Olympique à l’heure des choix

Olympique à l’heure des choix
Olympique à l’heure des choix

Contenu réservé aux abonnés

Venant de remporter un 6e titre de champion consécutif, qu’il a célébré mercredi soir avec ses supporters, Fribourg Olympic doit réfléchir à son avenir. Le noyau des joueurs suisses sera toujours là. Quels étrangers l’accompagneront ?

Eric Nottage et les joueurs olympiques se sont dit au revoir – ou adieu ? – à leurs supporters mercredi à la salle Saint-Léonard. © Jean-Baptiste Morel

Eric Nottage et les joueurs olympiques se sont dit au revoir – ou adieu ? – à leurs supporters mercredi à la salle Saint-Léonard. © Jean-Baptiste Morel

Publié le 09/05/2024

Temps de lecture estimé : 4 minutes

La remarquable saison du Fribourg Olympic s’est officiellement terminée mercredi soir. Un jour après avoir arraché un 3e succès décisif en finale des barrages à Massagno, les Fribourgeois ont fêté leur 6e titre de champion de Suisse consécutif – 22e de l’histoire du club – avec leurs supporters lors d’un apéritif organisé mercredi soir à la salle Saint-Léonard.

Après ce nouveau triplé, le président Pascal Joye et le directeur technique Ambros Binz ont exprimé leur fierté et évoqué le travail à accomplir pour former une équipe toujours aussi compétitive la saison prochaine.

1. Une transition réussie

L’été dernier, la fin de l’ère Petar Aleksic/Philippe de Gottrau ainsi que le redimensionnement et le rajeunissement de l’effectif ont soulevé plusieurs interrogations. De l’extérieur, beaucoup imaginaient même une passation du pouvoir. Cela ne s’est pas produit. «C’était une transition. Au basket, c’est le passage de la défense à l’attaque, c’est l’opportunité de créer quelque chose. Cela a été utilisé de manière positive pour nous mener vers le succès », applaudit Pascal Joye. “Ce triplé est une très bonne surprise”, reconnaît Ambros Binz, impressionné par l’énergie qui se dégageait d’Olympic. « Ce groupe est tout simplement génial. Elle est composée de beaucoup de bons joueurs, mais c’est vraiment l’équipe qui a fait la différence », ajoute-t-il.

2. Une formule gagnante

Fort de son succès, Olympic ne va pas tout révolutionner. L’entraîneur Thibaut Petit et son adjoint Patrick Pembélé sont toujours sous contrat. Tous les joueurs suisses aussi. Natan Jurkovitz, Arnaud Cotture et Killian Martin avaient signé pour plusieurs saisons. Jonathan Kazadi et Roberto Kovac ont été prolongés avant le début des play-offs. « Les conserver était notre priorité », révèle le directeur technique. «Dans notre budget, les joueurs suisses sont plus importants que les étrangers», rappelle le président.

“Il est important que les nouveaux joueurs puissent s’intégrer dans l’équipe”
Pascal Joye

Avec Dylan Ducommun et Aloïs Leyrolles, qui n’a pas encore tranché entre l’Olympique et la France, où il pourrait valider son statut de « joueur formé localement » en allant jouer une saison – « On attend sa réponse. C’est 50-50», affirme Binz. Le club fribourgeois prépare déjà son avenir. Une préoccupation qui continuera de monopoliser son attention dans les semaines à venir. « L’Académie n’a pas de joueurs à nous proposer pour le moment. Nous allons chercher ailleurs deux jeunes talents pour compléter notre effectif », annonce Pascal Joye. Olympic se tourne vers la Suisse – un jeune comme Ugo Dassin à Genève ? – mais aussi à l’étranger. « Il n’y a pas 200 joueurs disponibles. Nous en avons contacté quelques-uns, mais les travaux vont vraiment commencer ces jours-ci», déclare Binz.

3. Étrangers : qualité ou quantité ?

Le grand enjeu pour les dirigeants fribourgeois concerne le contingent d’étrangers. Les quatre mercenaires sont tous en fin de contrat. Combien reviendront ? La réponse n’est pas connue. Trop souvent sur courant alternatif, Xavier Green ne reviendra pas à Fribourg. Pour le reste? Olympic souhaiterait conserver Eric Nottage, élu meilleur joueur des play-offs. Mais pas à n’importe quel prix. Une offre, avec une augmentation de salaire, a été faite au dirigeant américain, mais ce dernier, courtisé par d’autres clubs, s’attendait à plus de générosité et hésitait à poursuivre l’aventure. Les dirigeants de qualité ne manquent pas, mais avec Nottage, Olympic aurait l’avantage de la continuité. C’est aussi pour cet aspect qu’Ambros Binz est favorable au maintien de Ross Williams et Cheikh Sanè. « Ils se portent vraiment bien avec cette équipe », argumente le directeur technique.

La Suisse est devenue trop petite pour les Jeux olympiques ; il est temps de voir plus grand

Décidé de participer à la Coupe d’Europe FIBA ​​s’il échoue lors des éliminatoires de la Ligue des Champions – «Nous allons ouvrir la capitale SA au public et essayer d’organiser un repas de soutien à l’Europe», précise Pascal Joye – le champion suisse a besoin de qualité pour performer sur la scène européenne. « Il faut rencontrer Thibaut (Petit, le coach, ndlr) pour décider si on part avec trois ou quatre étrangers. Si nous gardons un joueur comme Sanè et lui cherchons un complément. Ou si on réserve l’enveloppe à un seul joueur», explique Ambros Binz, qui se donne un bon mois pour régler la situation.

Seule certitude : Olympic ne précipitera pas les choses. « Nous avons encore du temps », clame le directeur technique. Les managers seront également très attentifs à l’équilibre de l’équipe. “Il est important que de nouveaux joueurs puissent se fondre dans l’équipe”, insiste le président, déterminé à ne pas changer la formule gagnante d’Olympic.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Une nouvelle épicerie a ouvert ses portes dans le centre de Bricquebec-en-Cotentin
NEXT Haute Savoie. Découvrez le parcours exact de la flamme olympique le 23 juin 2024