Georges Delmas, gendarme, résistant du Lot, résistant de la Haute-Marne

Georges Delmas, gendarme, résistant du Lot, résistant de la Haute-Marne
Georges Delmas, gendarme, résistant du Lot, résistant de la Haute-Marne

HISTOIRE. C’est le 17 mai 2024, en présence de l’ancienne ministre Michèle Alliot-Marie, que la nouvelle caserne du groupement de gendarmerie départementale portera officiellement le nom de Georges Delmas. Un grand résistant qui passa six ans à Chaumont.

Lorsqu’il arrive à Chaumont en 1936, c’est avec les toutes nouvelles galons de chef d’escadron (commandant). Originaire du Sud-Ouest (il est né à Cahors en 1890), Georges Delmas est venu tout droit de cette région où il commandait les gendarmes de Villeneuve-sur-Lot. Auparavant, ce fils d’agriculteur a été précédé d’un incroyable parcours de militaire, commençant comme simple pompier en 1911, mais terminant la guerre de 14-18 avec le grade de capitaine intérimaire (à 27 ans), de multiples blessures et la Légion. d’honneur.

Grand militaire, le Cadurcien est aussi un grand patriote. C’est une chose que - collaborationniste haut-marnaise ne soupçonnera pas. LE ” amical “ Le patron de la compagnie de gendarmerie de la Haute-Marne, qui s’était illustré en juin 1940 lors des combats de Gray, était en effet en contact, depuis Chaumont, avec un redoutable service de renseignement, Kléber.

L’un des premiers

Si Kléber était dirigé par des officiers français stationnés à Vichy, son action clandestine était résolument centrée sur la lutte contre l’armée d’occupation. Compter, parmi ses agents ou contacts, des représentants des autorités officielles civiles et militaires du département – ​​Delmas, mais aussi le préfet, ou encore le commissaire de police de Chaumont, Armand Charrié – sera un atout indéniable pour les deux résistants. combattants auxquels succèdent à la tête du réseau Marcel Choupot et Pierre Johnson.

Le commandant Delmas resta à Chaumont près de six ans. En mars 1942, le quotidien Le Petit Champenois regretté le départ de cet officier « atteint la limite d’âge ». Retraite ? Bien sûr que non! Tout en occupant alors un poste officiel lui servant de couverture à Toulouse, le fougueux Delmas s’investira corps et âme dans la Résistance dans son département bien-aimé du Lot, sous le nom de « Colonel Drouot ». C’est à Cahors qu’il meurt en 1967, à l’âge de 77 ans.

LF

 
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