VIDÉO. Le Solex rassemble ce groupe d’amis ornais

Par

Maryline Troquet

Publié le 11 mai 2024 à 19h36

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La douzaine Solex en déplacement dans le pays d’Argentan (Orne) depuis Urou, à Gouffern-en-Auge, n’est pas passé inaperçu dimanche 28 avril 2024.

Ce groupe d’amis et copines Il s’agit de sa troisième version et de la première de l’année. « Nous y allons étape par étape. Le premier, nous devions faire 5 km, maintenant nous en faisons 10.

Cet été, nous allons essayer de faire une marche de 20 km », explique Vincent, responsable désigné du groupe.

Ils prospèrent grâce à la « camaraderie »

Comme lui, Christian, Fernand, les deux Gérard, Isabelle, Jean-Claude, Loulou… sont tous connus localement ; ils sont horticulteurs, Les agriculteursemployé municipal, ont fait carrière dans le secteur devoiture… sont actifs ou retraités.

Tout le monde prospère grâce à la « camaraderie ». Tout est bon pour se retrouver. A l’origine, c’était surtout le vieux tracteurs et le véhicules de collection qui nous a réunis il y a plus de 15 ans.

Les Solex en mémoire de leur amie Lulu, de Merlerault

Loulou, Gérard et Fernand. ©Maryline Troquet

« Le Solex a démarré il y a deux ans. Une amie collectionneuse, Lulu, de Merlerault, est décédée. Il en avait plein. On s’est dit qu’en mémoire de lui, on achèterait un Solex.

J’ai acheté le premier, Loulou en a acheté un, Fernand a dit que j’en achète un aussi, et puis Gérard, Isabelle… ». Aujourd’hui, ils en ont entre un et cinq chacun.

« Le poids du moteur est à l’avant, on chasse vite… »

Vincent, sur le plus vieux Solex, des années 50 et le bidon de Solexine sur la roue avant. ©CP

« Les premiers Solex sont sortis à la fin des années 40 et les derniers au début des années 80. Ils avaient un nom selon les années. Vincent possède le plus ancien, « un 330, il date de 1955 ».

La conduite est assez technique, le poids du moteur est à l’avant, on poursuit vite. Sur les anciens modèles, il n’y a pas d’embrayage. Pour arrêter, il faut arrêter le moteur et le redémarrer pour redémarrer. Sur celui de 1955, pour freiner, il faut rétropédaler sur la roue arrière.

Vincent, passionné de Solex

« On n’est jamais sûr d’atteindre l’objectif… »

Départ d’Urou-et-Crennes pour 10 kilomètres jusqu’à Almenêches. ©Maryline TROQUET

Ils planifient un voiture à balai, car les pannes ne sont pas rares. « On n’est jamais sûr d’atteindre l’objectif… », s’amuse Loulou. « On en a connu qui faisaient 500 m et revenaient au départ… » témoigne Isabelle.

Offert à l’usine Solex après un an de contrat

Jean-Claude, avec les gants obligatoires.
Jean-Claude, avec les gants obligatoires. ©Maryline Troquet

Fabienne fut peut-être la première à en posséder une. « J’ai récupéré celui que mon père avait reçu de Solex, il y a une trentaine d’années. » Elle ne l’a plus, mais il est resté dans sa famille.

L’Usine Solex d’Argentan (qui deviendra Magneti-Marelli, puis Marelli, fermée début 2024) fabrique ensuite des carburateurs pour la marque.

Un client embauché en 1974 me racontait qu’à l’époque, les salariés, après un an de contrat, recevaient un Solex.

Vincent

Il évoque, dans les années 1970, le modèle 3800 qui coûtait 373 francs. “L’idée, c’était 1 F par jour à crédit, pendant un an.” Ce qui équivaudrait à environ 500 € en 2024.

Aujourd’hui, « on peut les trouver entre 600 et 800 € ».

“Nous utilisons des pièces d’origine”

Le début est un peu hésitant.
Le début est un peu hésitant. ©Maryline Troquet

Ils trouvent encore des pièces. « Avant les années 1960, ils étaient spécifiques. C’est plus facile après.»

Ils insistent : « nous sommes des puristes, nous ne les trafiquons pas. On met des pièces d’origine, des accessoires, des sacs, du Coucou (la cloche dont le son ressemble à celui d’un coucou et qui a une place pour une ampoule de rechange).

Certaines sont équipées de porte-bouteilles et de canettes d’origine (Vincent’s a conservé l’étiquette de consigne 4,5 F) de Solexine « un mélange à 6 % ».

Avec une consommation de « un litre aux 100 km, en moyenne, ça dépend du poids du bonhomme… ». Et une vitesse pouvant atteindre 25 à 30 km/h.

On dirait Maria Bodin

Fernand (à gauche) enfile son
Fernand (à gauche) enfile ses « nouvelles » lunettes. « Avec ça, pouvez-vous voir clairement… ? », rigole Loulou (à droite). ” Non… ! », s’amuse Fernand. ©Maryline Troquet

Quant aux casques, « ils sont homologués, mais… vintage ».

Fernand enfile ses lunettes de rechange « J’ai cassé les miennes il y a huit jours ».

« Avec ça, pouvez-vous voir clairement… ? », rigole Loulou. « Non… » Fernand rit.

« Il n’en a pas besoin, il suit la ligne blanche et puis c’est bon… », poursuit Vincent.

Ils se moquent de leur look Maria Bodin.

« Nous avons été arrêtés une fois par les gendarmes, ils nous ont seulement reproché le manque de gants. Alors maintenant, nous enfilons notre veste et nos gants.

Le contrôle technique, « on n’en veut pas ».

Un petit rappel avant de commencer.
Un petit rappel avant de commencer. ©Maryline TROQUET

La législation change. “Aujourd’hui, on nous demande de les enregistrer.”

Le contrôle technique des deux roues devient obligatoire.

On ne sait toujours pas ce qu’on va nous demander. Mais nous n’en voulons pas. On ne va pas débourser 50€ pour vérifier 4 plaquettes de frein, l’état des pneus et la lampe ! « .

Cela les agace, mais il en faut plus pour ternir leur bonne humeur.

Un restaurant ou un pique-nique à midi

Les Solex et leurs pilotes à leur arrivée à Almenêches, pour un repas au Bistrot de Fernand.
Les Solex et leurs pilotes à leur arrivée à Almenêches, pour un repas au Bistrot de Fernand. ©CP

Ils tentent de commencer la journée par un copieux déjeuner chez l’un ou l’autre, « pour se donner de l’énergie pour pédaler… car un Solex est une moto.

La première sortie que nous avons faite, c’était lors des 24 Heures, donc nous avons fait un départ arrêté comme au Mans… », les machines s’alignaient d’un côté de la route, les pilotes de l’autre qui « décollaient au point de départ.

Après, « on fait 8 à 10 km pour ne pas perdre les jambes… A l’heure du déjeuner, on trouve un restaurant. Ou un endroit pour pique-niquer. Nous avons mis des bottes de paille, une nappe, comme le 23 août lorsque nous sommes allés au moulin de Tercei, près d’un bief de l’Orne, où nous pêchions des écrevisses.

Avec les averses prévues pour ce dernier dimanche d’avril, ils ont préféré la sécurité du Bistrot de Fernand, à Almenêches. Les conjoints sont là, et les accompagnent à vélo, électriques ou non, ou en voiture.

Au programme de l’après-midi, visite des nids de cigognes repérés par Christian à Tercei et Juvigny-sur-Orne, histoire de reprendre du bon temps dans la campagne environnante.

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