Pas de temps d’arrêt pour le Ministère public vaudois

Pas de temps d’arrêt pour le Ministère public vaudois
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En 2023, 29 infractions commises par des mineurs dans le canton de Vaud ont nécessité une mise en examen, contre 16 en 2022. Cette augmentation de 81,3% concerne le Ministère public vaudois qui fait état d’un « durcissement de la délinquance » des jeunes au moment de son enquête. bilan annuel, lundi devant les médias réunis à Lausanne.

«Certes, le chiffre absolu n’est pas extraordinaire, mais il s’agit d’une grave délinquance juvénile», a déclaré le procureur général du canton de Vaud, Eric Kaltenrieder. “Ces jeunes seront condamnés et leur prise en charge n’est pas facile.” Si cela s’avère insuffisant, ces jeunes seront « les clients de demain » du parquet pour adultes, a-t-il souligné.

Autre « explosion » enregistrée en 2023, celle des vols et braquages ​​qui ont bondi de 30 % et provoqué l’ouverture de 2 338 dossiers. “Cette augmentation a des conséquences importantes sur la surpopulation carcérale puisque, selon les cas, ces infractions donneront lieu à une détention provisoire”, a commenté M. Kaltenrieder. Ce type de délinquance étant souvent mobile, cette augmentation impacte également la cellule de détermination du forum, qui détermine où l’affaire doit être instruite.

Plus de 20 000 nouveaux fichiers

Au total, le nombre de nouveaux dossiers ouverts en 2023 par la justice vaudoise s’élève à 20’528, soit une augmentation de 3,5% par rapport à 2022. Parmi les infractions en hausse, celles contre l’intégrité sexuelle ont donné lieu à l’ouverture de 190 dossiers (+13,1%) , les infractions économiques avec l’ouverture de 1398 dossiers (+7,4%) tandis que les infractions liées à la circulation routière sont à l’origine de l’ouverture de 4025 dossiers ( +5,6%).

D’autres types d’infractions ont conduit à moins d’ouvertures de dossiers qu’en 2022. C’est le cas des infractions liées à la pornographie (76 dossiers, -21,6%), aux actes sexuels avec des enfants (123 dossiers, -19,6%) et en relation avec les stupéfiants ( 530 cas, -6,2%).

A noter que les chiffres du ministère public ne coïncident pas toujours avec ceux du rapport d’infraction présenté par la police. En effet, lors de l’ouverture d’un dossier, le ministère public ne comptabilise que l’infraction la plus grave, tandis que la police compte chaque infraction. Ainsi, un cambriolage équivaudra à trois délits dans les statistiques policières et un seul dans celles du ministère public.

Centres de compétences spécifiques

Pas moins de 22 832 dossiers ont été classés en 2023. Parmi ceux-ci, 12 120 ont donné lieu à des ordonnances pénales, 2 493 à des ordonnances de non-lieu, 2 380 à des ordonnances de non-lieu et 1 623 à des actes d’accusation. Quelque 83 % des enquêtes ont été achevées en moins de 12 mois.

Sur le plan institutionnel, le ministère public a vu son autonomie renforcée à partir de 2023 avec la création du collège des procureurs. Elle a également créé trois centres de compétences spécifiques dans la lutte contre les violences domestiques, la délinquance économique et la cybercriminalité.

Le Ministère public vaudois emploie 236 personnes, dont 60 procureurs, dont 55% de femmes. Il est composé du parquet central de Lausanne et de quatre ministères publics d’arrondissement, à savoir Lausanne, Est vaudois (Vevey), La Côte (Morges) et Nord vaudois (Yverdon).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

 
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