Les syndicats de fonctionnaires fédéraux ripostent

Dans une lettre adressée à la présidente du Conseil du Trésor, Anita Anand, une douzaine de dirigeants syndicaux représentant plus de 260 000 fonctionnaires fédéraux expriment leur « profond désaccord » et leur « indignation » face à la récente décision du gouvernement de les obliger à travailler un jour de plus par semaine. semaine au bureau.

La droite a obtenu copie de cette lettre qui devrait en principe être présentée lors d’un point de presse de ces dirigeants syndicaux au Parlement mercredi matin.

Selon eux, le gouvernement a manqué de respect et a miné ses relations avec les syndicats en imposant « injustement » une décision qui aurait dû faire l’objet de consultations. De plus, Ottawa est incapable d’appliquer sa politique actuelle d’au moins deux jours au bureau et suscite une vague d’inquiétude dans la fonction publique depuis sa décision.

“Compte tenu de ces échecs monumentaux, nous appelons à l’annulation immédiate du changement de politique, à une rencontre avec vous, Madame la Ministre, ainsi qu’à des excuses sans équivoque.”

— Extrait d’une lettre de dirigeants syndicaux adressée au président du Conseil du Trésor

« Si nos revendications sont ignorées, nous risquons un été de troubles et de conflits du travail alors que nous revendiquons avec ferveur nos droits garantis par le gouvernement. charte et notre liberté d’association », menacent-ils dans leur missive.

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La présidente du Conseil du Trésor, Anita Anand, ne s’est toujours pas prononcée sur la décision de son ministère la semaine dernière. La frustration à son égard augmente de jour en jour dans les syndicats. (Justin Tang/Archives de la Presse Canadienne)

En fait, les syndiqués franchissent une nouvelle étape dans une autre lettre, cette fois adressée au chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh.

Dans cette missive que nous avons également obtenue, les dirigeants syndicaux demandent à M. Singh de « faire un geste décisif » en recourant aux dispositions convenues dans l’accord de soutien et de confiance qui garantit que le Parti libéral restera au pouvoir jusqu’en 2025 en échange de concessions. faite au NPD.

Pour quoi? « Afin de tenir les libéraux responsables de leurs actes », écrivent-ils.

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Le chef du NPD, Jagmeet Singh, et le premier ministre Justin Trudeau doivent se rencontrer une fois par trimestre, conformément à leur accord conclu en 2022. (Sean Kilpatrick/Archives de la Presse Canadienne)

Ils accusent également le parti politique « de soutenir un gouvernement qui méprise de manière si flagrante les droits et le bien-être des travailleurs ».

« Il est temps d’agir, M. Singh. Nous vous implorons de vous tenir solidairement à nos côtés contre ces injustices.

— Extrait d’une lettre de dirigeants syndicaux adressée au chef du NPD

Mercredi, les quatre plus grands syndicats annonceront les nouvelles mesures qu’ils envisagent de prendre pour s’opposer à la décision du gouvernement.

Une sortie commune

Cette sortie des syndicats survient une semaine après que le Secrétariat du Conseil du Trésor a annoncé des changements à sa politique à compter du printemps 2023.

Avant la pandémie, le télétravail n’était pas une pratique courante au niveau fédéral, mais il l’est rapidement devenu en mars 2020. Le gouvernement souhaitait alors maintenir cet élément tout en attirant ses travailleurs sur le lieu de travail deux jours par semaine.

Cependant, cette politique ne semble pas être respectée par de nombreux ministères et agences qui jouissaient d’une certaine flexibilité.

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Les syndicats de la fonction publique fédérale menacent le gouvernement de se mobiliser et d’utiliser des moyens de pression s’il ne revient pas sur sa politique de présence au bureau. (Martin Roy/Archives Le Droit)

Le Secrétariat du Conseil du Trésor imposera alors une journée supplémentaire à tous les fonctionnaires et la présence obligatoire des gestionnaires sur les lieux de travail quatre jours par semaine. Le gouvernement fédéral exigera également le respect de cette directive de la part des employés fédéraux travaillant dans des organisations distinctes.

« Il s’agit d’une décision administrative prise par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, les sous-ministres de l’ensemble du gouvernement, qui ont fermement exprimé leur soutien à ce changement », a déclaré le Secrétariat. dans un email envoyé à DroiteMardi.

“L’employeur a le droit exclusif de direction de désigner le lieu de travail et d’exiger que les fonctionnaires se présentent à leur lieu de travail désigné.”

— Secrétariat du Conseil du Trésor

Selon le gouvernement, cette nouvelle exigence reflète « les bénéfices d’interactions régulières en personne », vise à accroître la collaboration et « l’intégration de nouveaux talents » et une « forte culture de performance ».

Des dirigeants mécontents

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L’association qui représente les cadres gouvernementaux a souligné mardi que la situation actuelle est décrite dans ses rangs comme étant « la pire des deux mondes » avec « des réunions virtuelles en personne et des difficultés à établir des relations dans des espaces hors travail ». attribué ». (CP, Nathan Denette/CP, Nathan Denette)

Toutefois, l’Association professionnelle des cadres supérieurs de la fonction publique du Canada affirme n’avoir pas été consultée par le Secrétariat du Conseil du Trésor.

Mardi, l’Association a rapporté avoir reçu des commentaires de ses membres qui critiquaient « la mauvaise gestion par le gouvernement des modalités de travail à distance et s’attendaient à des lacunes similaires avec cette annonce ».

Certains cadres s’interrogent sur « la faisabilité des objectifs de la politique, notamment en matière d’utilisation des bureaux », sur la « disparité entre les objectifs de la directive sur l’obligation d’accommodement et l’approche de mise en œuvre de la présence prescrite au travail ».

D’autres, affirme l’association, suggèrent sans détour « que si le gouvernement n’est pas prêt à moderniser complètement son approche du travail, alors prétendre que la solution actuelle fonctionnera est vain ».

 
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