réduisez plutôt la taxe provinciale, disent les députés fédéraux

Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard souhaite qu’Ottawa réduise sa taxe sur le carbone. Les quatre députés fédéraux de la province proposent plutôt à Dennis King de réduire sa propre taxe sur l’essence.

Si vous craignez que les prix de l’essence soient abordables, nous pensons respectueusement que vous avez choisi la mauvaise taxe..

C’est ce qu’ont écrit les députés libéraux dans une lettre adressée au premier ministre le 15 avril et récemment publiée sur les réseaux sociaux.

En mars dernier, Dennis King a envoyé une lettre au premier ministre Justin Trudeau lui demandant de suspendre l’augmentation de la taxe sur le carbone, entrée en vigueur le 1er avril.

Le premier ministre de l’île, Dennis King, a envoyé une lettre à Justin Trudeau lui demandant de suspendre l’augmentation de la taxe carbone sur l’essence. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

De nombreux habitants de l’île sont confrontés à de graves problèmes financiersil a écrit dans sa lettre. Le coût croissant de l’essence et du diesel fait continuellement grimper le prix des biens, des services et de la nourriture pour les résidents de l’île.

Justin Trudeau a répondu par écrit aux premiers ministres provinciaux qui demandaient la suspension de l’augmentation que son gouvernement était prêt à travailler avec eux pour établir leurs propres plans de tarification du carbone, à condition qu’ils atteignent ou dépassent les objectifs nationaux en matière de carbone. réduction des émissions.

Les députés fédéraux estiment que l’île peut réduire ses impôts

Dans leur lettre, les quatre députés libéraux fédéraux de l’île, Sean Casey, Lawrence MacAulay, Heath MacDonald et Robert J. Morrissey, ciblent la taxe provinciale sur l’essence.

Comme vous le savez, la taxe provinciale sur l’essence de 8,5 cents le litre n’est pas remboursée aux résidents de l’Île. Y a-t-il une raison pour laquelle cette taxe n’a pas été suspendueécrivent les députés.

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Heath MacDonald, député de Malpeque.

Photo : (Tony Davis/CBC)

Le député de Malpeque, Heath MacDonald, souligne que d’autres provinces ont accordé aux résidents un sursis concernant les taxes provinciales sur l’essence.

L’Île-du-Prince-Édouard pourrait faire de même. Il s’agit d’un ajustement que la province a la possibilité de réduire. Si elle le voulait, elle pourrait le faireil a dit.

Quatre taxes différentes s’appliquent aux prix des carburants à l’Île-du-Prince-Édouard : la taxe fédérale, une taxe provinciale, la taxe sur le carbone et la taxe de vente harmonisée (TVH). Les revenus provenant de la perception de la TVH sont partagés entre les gouvernements fédéral et provincial.

La taxe provinciale est de 8,5 cents le litre pour l’essence et de 14,2 cents pour le diesel. La province a réduit cette taxe en 2019, lors de la mise en œuvre de la taxe sur le carbone.

Selon le ministre fédéral des Finances, le ménage insulaire moyen dépensera cette année 628 $ en coûts directs et indirects liés à la tarification du carbone. Parallèlement, Ottawa prévoit que le ménage moyen recevra un remboursement de 801 $.

Les quatre députés ont déclaré qu’ils n’avaient pas reçu de réponse du bureau du Premier ministre concernant leur lettre.

Un porte-parole du premier ministre a déclaré que celui-ci n’avait rien à ajouter au débat.

Baisser les impôts n’est pas la solution, selon un expert

Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC à Montréal et titulaire de la Chaire en gestion du secteur de l’énergie, affirme que la taxe provinciale sur l’essence joue un rôle un rôle très important pour l’Île-du-Prince-Édouard.

Supprimer les impôts est rarement une bonne solution, cela peut être sympa à court terme, mais ce n’est pas une solution structurelle. L’Île-du-Prince-Édouard aurait donc moins d’argent pour financer les routes et différents éléments.

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Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur énergétique à HEC Montréal

Photo : Radio-Canada

Il croit même que cette taxe provinciale devrait être augmentée pour financer le réseau routier qui autrement serait déficitaire.

Au Canada, nous consommons environ 1 000 litres d’essence par personne et par année. Évidemment, nous avons une certaine sensibilité car nous nous sentons très dépendants du prix.

Une citation de Pierre-Olivier Pineau, professeur et titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie

Il ajoute que la taxe fédérale sur le carbone ne représente pas l’essentiel des augmentations des prix à la pompe, bien au contraire. L’augmentation est de trois cents le litre depuis le 1er avril, ajoute-t-il.

Il soutient que la taxe carbone est un élément essentiel dans la lutte contre le changement climatique, mais aussi un indicateur pour les consommateurs qu’il est temps de changer de sources d’approvisionnement énergétique.

Nous devons arrêter de regarder le prix à la pompe, nous devons nous concentrer sur la réduction de notre facture énergétique individuelle.dit-il, donnant l’exemple de la réduction de nos déplacements ou de l’utilisation de véhicules plus petits ou électriques.

D’après un reportage de Kerry Campbell CBC et Julien Lecacheur de Radio-Canada

 
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