quel avenir pour ce site historique

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Par Nicolas Ségura
Publié le

4 et 24 mai à 9h50

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Avec l’arrivée du chemin de fer et la réduction du parc du château, Flers (Orne) a pu se donner une seconde vie, en industrialiser.

Ce site de la Blanchardière, qui accueillera le prochain centre E. Leclerc, sera en activité depuis plus de 100 ans. Cette force lui a valu une certaine réputation, qui perdure encore aujourd’hui.

Le train arrive 1866. Deux ans auparavant, un usine à gaz s’installe, à proximité de l’actuel Point.P, à l’angle de la rue de la Fonderie et de la rue Durrmeyer.

” Nous distillé la terre pour faire du gaz, et nous avons rempli de grandes citernes », raconte Hugues Ménès, guide-conférencier, qui a fait découvrir l’histoire de ce quartier aux habitants, dimanche 21 avril.

Une usine à gaz pionnière

Quelques années plus tard, en 1887, l’usine fournit 335 brûleurs à gaz pour les habitations privées et 56 lampadaires. Elle a bénéficié d’un bifurquer de la voie ferrée, encore visible aujourd’hui sur la chaussée, à proximité de l’hôtel Ibis.

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Jacques Durrmeyer (qui a donné son nom à la rue) était directeur des opérations des sociétés de gaz et d’électricité à Flers.

Résistant, il fut déporté au camp de Neuengamme, où il est mort. L’usine à gaz, quant à elle, fut détruite à 75 % lors des bombardements de 1944.

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Une partie de son appareil de production est reconstruite de l’autre côté de la rue. Il fut ensuite absorbé par Gaz de France, puis sa production cessa en 1987 avec l’arrivée du gaz de ville.

Hugues Menès

Outre le gaz, nouvelles usines sont nés dans le quartier de la Blanchardière.

Tisser, filer…

La rue du Parc était autrefois le cœur de l’activité industrielle. Il reste aujourd’hui 14 hangars (toits en dents de scie) de l’usine de tissage et de filature fondée par Henri Frémont en 1877.

Flers s’ouvre au monde au XIXème siècle avec l’arrivée du coton. Il est arrivé brut, puis il a été filé et tissé.

Hugues Menès

C’est dans l’immeuble donnant sur la rue du Parc que le tissage était situé.

La Ville de Flers (Orne) souhaite transformer le quartier du Plancaïon. Ici, l’ancienne usine de tissage et de filature. ©L’Orne Combattante

D’ailleurs, l’étang artificiel de la Blanchardière fut créé à cette époque, pour approvisionner la teinturerie De l’usine.

En 1907, l’entreprise était intégré à la Société Générale des Filatures et Tissages de Flers.

Après avoir été en grande partie détruit à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a été reconstruit et fonctionnera jusqu’en 1986ayant été la dernière usine textile de la ville.

Les célèbres fonderies

Réputée, la fonderie Flers a également donné son nom à une rue de ce quartier. En 1878, Jean-Marie Chevallier installe une fonderie en face de l’usine à gaz.

Elle employait alors une centaine de personnes. Ses productions sont très variées. La société anonyme de machines-outils et appareils divers (Samoa) lui succède.

Il y en a encore bouche d’égoût ou encore les gargouilles de Samoa ou Chevallier affluaient à Flers.

Sonofoque, bien connu des Flériens, fut également installé à la Blanchardière à la fin du XXème siècle. Ses bâtiments ont été démolis il y a une dizaine d’années par Flers Agglo.

Un site non classé, mais pas menacé

Diverses industries, telles que Faurecia ou la carrosserie Enquête avait également une base à la Blanchardière. Ce site n’est actuellement pas protégé, mais il n’est pas prévu de détruire quelques-uns de ces bâtiments historiques supplémentaires.

Aujourd’hui, le projet consiste à requalifier des friches industrielles, avec notamment la construction de centre commercial et un agréable itinéraire de promenade.

UN pont au-dessus de la voie ferrée est envisagé, afin de relier cette zone au centre-ville.

La réouverture de Plancaïon, symbole du renouveau de ce quartier de Flers (Orne). ©L’Orne Combattante

Rue Jacques-Durrmeyer, un espace d’exposition est prévu d’être installé après les travaux dans le quartier.

Il rassemblera objets (rails, fonte, regards) qui ont marqué l’histoire industrielle de Flers et de ses environs.

Des signes viendront aussi raconter le passé de cette partie de la ville. Les promeneurs pourront les consulter lors de leur balade.

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