L’initiative du Centre pour tenter de freiner les dépenses de santé – rts.ch – .

L’initiative du Centre pour tenter de freiner les dépenses de santé – rts.ch – .
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Le 9 juin, le peuple suisse se prononce sur deux initiatives visant à freiner la hausse des primes maladie. Celui du Centre prévoit un frein aux dépenses en incitant les autorités à prendre des mesures en cas de hausse trop importante des coûts.

L’initiative du Centre « Pour des primes moins élevées. Freins aux coûts dans le système de santé (initiative pour réduire les coûts)» réclame l’introduction d’un frein aux coûts dans l’assurance maladie obligatoire et veut mettre un terme au blocage des réformes.

La Confédération et les cantons seraient incités à prendre des mesures, de concert avec les acteurs du système de santé, lorsque les coûts de santé augmentent trop fortement par rapport à l’évolution des salaires. Ce serait le cas si la croissance des coûts par personne assurée était supérieure d’un cinquième à l’évolution des salaires nominaux et si les partenaires tarifaires – cantons, hôpitaux, profession médicale, assurance maladie et industrie pharmaceutique – ne prenaient pas de mesures à ce moment-là.

Ces mesures devraient entrer en vigueur l’année suivante. Le Parlement doit définir dans la loi dans quelle mesure les coûts peuvent augmenter à long terme. Le texte de l’initiative ne précise pas la forme exacte du frein aux coûts ni les mesures à prendre.

Les supporters veulent davantage de traitements ambulatoires

Le Centre a soumis son initiative en 2020. Il affirme que plusieurs propositions d’économies dans le secteur de la santé sont connues depuis longtemps. Il s’agit par exemple du coût des médicaments, qui coûtent parfois cinq fois plus cher en Suisse qu’à l’étranger, ce qui représente 400 millions de francs par an pour les assurés.

Pour les auteurs de l’initiative, un milliard de francs supplémentaires pourrait être économisé chaque année en augmentant le nombre de traitements ambulatoires au lieu des traitements hospitaliers.

“Avec le frein aux coûts, nous nous mettons la pression pour qu’ils agissent enfin”, estime le parti. Toutes les parties prenantes doivent assumer la responsabilité de l’évolution des coûts. Les mauvaises incitations et les facteurs de coûts du système de santé doivent être combattus de manière structurelle.

>> Voir le débat du Forum avec Charles Juillard (Centre/JU), Verena Nold (directrice de santésuisse), Philippe Eggimann (vice-président de la FMH) et Cyril Aellen (PLR/GE) :

Grand débat – Faut-il freiner les dépenses de santé ? /Forum / 33 min. / Mardi à 18h00

Les opposants dénoncent un mécanisme trop « rigide »

Le Conseil fédéral, le Parlement et les cantons reconnaissent l’importance du contrôle des coûts, mais rejettent l’initiative. Ils critiquent le lien exclusif entre le mécanisme de freinage et l’évolution de l’économie et des salaires, qu’ils jugent trop court et trop rigide. De plus, le frein ne prend pas en compte des facteurs tels que l’évolution démographique et le progrès technologique.

Les opposants préfèrent le contre-projet indirect du Parlement, qui entrerait en vigueur si l’initiative était rejetée. Cela prévoit des mesures plus ciblées. La mise en place d’objectifs de maîtrise des coûts des services, revus tous les quatre ans, en est au cœur. Les cantons peuvent également fixer leurs propres objectifs en matière de coûts et de qualité.

La commission multipartite opposée à l’initiative de « frein aux coûts » du Centre a mis en garde contre le risque d’une « médecine à deux vitesses » si le texte était accepté le 9 juin. Il préfère également le projet du Parlement qui entrerait en vigueur en cas de Non.

Alors que près de trois Suisses sur quatre se disaient favorables à l’initiative du «frein aux coûts» début mars, ce texte rassemblait presque tous les partis contre – de l’UDC aux Verts en passant par le PLR ​​et le PS – ainsi que les associations d’infirmières et de médecins de famille. Selon eux, un « oui » à cette initiative signifie que les patients devront payer de leur poche une consultation médicale sur trois au cours des 20 prochaines années.

Ils jugent « absurde » le mécanisme qui lie les dépenses de santé aux salaires, car les dépenses de santé seraient plafonnées en fonction de la situation économique. De plus, ce frein aux coûts ne prend pas en compte des facteurs tels que le vieillissement de la population et les progrès de la médecine, regrette la commission.

jfe

 
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