Création d’un comité pour les demandeurs d’asile

Création d’un comité pour les demandeurs d’asile
Création d’un comité pour les demandeurs d’asile

(Montréal) La ministre de l’Immigration du Québec, Christine Fréchette, s’est dite satisfaite de la rencontre des ministres du gouvernement fédéral et des différents gouvernements provinciaux, vendredi à Montréal, au cours de laquelle il a été convenu de créer un comité de travail qui se penchera sur une meilleure répartition des réfugiés. demandeurs d’asile dans le pays.


Publié à 8h19

Mis à jour à 18h52

Stéphane Blais

- Canadienne

La ministre Fréchette a invité ses homologues des autres provinces ainsi que le ministre fédéral de l’Immigration, Marc Miller, à un sommet sur l’immigration pour discuter des moyens de faire face à la pression liée à l’augmentation du nombre d’immigrants et de résidents temporaires. au Canada.

« Les discussions sont véritablement à la satisfaction du gouvernement du Québec » et les ministres « ont reconnu que le Québec et l’Ontario subissent des pressions disproportionnées liées aux demandeurs d’asile », a indiqué la ministre québécoise à la sortie de la réunion.

Un comité de travail

Les ministres ont convenu de créer un comité de travail qui tentera de trouver « un moyen de mieux coordonner le flux de demandeurs d’asile dans tout le Canada et aussi de s’assurer que des ressources soient disponibles », a expliqué le ministre.

Christine Fréchette a qualifié les discussions d’« avancées importantes » qu’elle aurait eu du mal à imaginer « il y a deux mois ».

Après la rencontre, le ministre fédéral Marc Miller a indiqué « que le consensus autour de la table était que le statu quo était inacceptable » et que certaines provinces « ont levé la main » pour accueillir une plus grande part de demandeurs d’asile.

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PHOTO SPENCER COLBY, ARCHIVES DE - CANADIENNE

Marc Miller

«C’est une bonne chose, c’est le signe d’une nation en bonne santé, mais c’est aussi le signe qu’il y a encore du travail à faire», a ajouté le ministre de l’Immigration.

Marc Miller a également souligné qu’« il faut le consentement de quelqu’un pour être déplacé, donc nous devons le traiter de manière humanitaire et c’est ce que nous allons faire, d’où la nécessité de travailler ensemble ».

En début de soirée, le Bloc québécois a tenu à réagir à l’annonce d’un comité de travail.

«Si nous pouvons être satisfaits de ce pas en avant obtenu grâce à notre insistance, nous continuerons d’être très vigilants pour que les exigences du Québec, fondées sur les besoins et la nécessité, soient respectées», écrit le député Alexis Brunelle-Duceppe.

«Le mandat de la table de consultation annoncé par le ministre Marc Miller semble imprécis et nous n’avons aucune garantie pour l’instant que la capacité d’accueil du Québec sera respectée» et «il est également impératif que le Québec soit remboursé par le gouvernement fédéral pour l’accueil des demandeurs d’asile», a ajouté le député du Bloc.

Une situation intenable selon Québec

Selon le ministère de l’Immigration du Québec, depuis 2017, la province a accueilli plus de 230 000 demandeurs d’asile, représentant 50,7 % de tous les demandeurs d’asile arrivant au Canada alors que le Québec ne représente que 22 % du poids démographique du Canada.

Même si certains de ces demandeurs ne restent pas au Québec et s’établiront dans une autre province, la situation accentue la crise du logement et exerce une pression énorme sur les services publics selon le premier ministre François Legault qui a effectué plusieurs sorties à cette période. sujet au cours des derniers mois.

Réduire le nombre de résidents temporaires

La rencontre de vendredi était la première du ministre fédéral de l’Immigration avec ses homologues provinciaux et territoriaux depuis qu’il a annoncé un plan sans précédent visant à limiter le nombre de nouveaux résidents temporaires.

L’objectif est de freiner la croissance rapide de la population canadienne en réduisant le nombre de résidents temporaires. Si ce groupe représentait 6,2% de la population en 2023, l’objectif est que cette proportion soit limitée à 5% au cours des trois prochaines années.

Les nouvelles cibles seront mises en place au cours de l’été, une fois que les provinces et les territoires auront eu l’occasion de formuler des commentaires sur la question.

En janvier, le ministre Miller a annoncé son intention de réduire le nombre d’étudiants internationaux en plafonnant les nouvelles admissions pendant deux ans.

Ottawa tente également d’accélérer le traitement des demandes d’asile. Dans le récent budget fédéral, les libéraux ont également prévu des mesures législatives visant à accélérer le processus d’expulsion lorsque ces demandes sont refusées.

 
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