillis.

Douze naissances en quatre ans dans ce nid

Ces naissances ne sont pas les premières sur la réserve, c’est la quatrième année que le couple se reproduit. C’est malgré tout la fierté de Paul Lesclaux, ranger naturalisé à la réserve, alias « M. Balbuzards » : “Il y a très peu de couples parviennent à faire quatre œufs et ensuite faire fuir ces quatre petits. C’est donc en soi une grande victoire. Chaque pays connaît très peu de cas comme celui-ci.

Ici, nous voyons le couple de balbuzards pêcheurs dans le nid. Les petits sont sous leurs parents, au fond du nid.
Réserve naturelle du Marais d’Orx (capture d’écran)

Au total, en trois ans, huit bébés sont nés dans le Marais d’Orx (sans compter les quatre derniers arrivés). Ces naissances sont essentielles. “C’est une espèce philopatrique.” Paul Lesclaux explique : Les jeunes retournent là où ils sont nés, d’où ils s’envolèrent pour la première fois. C’est ce qui nous permet aujourd’hui de dénombrer plusieurs couples dans la réserve, et dans les Landes. Cela crée un léger écart par rapport au noyau de la population.

Il y a encore du travail

Un noyau assez exceptionnel en France. Il n’existe pas d’autres balbuzards pêcheurs dans le sud du pays (sauf en Corse). Il faut remonter en Indre-et-Loire pour retrouver les premiers. Exactement, il y en a encore trop peu en France avoue le ranger naturaliste : « Tant que la population nationale n’a pas atteint un nombre supérieur à 250 couples, on considérera toujours que l’espèce est classée vulnérable. Aujourd’hui, nous en sommes à une centaine de couples en France.

Il y a donc encore du travail à faire. De nombreux autres bébés seront nécessaires dans les Landes, et ailleurs. Attendre, ces quatre petits restent bien abrités, soignés par leur mère. Ils grandiront tranquillement dans ce bel endroit. Bercé par les vagues du marais. Vous pouvez également suivre leur progression grâce aux images des caméras diffusées en direct. sur ce lien.

 
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