Un contrat de 4,5 milliards d’euros pour l’éolien offshore signé à Saint-Nazaire

Un contrat de 4,5 milliards d’euros pour l’éolien offshore signé à Saint-Nazaire
Un contrat de 4,5 milliards d’euros pour l’éolien offshore signé à Saint-Nazaire

RTE, gestionnaire du réseau haute tension en France, a signé ce jeudi avec le consortium des Chantiers de l’Atlantique et Hitachi Energy un contrat d’un montant de 4,5 milliards d’euros, notamment pour la construction de trois plateformes électriques destinées à équiper les futurs parcs éoliens offshore.

Cet “accord historique”, “d’une ampleur inédite pour RTE”, concerne la construction de plateformes offshore bien plus puissantes que celles actuellement construites, et destinées à équiper les parcs éoliens offshore de Normandie (Centre Manche 1 & 2) et d’Oléron, a annoncé les trois partenaires. En France, RTE est maître d’ouvrage des raccordements aux parcs éoliens marins.

L’accord a été signé lors de la visite du ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui a réaffirmé en Loire-Atlantique le soutien du gouvernement au développement de l’éolien offshore.

« Changement d’échelle »

Il concerne la construction de trois stations offshore ainsi que de stations de conversion électrique à terre.

Ces plateformes offshore à courant continu auront une puissance supérieure (1 250 MW) et une taille supérieure à celles à courant alternatif qui équipent actuellement les premiers parcs éoliens offshore français.

Ces infrastructures « symbolisent le changement d’échelle qu’implique la production d’électricité renouvelable en mer », et « positionnent la France dans le paysage des rares nations européennes capables de construire de grandes sous-stations électriques et des stations de conversion de courant continu (CCHT) en mer », souligne le communiqué de presse conjoint des trois signataires.

Le courant continu permet de transporter l’électricité en mer sur de très longues distances, et convient donc à la nouvelle génération de parcs offshore, plus puissants et parfois situés plus loin des côtes, où les vents sont plus forts. et plus régulier, expliquent-ils.

« La quasi-totalité des retombées économiques de la construction de ces plates-formes auront ainsi lieu en Europe, dont près de la moitié en France, notamment au sein des Chantiers de l’Atlantique, l’un des plus grands chantiers navals d’Europe », précise le communiqué. .

Les trois plates-formes offshore seront fabriquées à Saint-Nazaire aux Chantiers de l’Atlantique, qui ont déjà construit une dizaine de plates-formes offshore, bien que plus petites, pour la France et l’Europe.

Le gestionnaire du parc éolien au large de Groix nommé

Le communiqué ajoute que l’expertise d’Hitachi Energy dans ce type de technologie est « mondialement reconnue ».

Les Chantiers de l’Atlantique vont devoir doubler leur capacité de production de plateforme, via près de 100 millions d’euros d’investissement dans une extension, pour s’équiper notamment de la plus grande cellule de peinture d’Europe. Il pourra « capitaliser sur ses installations », notamment sa cale qui peut soulever jusqu’à 1 400 tonnes.

Lors de sa visite à Saint-Nazaire, le ministre a confirmé qu’un lauréat avait été désigné pour l’implantation du premier parc éolien flottant français entre Groix et Belle-Île-en-Mer (56), selon les informations de Ouest-France, mais ne révélera son nom que dans quelques jours. « Le groupement désigné propose un prix de revente du kilowattheure très bas », précise Bruno Le Maire. « Nous serons bien en dessous de 140 €. »

 
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