Une forêt nourricière prend racine en milieu scolaire

Une forêt nourricière prend racine en milieu scolaire
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Le directeur de l’école Paul-Germain-Ostiguy reconnaît d’emblée que le travail est considérable. Serge Gobat nous a invités sur le terrain pour admirer les résultats d’une première plantation réalisée vendredi dernier par environ 200 étudiants. Sans oublier la généreuse contribution du personnel de l’école et de la responsable du site, Isabelle Deland.

A terme, le terrain de 2 500 mètres carrés, auparavant engazonné et inutilisé, serait aménagé en forêt vivrière comprenant une cinquantaine de variétés de plantes, arbres et arbustes. Les visiteurs retrouveront notamment les senteurs de lavande, de fines herbes (ciboulette, thym, menthe…) et de plantations fruitières (pommes, fraises, myrtilles, prunes). Le projet devrait être conclu l’année prochaine, selon l’estimation du directeur de l’école.

« L’éco-responsabilité est le mot d’ordre ! Les allées ont toutes été creusées par les élèves pour y déposer du paillis fabriqué à partir de matériaux recyclables. Au lieu de l’herbe, le trèfle blanc sera planté dans les zones sans plantation. Ensuite, nous souhaitons installer des nichoirs, des affiches explicatives et des dalles de béton pour transformer le lieu en salle de classe extérieure », explique Serge Gobat.

Ce dernier juge que le site, destiné aussi bien aux étudiants qu’au grand public, pourra accueillir environ 1000 plantes en tout genre. Ils devraient arriver à maturité au cours des cinq prochaines années pour accueillir et nourrir la faune. Les citoyens pourront en apprendre davantage sur le projet grâce à un grand tableau explicatif qui sera affiché à l’entrée.

« Nous aimerions également installer une plaque pour nommer toutes les personnes qui y ont contribué. »

— Serge Gobat

En ce sens, le directeur s’est dit impressionné par l’élan de générosité de la communauté. Une entreprise locale s’est portée volontaire pour défricher l’herbe et préparer le terrain pour la plantation. Un groupe de citoyens a également offert des plantes vivaces et des arbres qui ont été plantés par les étudiants vendredi dernier.

« On retrouve des poteaux en bordure du terrain. Ils sont vraiment horribles ! Nous aimerions trouver un artiste qui serait capable de les transformer pour en faire des œuvres d’art associées à notre forêt nourricière », suggère le réalisateur.

Sensibilisation à l’environnement

Les projets environnementaux se multiplient clairement à l’école secondaire Saint-Césaire. Pour le plus grand plaisir de la biodiversité, de la faune, des élèves et du personnel scolaire, qui profitent tous d’un environnement plus sain. Nous avons déjà planté 135 arbres et arbustes pour reverdir les abords de l’école et remplacer les frênes rongés par le foreur.

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Serge Gobat est accompagné d’Isabelle Deland, la responsable du fabuleux projet. (Stéphane Champagne/La Voix de l’Est)

« Je suis directeur depuis environ neuf ans et, durant les six premiers, je visitais les classes en début d’année pour parler d’environnement. J’ai finalement réalisé que l’impact n’était pas très grand. Nous avons donc fait un changement en déposant notre candidature pour obtenir le soutien d’un organisme », explique Serge Gobat.

L’organisme en question est le Lab 22. Son équipe est présente pour interpeller la population, et plus particulièrement les jeunes, sur diverses problématiques sociales et environnementales dans le but de développer avec elles « des réponses innovantes visant à générer des transformations positives et durables pour les communautés ». .

« Et nous avons été sélectionnés ! Nous travaillons ensemble depuis trois ans. Une collaboration qui a permis de développer les projets. L’idée initiale était de vert, de vert et de vert encore. »

— Serge Gobat

Avec l’aide de l’organisation, l’école a élaboré un plan quinquennal pour coucher ses ambitions sur papier. Limitée à ses balbutiements, la collaboration prend véritablement son essor l’année suivante. Le personnel de l’école a invité tous les élèves en organisant des sorties dans la nature. Dans un cadre pédagogique, ils ont notamment admiré les rivières et les forêts.

Des conférenciers ont également visité l’école et des groupes scolaires, dont le comédien Emmanuel Bilodeau et le musicien Jérôme Dupras. Ce dernier est surtout connu comme membre des Cowboys Fringants. Peu de gens savent qu’il est également chercheur en environnement. L’expert travaille à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

« Il est venu nous parler d’environnement recherches et chiffres à l’appui. Un vulgarisateur hors pair ! On pouvait entendre une épingle tomber dans la pièce. Puis il a joué un morceau de musique. Certains élèves ont également interprété quelques pièces des Cowboys Fringants.

Autre chantier d’envergure : le tri sélectif des déchets. L’école dispose d’îlots avec trois conteneurs différents. Poubelles pour déchets, cartons et papiers, ainsi que plastique et autres matériaux.

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La future forêt vivrière s’étendra sur un terrain de 2 500 mètres carrés. (Stéphane Champagne/La Voix de l’Est)

A noter que l’équipe du Lab 22 s’est déplacée pour réaliser un diagnostic environnemental complet pour l’établissement public. Il s’agissait de l’empreinte écologique, notamment liée aux déchets et à la consommation. Il est annoncé qu’un deuxième exercice a eu lieu récemment. Une fois ses résultats compilés, dans quelques jours, la plus récente étude permettra de comparer et de confirmer les avancées.

« Les projets avancent bien. Nous informons les étudiants et nous les impliquons. Grâce aux efforts de tous, nous devrions terminer la plantation de la forêt et du trèfle cette année. Il ne restera que les éléments restants, notamment les dalles de béton », conclut Serge Gobat, visiblement fier de ses jeunes pouces verts.

 
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