le Conseil d’Etat rejette la demande de suspension du Lakou-LKP

le Conseil d’Etat rejette la demande de suspension du Lakou-LKP
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Le Conseil d’État et le tribunal administratif de Guadeloupe sont au diapason, quant au bien-fondé du couvre-feu instauré à Pointe-à-Pitre et aux Abymes, visant les mineurs. Les deux autorités ont à leur tour rejeté la demande de suspension du Lakou-LKP.

Le couvre-feu pour les moins de 18 ans restera appliqué dans les rues de Pointe-à-Pitre et des Abymes, la nuit, de 20h00 à 5h00, au moins jusqu’au 22 mai 2024 ; il peut même être renouvelé, comme l’a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, lors de sa visite ministérielle en Guadeloupe en avril dernier.

En effet, le Conseil d’Etat a confirmé, ce vendredi 10 mai 2024, l’ordonnance du Tribunal administratif de Guadeloupe, rejetant la requête de l’association Le Lakou-LKP contre l’arrêté préfectoral établissant cette mesure de lutte contre la délinquance juvénile.

A Basse-Terre, le 25 avril, le magistrat a estimé qu’il y avait «aucune atteinte à la liberté fondamentale d’aller et venir des mineurs et que l’arrêté attaqué était nécessaire, adapté et proportionné compte tenu des chiffres de la délinquance juvénile, en nette augmentation dans les quartiers concernés, notamment entre 20 heures et 5 heures du matin, où plus de 40% des actes de violences commis par des mineurs sont commis« .

Le couvre-feu est entré en vigueur le 22 avril. Ses détracteurs parlent de mesure liberticide ; ils dénoncent son aspect purement répressif, sans déploiement d’outils d’accompagnement des mineurs, notamment en termes d’éducation et d’insertion.

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