ils veulent relancer le Parti radical dans l’Aude

ils veulent relancer le Parti radical dans l’Aude
ils veulent relancer le Parti radical dans l’Aude

Peu après leur élection comme président et secrétaire général du Parti Radical Audois, Philippe Besset et Gabriel Belloc ont présenté leurs projets à court et moyen terme pour l’Aude. Tout en ayant en ligne de mire les élections européennes et municipales, ils cherchent avant tout à « faire débat et produire des idées » en s’intéressant notamment à l’implication politique des jeunes.

Lorsqu’il est nommé délégué départemental du Parti radical dans l’Aude, en novembre 2022, Philippe Besset se sent relativement seul sur la scène politique. Depuis, une vingtaine de personnes l’ont rejoint, dont Lauréline Faure et Gabriel Belloc, nommés respectivement, au début du printemps, vice-président et secrétaire général du parti.

« C’est une vraie envie : s’appuyer sur des jeunes qui aiment leur département, qui ont envie de créer des choses et de s’impliquer dans la vie publique », note Philippe Besset. Gabriel Belloc complète : « J’ai des amis qui ont tenté de fuir Limoux, d’autres qui y sont restés par dépit… Même si nous avons une belle région attractive où nous avons tout pour bien vivre.

Un jeune dans chaque conseil municipal

Ce nouveau duo, qui entend relancer le Parti radical dans l’Aude, va encore plus loin. « Pour les élections municipales, nous visons qu’un jeune siège dans chacune des 433 communes du département », dit le président du parti. Une mission qui passe selon lui par la formation et la bonne volonté des élus. « Il y a des maires élus depuis de nombreuses années, qui peuvent apporter leur expertise et leur expérience à ces jeunes pour passer progressivement le flambeau. Ils ont quelque chose à transmettre.

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Et les chiffres de la dernière enquête Ipsos (avril 2024) annonçant un absentéisme de 68 % chez les 18-24 ans pour les Européens ne semblent pas les effrayer. « Au-delà des jeunes, il existe dans la société française une majorité silencieuse qui s’intéresse à la politique mais qui en a assez des réactions.dit Gabriel Belloc. Cette majorité est prête à s’impliquer, à nous de la rechercher, à nous de l’aider à se retrouver sur l’arc républicain, que ce soit parmi les jeunes ou les vieux.»

Quatre débats thématiques

Pour séduire les Audois, ou comme le dit Philippe Besset pour que le Parti radical remplisse son rôle de « phare qui éclaire le chemin vers la République », les militants misent sur l’échange. Quatre débats thématiques, en présence d’experts pour chaque domaine, sont déjà prévus : l’armée, l’eau, l’énergie et le financement de l’aide pour le 4e âge. “Il y aura d’autres sujets, je pense notamment à la santé ou à l’écologie, mais ça sera dans une deuxième phase”précise celui qui est également président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France.

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Et si une campagne locale pour les élections européennes paraît délicate au vu de la récente refondation du parti, les deux militants sont clairs : « Le Parti Radical veut plus d’Europe » et cherche à « se mobiliser autour de ces élections ». “En fonction du vote et des alliances qui se nouent, nous risquons de tomber dans un euroscepticisme extrême, alors même que l’Union européenne est essentielle dans notre réalité démocratique.”

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Renouer avec la majorité silencieuse

Un principe d’alliance que le président du Parti radical audois compte appliquer à l’ensemble du département. “L’offre des partis qui critiquent les autres est vaste, ça ne nous intéresse pasil note. Nous voulons proposer des alternatives concrètes, qui naîtront des débats, des échanges d’idées avec tous ceux qui composent l’arc républicain français.» C’est là que réside pour lui l’enjeu des élections municipales : échanger, dialoguer, comprendre le vote des Français en faveur des extrêmes.. « Dès qu’on a une idée positive, qui va aider la région, il faut l’exprimer, la partager, la diffuser. Le citoyen doit prendre en charge les affaires publiques », invite Gabriel Belloc. Cherchant à rassembler toutes les bonnes volontés, tous deux misent sur un Parti radical audois de 200 adhérents en 2025.

 
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