la bascule entre l’éolien et le photovoltaïque confirmée par la première cartographie départementale

la bascule entre l’éolien et le photovoltaïque confirmée par la première cartographie départementale
la bascule entre l’éolien et le photovoltaïque confirmée par la première cartographie départementale

Le 15 avril, la préfecture a publié la première carte qui recense les zones d’accélération des énergies renouvelables votées par 72 communes. Un document qui confirme que l’éolien n’a décidément plus le vent en poupe… contrairement au photovoltaïque qui est en plein essor.

Depuis le 1euh Juillet 2023, les communes audoises ont dû travailler en gardant en tête l’échéance du 31 janvier 2024 : date butoir donnée pour délibérer en conseil municipal sur les zones d’accélération d’implantation d’installations terrestres de production d’énergies renouvelables (EnR). Des superficies imposées par la loi « accélération de la production d’énergies renouvelables » (APER), adoptée en mars 2023. C’est finalement au 15 mars 2024 que la préfecture de l’Aude a reporté la « date limite ».

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De quoi bénéficier encore un peu plus du soutien apporté par l’État et par le syndicat de l’Aude de l’énergie et du numérique (Syaden), venu en renfort pour accompagner les collectivités : avec deux webinaires, un questionnaire permettant de nouveaux projets en devenir, ceux en cours de développement. ou pas encore construit, Syaden a accompagné plus de 50 communes. A l’arrivée, un arrêté préfectoral en date du 15 avril 2024, accompagné d’une carte et de cinq pages d’annexe recensant les 263 zones d’accélération pour les 72 communes ayant participé au jeu, avec 114 millions de m2 recensés, soit 11 400 hectares.

87% des zones d’accélération sont orientées vers le photovoltaïque.
Infographie L’Indépendant – Infographie L’Indépendant

Aujourd’hui, l’éolien n’est pas une énergie que les municipalités souhaitent voir développée

Un document qui confirme la tendance évidente, et le règne annoncé du photovoltaïque : 87% des zones proposées concernent ainsi le photovoltaïque, au sol, sur ombrages, en toitures ou en agrivoltaïque. Et avec les limites imposées aux projets éoliens pour préserver notamment la biodiversité, il ne reste que neuf zones. Une tendance confirmée par le directeur adjoint de la DDTM, Xavier Piolin : « Dans l’éolien, le développement est davantage axé sur le renforcement des sites déjà existants (repowering, NDLR). Aujourd’hui, ce n’est pas une énergie que les communes souhaitent voir se développer.»

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Un glissement confirmé par l’évolution de la production d’énergies renouvelables à l’échelle départementale : entre 2022 et 2023, selon l’Observatoire français de la transition énergétique (Enedis), le nombre d’installations éoliennes a augmenté de 2 % (de 53 à 54), lorsque les sites photovoltaïques a bondi de 33 % (de 7 471 à 9 930) ; tendance confirmée en termes de puissance installée, avec +13% pour le photovoltaïque (de 322 à 324 MW) et +2% pour l’éolien (465 à 484 MW).

Les retards s’accumulent dans tout le pays

Le 2 avril 2024, dans une missive cinglante, la présidente du Haut Conseil pour le climat, la climatologue Corinne Le Querré, rappelait au Premier ministre Gabriel Attal ses fonctions, soulignant « qu’après plusieurs consultations et débats, ni la loi de programmation énergie et climat, ni la stratégie française énergie et climat, ni la 3e Stratégie nationale bas carbone, ni le 3e Plan national d’adaptation au changement climatique, ni le 3e Plan pluriannuel de programmation de l’énergie. (PPE) n’ont pas été formellement adoptés, malgré les obligations législatives ». Documents « essentiel pour guider l’action climatique à long terme ». La PPE, attendue en 2023 après un débat parlementaire, sera finalement fixée par décret d’ici fin 2024. De quoi renforcer l’idée de « Dérive du calendrier » évoquée par Corinne Le Querré. Rappelant que la PPE fixe simplement les objectifs d’électricité et de production des différentes filières renouvelables à l’horizon 2030 et 2035. Des jalons posés sans oublier qu’en 2020, la France était le seul pays de l’UE à n’avoir pas atteint la part attendue des énergies renouvelables dans son consommation (19,3 pour 23%). Fin 2023, la France disposait de 22,3 gigawatts d’énergies renouvelables connectés… pour un objectif de 24,1 GW.

 
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