Blâmer l’Inde est une « obsession » du Canada, dit New Delhi

Blâmer l’Inde est une « obsession » du Canada, dit New Delhi
Blâmer l’Inde est une « obsession » du Canada, dit New Delhi

Ottawa fait preuve d’« obsession » en enquêtant sur une possible implication indienne dans l’assassinat d’un leader sikh à Surrey, a réagi le ministre indien des Affaires étrangères après l’arrestation vendredi de trois hommes soupçonnés du meurtre.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté vendredi trois ressortissants indiens d’une vingtaine d’années soupçonnés d’avoir appartenu à l’équipe qui a assassiné le chef sikh Hardeep Singh Nijjar. Les forces de l’ordre ont déclaré qu’elles essayaient de déterminer « s’il existe des liens à établir avec le gouvernement indien ».

“C’est une obsession politique au Canada d’accuser l’Inde”, a déclaré samedi le ministre indien des Affaires étrangères S. Jaishankar, selon des propos rapportés par l’agence Press Trust of India.

Militant pour la création d’un État sikh connu sous le nom de Khalistan, Hardeep Singh Nijjar, arrivé au Canada en 1997 et devenu citoyen canadien en 2015, a été abattu en juin 2023 dans le parking du temple qu’il dirigeait à Surrey, en la banlieue de Vancouver.

Cette affaire a plongé Ottawa et New Delhi dans une grave crise diplomatique en septembre après que le premier ministre canadien Justin Trudeau ait évoqué l’implication du gouvernement indien dans cet assassinat.

New Delhi a immédiatement qualifié ces accusations d’« absurdes ». Un mois plus tard, le gouvernement canadien a été contraint de rapatrier plusieurs dizaines de diplomates présents en Inde après que New Delhi a menacé de retirer leur immunité diplomatique.

Des milliers de personnes ont été tuées dans les années 1980 lors d’une insurrection séparatiste visant à créer un État sikh du Khalistan, qui a été réprimée par les forces de sécurité.

Ce mouvement s’est affaibli sur le territoire indien mais peut compter sur le soutien d’une minorité de membres de la diaspora sikh établie essentiellement au Canada où elle compte quelque 770 000 personnes.

New Delhi cherche à convaincre Ottawa de n’accorder ni visas ni aucune légitimité politique aux séparatistes sikhs, a expliqué S. Jaishankar, car ils « causent des problèmes aux [le Canada]pour nous et aussi pour nos relations diplomatiques.

Le Canada ne « partage pas de preuves avec nous dans certains cas, les services de police ne coopèrent pas non plus avec nous », a-t-il ajouté.

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