Transformation de CBC/Radio-Canada | Les syndicats doutent des raisons invoquées

Réunir les directions de CBC et de Radio-Canada ? Les employés des services français ont appris grâce La presse que le plan de transformation préparé dans le but de poursuivre la transition vers le numérique allait dans ce sens. Cette nouvelle est très inquiétante. Rappelons que très récemment, CBC estimait qu’une traduction vers le français parlé au Québec nuirait à la commercialisation internationale d’un de ses podcasts.


Publié à 1h09

Mis à jour à 13h00

Pierre Tousignant

Président, Syndicat des travailleurs de Radio-Canada (FNCC-CSN)

Julie Brunet

Président, Association des administrateurs

Un tel plan de transformation ne peut être précipité et il est difficilement conciliable avec la fin imminente du mandat de la PDG Catherine Tait. Les explications de Marco Dubé, responsable de la transformation, s’appuient sur la menace des géants du numérique. Mais cette menace n’est pas nouvelle. Et cela ne s’incarne pas de la même manière pour CBC et pour Radio-Canada.

Serait-ce les menaces de Pierre Poilievre contre CBC qui ont accéléré le projet ? Ou les débats sur la part à assumer par CBC ou Radio-Canada lorsque vient le temps de faire des coupures, qui ont révélé des faits que l’on tente de faire disparaître par une nouvelle structure ? Nos syndicats ont également demandé comment étaient répartis les 346 postes supprimés entre décembre 2023 et avril 2024. CBC/Radio-Canada a refusé de répondre à cette demande. N’oubliez pas que la position de l’employeur était celle d’une réduction de 50-50. Pourquoi ne pas être transparent ?

Le cabinet de la ministre du Patrimoine canadien, Pascale St-Onge, a rappelé la fin prochaine de Mme.moi Tait, et a également rappelé que le gouvernement travaille sur un nouveau mandat pour le diffuseur public. Le ministre de la Culture du Québec, Mathieu Lacombe, a exprimé ses inquiétudes. Si le projet de CBC/Radio-Canada vise uniquement à partager les ressources liées aux infrastructures numériques, il suffit de le dire. Si le partage des ressources peut influencer les choix de programmation, il faut aussi le dire.

Et dans ce plan de transformation, il ne faut pas oublier les créateurs de ces contenus francophones qui répondent si bien aux besoins du public, qui restent fidèles à Radio-Canada malgré la montée en puissance des géants du numérique. Ces personnes ne sont pas des branches ou des plateformes technologiques. Ce sont des gens engagés qui ont choisi de travailler en français pour le diffuseur public. Ils portent les valeurs de leur public, dans le plus grand respect des normes les plus strictes du mandat de Radio-Canada.

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#Canada

 
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