Vins bordelais. De -20 à -40%, les grands crus 2023 sortent à prix réduits

Vins bordelais. De -20 à -40%, les grands crus 2023 sortent à prix réduits
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La place de Bordeaux a été entendue. Alors que le monde du négoce attendait un « signal fort » – pour reprendre les mots de Jean-Christophe Estève, spécialiste de la vente primeur aux particuliers – les premières sorties des grands châteaux bordelais augurent d’un soutien clair à la commercialisation. Ce jeudi 2 mai, Château Lafite-Rothschild, premier des 1855 premiers grands crus dévoilé, vient d’annoncer une baisse de 32% par rapport au millésime 2022 (396 euros la bouteille).

Plusieurs grands vins girondins suivent la même tendance, quelle que soit la banque. Les Châteaux Pontet Canet (Pauillac, cinquième grand cru classé, 64 euros la bouteille) ou Valandraud (Saint-Émilion, premier grand cru classé B, 127 euros la bouteille) ont notamment enregistré des baisses de 27 et 24 %. L’écart atteint même -40% pour Léoville Las Cases (198 euros la bouteille), l’un des fleurons de l’appellation Saint-Julien.

Sorties attendues

Durant un mois de mai ponctué de longs ponts et qui doit se terminer avec l’Asian Vinexpo de Hong Kong, le calendrier des sorties s’annonce rythmé. Dans les jours et semaines à venir, les yeux avertis ne manqueront pas le premier prix du Mouton Rothschild (Pauillac, premier grand cru classé) attendu ce lundi 6 mai, celui du Cheval Blanc (Saint-Émilion) le 13 mai ou du Haut-Brion ( Pessac-Léognan, Premier Grand Cru Classé) le 14 mai. En attendant, même s’il est encore trop tôt pour identifier une tendance sur le marché des primeurs, les professionnels saluent ces premiers indicateurs de prix revus à la baisse. « D’un côté, la propriété prend les devants en partant tôt et elle a entendu nos messages », explique Philippe Tapie, nouveau président de Bordeaux Négoce, qui regroupe la quasi-totalité du commerce bordelais. Il existe une prise de conscience générale de la complexité de la situation. »

Ce signal intervient dans un contexte économique très délicat où « le marché chinois n’est quasiment plus là », précise Philippe Tapie. En 2019, en pleine crise Covid, une baisse significative des prix a donné lieu à une campagne de primeurs très dynamique et prometteuse. Mais la situation est telle aujourd’hui que tout le monde reste très prudent. « Il faut se donner du temps pour travailler », poursuit Philippe Tapie. Nous espérons que le marché sera réactif aux efforts déployés. »

Que sont les primeurs ?

La campagne primeur, proposée chaque année depuis 1970 à Bordeaux, permet d’acheter des vins alors qu’ils sont encore en élevage, et donc pas encore mis en bouteille. Pour les professionnels ou les particuliers, cela peut être l’occasion de faire de bonnes affaires au moment d’investir car ces premiers prix sont généralement les plus intéressants. Cette campagne a débuté fin avril avec la semaine des primeurs au cours de laquelle des dégustations du nouveau millésime ont été organisées dans tout le vignoble. L’Union des grands crus de Bordeaux a notamment accueilli près de 5 000 professionnels, constatant un « retour en force » des prescripteurs internationaux, représentant un tiers des visiteurs.

 
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