pourquoi Sylvain Jouanneau est mis en examen pour le meurtre de son fils, disparu depuis 2011

pourquoi Sylvain Jouanneau est mis en examen pour le meurtre de son fils, disparu depuis 2011
pourquoi Sylvain Jouanneau est mis en examen pour le meurtre de son fils, disparu depuis 2011
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CHARLY TRIBALLEAU / AFP Sylvain Jouanneau, accusé de l’enlèvement de son fils Mathis porté disparu en septembre 2011, lors de l’annonce du verdict par la cour d’assises de Caen le 4 juin 2015.

CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Sylvain Jouanneau, accusé de l’enlèvement de son fils Mathis porté disparu en septembre 2011, lors de l’annonce du verdict par la cour d’assises de Caen le 4 juin 2015.

FAITS DIVERS – Nouveaux éléments à notre encontre. En 2015, le père du jeune Mathis, un garçon de huit ans disparu depuis début septembre 2011, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour l’enlèvement et la séquestration de son fils. Près de dix ans plus tard, Sylvain Jouanneau est cette fois mis en examen pour homicide volontaire sur Mathis.

Ce mardi 7 mai, l’AFP est venue confirmer cette nouvelle mise en examen, révélée plus tôt par France 3 Normandie, dans cette affaire judiciaire qui a frappé la ville de Caen. Le juge des libertés et de la détention a donc placé Sylvain Jouanneau en détention provisoire le 24 avril, après sa mise en examen le 19 avril. Il a cependant déjà été condamné et purge toujours sa peine, qui court jusqu’en mai 2028.

Disparition sans épilogue

Début septembre 2011. Sylvain Jouanneau, ancien cadre divorcé devenu maçon, était attendu par son ex-femme, à qui il était censé ramener leur fils dans le cadre de son droit de garde, un week-end sur deux. Depuis ce jour, le jeune Mathis n’a plus été retrouvé. Et le père n’a jamais fourni d’explication claire sur le sort de son enfant. Il a cependant été retrouvé, seul, plusieurs semaines après la disparition de Mathis.

Face aux enquêteurs, Sylvain Jouanneau a seulement confié que son fils était « sûr » avec des tiers, comme le raconte le JDD au moment du procès de 2015. Malgré ces rares déclarations, le sort de Mathis reste encore un mystère malgré les efforts de sa mère pour tenter de le retrouver.

Devant le silence du père de famille, la cour d’assises du Calvados l’a finalement condamné à 20 ans de prison pour séquestration et séquestration du jeune garçon.

En 2015, la police lance enfin, sans succès, un appel à témoins avec un portrait de l’enfant âgé. Depuis, le dernier rebondissement dans cette affaire concerne la demande de révision de la condamnation de Sylvain Jouanneau par ce dernier. Mais sans nouvelles informations, sa demande a été annulée et il a été transféré dans un centre de rétention en Dordogne. adapté aux phrases longues « .

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– /AFP Cette photographie prise par la société américaine NCMEC montre le visage de Mathis, quatre ans de plus que le jour de sa disparition en 2011.

– /AFP

Cette photographie prise par la société américaine NCMEC montre le visage de Mathis, quatre ans de plus que le jour de sa disparition en 2011.

Peur d’une libération anticipée

Alors pourquoi cette mise en examen pour homicide volontaire intervient-elle plusieurs années après cette première condamnation ? La réponse se trouve dans le détail des sources judiciaires de l’AFP et de France 3, qui expliquent que cette mise en examen du père de Mathis ainsi que la détention provisoire qui en résulte sont motivées par le fait « qu’il aurait pu bénéficier d’aménagements de peine avant mai 2028 dans le cadre de sa première condamnation.

Déjà placé en garde à vue début 2024, alors qu’un « une information judiciaire complémentaire avait été ouverte en 2013 pour homicide contre X, afin d’élargir le cadre juridique de l’enquêtee”, comme l’indique France 3, Sylvain Jouanneau reste le suspect numéro 1 dans cette affaire de disparition.

Et ces investigations, parallèles à l’enquête sur les enlèvements et séquestrations, ont apporté un nouvel éclairage sur certains éléments. Commençant par ” problèmes d’incohérence », selon une Source judiciaire à l’AFP. ” Le fait qu’il ait été le dernier à le voir vivant, le fait que plusieurs personnes l’aient vu seul après l’avoir kidnappé ou encore que l’ADN de l’enfant ait été retrouvé sur le tapis de sol du coffre de la voiture qu’il utilisait. Cela suggère qu’un corps gisait à l’intérieur.a indiqué cette Source, ajoutant que cette analyse ADN “n’avait pas été réalisé” précédemment.

Découverte ” d’un génotype mâle dont le profil est susceptible de correspondre à celui de Mathis »a en effet fini de convaincre le président de la chambre de l’instruction, cité par France 3. Ce mardi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Caen, contactée par l’accusé qui contestait son placement en détention provisoire, a finalement confirmé son placement en détention dans cet aspect de l’affaire. Contacté par l’AFP, son avocat, Me Félix Gluckstein, n’a pas souhaité faire de commentaire.

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