dans cette commune du Puy-de-Dôme, le gel ravage à nouveau les vignes

dans cette commune du Puy-de-Dôme, le gel ravage à nouveau les vignes
dans cette commune du Puy-de-Dôme, le gel ravage à nouveau les vignes

On sait que le gel est redouté par les vignerons. Dans le sud du Puy-de-Dôme, à Boudes, la situation est particulièrement catastrophique.

« Dans les vignes, ça colle aux chaussures. On ne peut même pas y aller», expliquait en début de semaine Audrey Baldassin, vigneronne à Montpeyroux. Preuve de l’intensité du récent épisode de gel, qui avait déjà endommagé certaines exploitations agricoles du département. Mais là, « c’est un coup dur », poursuit-elle.

Du côté de Boudes, où « tout est brûlé », comme l’explique La montagne fin avril Gilles Vidal, président de l’AOC Côtes d’Auvergne, il est désormais temps de passer à autre chose. Samuel Gatinois, du domaine Charmensat, fait partie de ceux qui ont été « fortement touchés » par le gel. “70% concernés sur neuf hectares”, précise-t-il. Pour lui, cet épisode n’est pas si surprenant. “Il y avait toutes les conditions pour que ça gèle.”

“Garder la tête haute”

Mais ce qui est plus important, c’est « l’évolution de la vigne cette saison ». Avec une arrivée précoce de la végétation et des premiers bourgeons déjà brûlés par le gel. Reste ensuite la question des contre-bourgeons. S’ils ne résistent pas, les vendanges s’annoncent compliquées. A ce sujet, « je ne suis pas très optimiste », soupire Samuel Gatinois.

“Tout est brûlé” : le gel plonge les vignerons du Puy-de-Dôme dans l’angoisse

Henri Chauvet a également constaté les dégâts. Sur les treize hectares qu’il possède, tous ont été touchés. «Je n’étais pas du tout préparé», admet-il. Ce qui a aggravé la situation, pour lui, ce sont « les quinze millimètres de pluie tombés la veille avec -3°C. Une recette garantie contre les fortes gelées. Il pense pouvoir produire quinze à vingt litres par hectare, au lieu de trente.

« Le gel a un double impact. Il y a deux fois moins de récolte, mais deux fois plus de travail. On va essayer de limiter les dégâts car le gel arrive en début de saison.

Henri Chauvet (viticulteur à Boudes)

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«Je ne suis pas très optimiste», estime Samuel Gatinois. « Nous sommes confrontés à une combinaison d’aléas climatiques. En 2019, nous n’avons pas eu de vendanges normales au domaine. du gel… » « Si nous recevons un orage de grêle fin août, ce sera le coup de grâce », prophétise Henri Chauvet.

Même si la période n’est pas la plus joyeuse pour les vignerons, « nous essaierons de garder la tête haute », explique Audrey Baldassin de Montpeyroux. Le gel est passé mais les vendanges ne sont pas encore terminées. Ce n’est pas un super bon souvenir pour le vignoble français. « Nous allons essayer de croiser les doigts pour d’autres aléas climatiques. Dans ce métier, il faut être résilient. Le moral va avec l’état des vignes », philosophe Samuel Gatinois.

Adrien Fillon

 
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