L’iris, fleur du peintre Cosme Estève

L’iris, fleur du peintre Cosme Estève
L’iris, fleur du peintre Cosme Estève

L’iris continue d’inspirer l’artiste. Après une première exposition à la Maison de la Catalanité l’automne dernier, il présente ses nouvelles toiles, jusqu’au 25 mai, à la galerie Castang, à Perpignan.

LE Nénuphars a occupé Monet pendant trente ans : il leur a consacré plus de 250 tableaux, de la fin des années 1890 jusqu’à sa mort en 1926, à l’âge de 86 ans. Pour Cézanne, les bouquets étaient une manière de moduler la couleur. Pour Roger Cosme Estève, l’iris devient prétexte à peindre. Au travail : ses doutes et ce geste simple, sans préméditation.
L’Iris, trois pétales dressés qui posent un mystère. fleur captivante, “sous forme animale”, comme l’artiste l’avait déjà souligné lors de sa précédente exposition, elle est à nouveau le sujet principal de cette série.
Un corps d’une grande sensualité, c’est ce qui frappe au premier coup d’œil. Elle marque le retour des fonds sombres qui génèrent ici un climat d’intimité. Les tiges disparaissent progressivement, laissant place à une vision étroite autour de la corolle et du pistil, organes reproducteurs de la plante. Dans ce mélange mâle-femelle, une couleur domine : le jaune doré. Un peu de miel, un peu de poison.
Et si, dans le cycle précédent, la lumière apparaissait très localisée au cœur de la fleur, tel un diamant, cette fois-ci c’est bien l’ensemble qui rayonne. Curieusement, cet éclat semble figer le motif, voire le sacraliser, tel un bijou précieux, renforçant sa beauté et son pouvoir d’attraction.
A côté des toiles, l’artiste présente plusieurs encres sur papier. L’iris, dont seule la corolle est teintée, se dessine dans une sorte de calligraphie qui renoue avec une légèreté, un mouvement plus ondulatoire. « Cette œuvre est presque un instantané, précise l’artiste. Contrairement à la toile, le papier n’appelle aucun repentir. Ici, nous devons être justes : nous n’avons pas le droit à l’erreur”. Ce sont des œuvres de cette même (superbe) série, accompagnées d’un texte de Didier Goupil, qui figurent dans le nouveau livre d’artiste de Roger Cosme Esteve, La fleur du peintreà paraître le 20 mai, en édition limitée.

A voir au 3 place Gambetta, à Perpignan. Infos : 06 27 77 12 79 – 06 75 53 54 44.
Samedi 18 mai à 18h30, rendez-vous à El taller [13] Treize, à Ille-sur-Têt pour découvrir l’œuvre de Cosme Estève et Didier Goupil., dans le cadre du festival L’Illa dels poetes. Au programme : présentation de l’œuvre « La Fleur du Peintre », première dans une nouvelle collection des éditions Paraules intitulée « CAPSES » (boîtes en catalan), mettant en dialogue un artiste et un auteur ; lecture du texte par Didier Goupil.

#Français

 
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