Les 30 jours du Président Bassirou Diomaye Faye sous le signe d’une nouvelle ère de gouvernance

Une prise de fonction immédiate, avec désinvolture et dans une ambiance moins festive à laquelle le peuple est désormais habitué. Parce qu’il y a des urgences et tout est urgence au Sénégal. Dès son entrée en fonction, le mot break sonne comme hallali. Le pays commence certainement son entrée dans l’ère d’une nouvelle gouvernance marquée par l’incroyable ambition des autorités d’avancer rapidement vers un développement inclusif. Décryptage du journaliste Ibra POUYE

Des garanties de stabilité et de sécurité

En effet ce pays, le Sénégal, dont la santé est très fragile, a besoin de calme tout comme le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Sans le génie de son peuple, le Sénégal allait droit au mur et tomberait dans les abysses des démons qui ont longtemps semé le désordre dans cette Afrique, souscrit aux guerres civiles, aux assassinats de civils et d’hommes politiques, aux attentats brutaux. L’État et tout ça. En effet, les Sénégalais savent choisir et ils ont choisi le tandem Diomaye-Sonko ; deux sœurs, Aguène et Diambogne, une Sérère et une Jola, liées à jamais par l’histoire d’une nation. C’est ainsi que le peuple sénégalais est mélangé dans son ensemble et dans son essence.

La pause, les nominations aux postes de ministres et de directeurs généraux

Le Sénégal a parcouru un long chemin à la lumière d’une élection qui pourrait ébranler le pays, mais non. Tout simplement parce que ces gens sont habitués à voter et que l’administration est une machine bien rodée pour tout processus électoral. Rupture actée, place aux nominations de ministres et de postes clés dans l’administration. Pas besoin de parler, il suffit de regarder pour comprendre que la rupture est consommée tranquillement et sûrement par le gouvernement et par la population. Lors des passations de pouvoir, la sobriété a laissé place aux bamboula d’antan. Le président Faye, dans ses discours à la nation et dans les différents conseils ministériels, ressasse ces mots ; sobriété, disponibilité, probité, compétence et exemplarité. Un gouvernement combattant et de bons fantassins. Parce que tout est urgent dans ce petit pays magnifique et spécial. Face à ceux qui critiquent le gouvernement en place, il est de bon ton de leur dire et de leur répéter que savoir gouverner, c’est gouverner avec ceux qui ont mené le combat, même si l’ouverture est savantement prônée. Parce qu’une nation a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils.

Administration publique

Dès son investiture, le président BDDF, comme le surnomme une bonne partie de la population, a adressé une lettre à tous les fonctionnaires et fonctionnaires, leur demandant d’être acteurs de la transformation de leurs environnements professionnels en les rendant plus sains et plus transparents. dans toutes les politiques publiques. Une belle lettre savamment écrite qui mérite d’être saluée car engagée et patriotique. Il appartient aux fonctionnaires et agents de l’État de l’appliquer sur le terrain même si l’abstrait a parfois du mal à adhérer à la réalité du terrain. L’administration sénégalaise et la corruption, une vieille histoire.

La bombe terrestre

Sentant le pays miné à tous les niveaux et ressemblant à une vieille friche, le président Bassirou Diomaye Faye a pris soin d’effectuer une visite inopinée dans une zone où la terre est une bombe à retardement, Mbour4, prolongement de la région de Thiès. Sur place, les images parlent d’elles-mêmes. Un raid terrestre des anciens barons du régime du défunt président Macky Sall. Dans une indignation assez contenue, le président a exprimé sa colère. Saine colère contre les prédateurs fonciers de l’ancien gouvernement et il répète que cela ne restera pas impuni. Les jours à venir risquent d’être tumultueux pour certains qui ont perdu le sommeil ces derniers jours.

D’une justice de Coumba am nday ak Coumba amoul nday à une justice plus équitable

Parler de justice, c’est parler de nominations qui ressemblent à des haches. En effet, il faut savoir sanctionner froidement pour avancer, sinon les mêmes pratiques se répètent. Le tonneau des Danaïdes en est un exemple frappant. Moderniser la justice, c’est lui enlever toutes les souillures et l’éloigner des milieux politiques car la justice sénégalaise a toujours été soumise au pouvoir en place. D’où la résilience des gens qui ont toujours un bon dos. Pour promouvoir la bonne gouvernance et la responsabilité, le président mise sur une justice plus équitable, voire plus juste. Savoir sanctionner est une exigence sociale. Que tout voleur de fonds publics paie le prix de son crime. Une société doit savoir sanctionner et aussi pardonner ou disparaître. L’impunité est un crime contre le peuple et le président le sait.

