PORTRAIT. Le Villeneuvois Gilles Cornut, ancien international français du XIII, portera la flamme olympique le 22 mai

PORTRAIT. Le Villeneuvois Gilles Cornut, ancien international français du XIII, portera la flamme olympique le 22 mai
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l’essentiel
Arrivé à Villeneuve à 2 ans, Gilles Cornut portera la flamme olympique à Sarlat-la-Canéda le 22 mai à 10h30, un honneur pour l’ancien international français.

Il fait partie de ces petites stars locales, accessibles à tous et appréciées à sa juste valeur. Le prénom et le nom de Gilles Cornut résonnent dans l’enceinte du complexe sportif Myre Mory, à Villeneuve-sur-Lot. L’homme de 48 ans fait partie des 11 000 personnes choisies pour porter la flamme parmi plus de 100 000 inscrits. Un Pathfinder, pour courir 200 mètres le 22 mai à Sarlat-la-Canéda. Ils sont « sélectionnés en fonction de leur engagement et de leurs actions pour faire vivre au moins une des trois énergies de Paris 2024 », qui sont celles du sport et des Jeux, des territoires et du collectif. Des valeurs prônées par le comité olympique et le gouvernement.

Un éducateur au grand cœur

Gilles Cornut les représente parfaitement. Proche des gens, il s’épanouit pleinement dans son métier. Depuis 25 ans, il est moniteur de sport à la mairie de Villeneuve-sur-Lot et habitué du milieu scolaire. Il est loin d’en avoir fini avec ce métier. « J’ai toujours aimé travailler avec les enfants. J’ai effectué mon stage de 3ème année dans une école primaire. » Un métier « facile » pour le Lot-et-Garonnais, à condition qu’il soit exercé avec passion selon ses mots. Un profil rapidement retenu lors du tri des inscriptions.

Inscrite entre août et septembre, c’est sa compagne Sandrine qui dépose sa candidature. « Comme nous parlions souvent des JO, elle a pensé que porter la flamme me ferait plaisir, et effectivement c’est un immense plaisir. » Rugbyman de haut niveau depuis de nombreuses années, Villeneuvois a toujours rêvé de participer aux Jeux Olympiques. Malheureusement, le timing n’était pas le meilleur pour Gilles puisque le rugby à sept, seule forme de rugby présente aux Jeux Olympiques, a fait ses débuts lors de l’édition 2016 de Rio seulement. Il continue néanmoins à se creuser la tête pour trouver un moyen de participer aux Jeux, chose impossible pour lui. Alors signe du destin, n’ayant pas pu représenter la France à l’étranger en tant qu’athlète pour les Jeux Olympiques, il courra avec la flamme à 1h30 de sa ville natale, à Sarlat-la-Canéda (Dordogne). ), à l’occasion de l’édition 2024 à Paris. L’éducateur sportif le sait, il a la chance de pouvoir porter la flamme olympique. Il ne peut cependant s’empêcher de cacher sa légère tristesse face au fait qu’il ne pourra pas se présenter, même aujourd’hui, dans le département qui l’a vu grandir et vivre.

L’ovale, plus qu’une passion, une vie

Son histoire d’amour avec le rugby débute à l’âge de 5 ans. Son père, diplômé du CAV (Club Athlétique de Villeneuve-sur-Lot), inscrit Gilles dans le XV. Par la suite, il rejoint le SU Agen où il joue chez les jeunes pendant 6 ans. C’est au lycée qu’il se découvre une nouvelle passion, celle du rugby. En bonus : un titre de champion de France lors de la saison 1992/1993 avec le lycée Georges Leygues Couffignal. Il continue encore à jouer au XV mais aussi au XIII à Bias et à Sainte-Livrade et vite ses talents se font remarquer. Villeneuve XIII, institution reconnue pour ses performances, le contacte, et c’est alors qu’il connaît l’âge d’or du club. Au total, lui et son équipe ont remporté cinq Championnats de France, quatre Coupes de France et quatre Coupes d’Europe. Un palmarès fou qui entre dans l’histoire de ce sport. Il reste ensuite treize ans à Villeneuve et rejoint entre-temps l’équipe nationale, avec laquelle il dispute une cinquantaine de matches sur sept longues années, de 1997 à 2004.

C’est certainement pourquoi il portera la flamme le 22 mai en Dordogne, une vie guidée par le sport et l’envie de partager, une vie au service des autres et une passion.

 
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