Vienne, Paris et Milan célèbrent le 200e anniversaire de la 9e Symphonie de Beethoven

Vienne, Paris et Milan célèbrent le 200e anniversaire de la 9e Symphonie de Beethoven
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Ode humaniste devenue hymne d’une Europe réconciliée dans la paix, la partition du génie allemand fut créée en Autriche le 7 mai 1824 et fut un triomphe.

L’Europe fête mardi le 200ee anniversaire de la Symphonie n°9 de Beethoven, une œuvre légendaire qui a résonné pour la première fois à Vienne après avoir vu le jour dans la quiétude des cures thermales près de la capitale autrichienne. Transformée en musée, « la maison du Neuvième » présente une exposition pour l’occasion, tandis que le chef-d’œuvre de Beethoven, devenu symbole universel des célébrations humanistes, résonnera le soir lors de concerts anniversaires à Vienne, Paris ou encore Milan. .

“C’est ici qu’il a beaucoup travaillé sa symphonie chorale”, explique Ulrike Sholda, la directrice du bâtiment badois loué trois étés de suite par le célèbre compositeur. Dans la modeste maison de vacances de Ludwig van Beethoven, on peut voir un piano sur lequel il jouait pour les voisins, Baden étant alors un écrin de verdure pour l’aristocratie accompagnée d’artistes. Il est venu là “au moins 15 fois”, entouré d’admirateurs et de généreux mécènes.

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Porte à porte

Il y soigne ses nombreux maux et s’inspire de la sérénité des eaux de la station, se ressourceant également lors de longues promenades dans les forêts des horizons. Une lettre envoyée en 1823 démontre le stress intense qui l’a consumé pour livrer cette œuvre monumentale au sponsor, la London Philharmonic Society, au cours de la dernière période créative de sa vie.

Bien qu’il soit né en Allemagne en 1770, c’est dans le pays natal de Mozart que le prodige a passé la majeure partie de sa vie. Et c’est à Vienne qu’il réservera la première du 9e symphonie, le 7 mai 1824. La veille, il s’était précipité en voiture de porte en porte pour « invitez des personnalités à honorer votre concert de leur présence »» raconte l’historienne de la musique Birgit Lodes. “Il avait trouvé un coiffeur pour le grand soir”, rit-elle, Beethoven étant passé à la postérité avec un style épuré et une grosse tignasse de cheveux gris. D’une durée d’environ 70 minutes – presque deux fois plus que des partitions comparables – l’œuvre a immédiatement conquis la salle comble, qui a accueilli le maître triomphalement.

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Ce dernier était présent sur scène, dos au public, pour donner le tempo à l’orchestre. Souffrant de surdité, il n’a pas remarqué l’enthousiasme du public… avant qu’un musicien ne lui fasse signe de se retourner. Bien que cela semble familier à la première écoute, le Symphonie n°9 a brisé les normes de ce qui était alors un genre “uniquement orchestral”, dans « intégrer la voix et donc le texte »analyse la musicologue Angelika Kraus.

Klimt, Béjart et Netflix

Son idée d’introduire un refrain final sur leOde à la joie du poète Friedrich von Schiller a paradoxalement rendu sa musique plus susceptible d’être exploitée politiquement, notamment par les nazis et les communistes. Les vers sont « relativement ouvert en termes d’interprétation idéologique »souligne Angelika Kraus, même s’ils « transmettre avant tout un sentiment d’unité ». D’ailleurs, un extrait du dernier mouvement, réarrangé par Herbert von Karajan, devient l’hymne du Conseil de l’Europe à partir de 1972. En 1985, la Communauté européenne l’adopte à son tour.

Gustav Klimt s’est inspiré de la symphonie pour sa frise du Palais de la Sécession, Maurice Béjart lui a consacré un ballet etOrange mécanique au Maison du Papelelle est populaire sur les écrans. « On ne se lasse pas de l’écouter car il est plein de surprises et de rebondissements, tout en restant agréable à l’oreille »commente Ulrike Scholda.

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Devant la maison de Beethoven à Baden, Jochen Hallof, 67 ans, estime que sa rencontre avec le 9e Symphonie quand il était enfant, il l’a conduit sur le « chemin de l’humanisme ». « Nous avons particulièrement besoin d’un humanisme mondial en ce moment. Nous devrions écouter davantage Beethoven au lieu de faire la guerre.»il a dit.

 
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