A Brest, ils ont suivi une formation de marins

A Brest, ils ont suivi une formation de marins
A Brest, ils ont suivi une formation de marins

Ce sont quinze stagiaires, six femmes et neuf hommes, qui ont réalisé, ce jeudi 2 mai 2024, leurs 373 heures en trois mois de formation théorique au « brevet de marin de pont ». Une première à Brest. «On a eu un trou dans la raquette», reconnaît en souriant Alain Pomes, directeur du Centre européen de formation maritime continue (CEFCM). Basé à Concarneau (29), le centre forme un marin de la marine marchande française sur deux, en Bretagne, mais aussi à Cagnes-sur-Mer, près de Nice, et à l’international. « Bizarrement, la question ne s’était jamais vraiment posée sur cette absence à Brest. La forte présence de la Marine Nationale, peut-être», analyse-t-il.

Des stagiaires aux profils très variés

Un oubli désormais réparé, grâce au soutien de Brest Métropole qui a mis à disposition des locaux et du matériel au centre nautique du Moulin-Blanc, et à la Région Bretagne pour le financement.

Depuis février, la quinzaine de stagiaires ont appris à godiller, entretenir et réparer un navire, effectuer la manutention à bord et même assurer le quart sur la passerelle en toute sécurité. « C’est une formation qui pose des bases assez larges, explique Bruno Rouault. Ensuite, ils doivent valider leur brevet en passant des heures de navigation. »

La plupart des stagiaires savent à peu près où ils travailleront pendant leurs heures. Souvent en reconversion, ils présentent des profils très divers. Jean-Phi, 37 ans, travaille déjà sur un chalutier, à Roscoff (29), depuis trois ans et demi tandis que Gabriel retourne sur son navire enquêteur, en Guyane, pour Phares et Beacons, pour cartographier les côtes guyanaises.

« Ils n’auront aucun problème à trouver du travail dans le secteur. Le métier est assez accessible, avec des possibilités d’évolution rapide et est rémunérateur », vante Alain Pomes. Des atouts que sont venues chercher les plus jeunes de la promotion : Mélina et Chloé, 23 ans. Ce dernier a travaillé dans les énergies renouvelables, à Bordeaux et en Espagne, avant de venir se former à Brest. «Je voulais être sur un bateau», explique-t-elle. Mélina, qui a grandi en région parisienne, est séduite par la pêche. D’autres ont des parcours encore plus atypiques, comme Éloïse, 29 ans, qui a quitté un fonds d’investissement à Dublin (Irlande) avec le rêve de devenir capitaine.

Le métier de marin est tout à fait accessible, avec possibilité d’évolution rapide et est rémunérateur.

Formation renouvelée en 2025

La première promotion brestoise est en tout cas une réussite pour le CEFCM avec près de 40 candidatures pour quinze places. « On peut déjà dire que nous poursuivrons la formation en février 2025 », annonce le directeur, pour qui la ville présente quelques atouts. « Historiquement, les formations maritimes et les lycées se font dans des ports de pêche, souvent plus difficiles d’accès pour les stagiaires qu’une ville comme Brest avec une gare, un aéroport et des transports en commun. Il y a aussi plus de travail», apprécie-t-il.

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