Nos amis les lanceurs d’alerte

En effet, le président Bassirou Diomaye Faye ouvre une nouvelle ère avec la protection des lanceurs d’alerte dans ce pays décrit comme un malentendu où tout est creuset. Il ne s’agit pas d’inciter à la dénonciation mais de rendre transparente la gestion des deniers publics et des politiques publiques. Pour lui, l’argent des contribuables est sacré et personne n’a le droit de se l’approprier seul. Pour ceux qui connaissent le Sénégalais, les mots transparence et bonne gouvernance ne font pas partie de leur vocabulaire. D’où la nécessité urgente et absolue d’éduquer et de rééduquer les masses.

Baisse du coût de la vie, amélioration du panier des ménages et emploi des jeunes

Dans un pays où tout semble voué à l’échec et où les jeunes sont tentés par l’émigration clandestine, le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko veulent mettre l’accent sur la réduction du coût de la vie, l’augmentation du pouvoir d’achat des Sénégalais et l’emploi des jeunes. sensible aux sirènes de l’émigration. Un bon processus de toutes ces réformes utiles passera à terme par la dissolution de l’Assemblée nationale d’ici fin 2024 et l’organisation de nouvelles élections. Et attendons avec impatience les élections législatives avec une majorité du camp présidentiel à l’Assemblée nationale. Et le pays s’en portera mieux.

L’Afrique, une des priorités du projet

Dans le projet, nous sentons et savons que le continent africain reste une priorité pour l’exécutif. Quelques jours après son investiture, le président Faye s’est rendu simultanément en Mauritanie, en Gambie et en Guinée-Bissau. Une question de géopolitique. D’abord les voisins africains, puis les invités étrangers. Un Sénégal souverain et prospère dans une Afrique en progrès. Cela passe des commentaires et les gens applaudissent pour briser la passerelle.

Jeunesse et agriculture

Avant toute forme d’industrialisation, le Sénégal devrait avoir sa souveraineté alimentaire car il a trop dépendu des importations qui nous rapportent peu ou pas de revenus. Ce pays, pour se développer, ne doit pas être un pays de services. Nous ne sommes pas comme la France qui peut se targuer de ses missions de service. Il faut faire appel à cette jeunesse et l’inciter à envahir les champs et les villages en créant des coopératives paysannes. Dans l’attente des fêtes patriotiques où le Premier ministre Ousmane Sonko devra jouer un rôle éminent, bâton pèlerin à la main. En effet, cette année, la distribution des semences est encadrée voire sous étroite surveillance par la police et on comprend enfin comment en quatre ans, de 2019 à 2023, plus de 300 milliards de FCFA consacrés à l’agriculture ont été dilapidés voire volés.

Renégocier les contrats miniers

Champs de ruines et nébuleuses entourent les contrats signés entre l’État du Sénégal et quelques multinationales pétrolières et gazières. Ce coup de Jarnac de Macky Sall marque le sceau de la haute trahison car renégocier lesdits contrats retarderait l’exploitation de ces gisements chers au développement du Sénégal et souffrirait encore davantage de notre économie déjà sur place.

La France et l’exécutif sénégalais

L’histoire du Sénégal et de la France est rythmée par l’amour et la haine mais restera toujours en retrait de moi je t’aime non plus. Mais ce sont deux pays qui finiront toujours par se comprendre et que l’excès de parole du colonisateur n’est plus et que le malheur des vaincus n’existe pas en ce 21ème siècle. En tout cas, la rupture avec les pratiques de l’ancien régime est totale. Pour l’instant, Emmanuel Macron attend, comme dans la fièvre d’un samedi soir, que le président Diomaye Faye foule le parquet de l’Élysée. Mais ce président, très différent de ses prédécesseurs, préfère l’air sec de ses voisins à celui de la France même si cette dernière est notre principal partenaire commercial et est bien ancrée ici.

Le duo Diomaye moy/est Sonko

Le tandem de choc trace sa route et est loin des clameurs sournoises et des chiens qui aboient. Nous leur souhaitons, nous souhaitons à nous Sénégalais, du succès dans le projet et que le Sénégal émerge grandi, souverain et prospère dans une Afrique en progrès. Que ces trente premiers jours soient le fruit de ces cinq années à venir et au-delà. Je ne peux terminer sans dire merci à deux aînés, Kaccor bi, cette belle plume savante toujours en activité et à Pape M. Touré, ancien fonctionnaire international, profitant de ses bons vieux jours à l’ombre des cocotiers, dans la douceur de les Niayes.

Par Ibra POUYE, Journaliste (Africa Confidential)

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