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le CNRS va déployer un réseau de 60 capteurs en Loire-Atlantique

le CNRS va déployer un réseau de 60 capteurs en Loire-Atlantique
le CNRS va déployer un réseau de 60 capteurs en Loire-Atlantique

Par Julien Bouliou
Publié le

2 et 24 mai à 15h52

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La pollution lumineuse perturbe le rythme biologique des animaux, les relations entre individus et les déplacements des espèces pour près de 30 % des vertébrés et 60 % des invertébrés.

Pour lutter contre ce qui est l’une des principales causes de l’érosion de la biodiversité, et mieux comprendre le phénomène, une équipe de chercheurs de l’Observatoire de l’environnement nocturne du CNRS va déployer en Loire Atlantique, dans le secteur du Parc Naturel Régional de Brièreun réseau d’une soixantaine de capteurs, photomètres, qui mesurent l’intensité lumineuse en temps réel.

Avec pour ambition à terme d’en faire « un outil d’aide à la décision en temps réel », présente Samuel Challéat, coordinateur de l’Observatoire de l’environnement nocturne, qui imagine « des systèmes d’alerte, lorsque les mauvaises conditions météorologiques, qui aggravent la pollution lumineuse, se conjuguent au passage de oiseaux migrateurs.

Qui veut accueillir un capteur ?

Le CNRS lance un appel à volontaires auprès des habitants du périmètre du Parc naturel régional de Brière pour accueillir l’un de ces capteurs, de la taille d’un petit coffret électrique.

Cela comprend les communes des marais de Brière jusqu’à Guérande et les villes côtières de Saint-Nazaire, Pornichet, Mesquer, Assérac ou La Baule-Escoublac.

Les capteurs seront déplacés sur la zone du Parc Naturel Régional de Brière, en vert foncé ©CNRS

« Le photomètre ne capture pas d’image et envoie simplement chaque minute, via Internet, les valeurs numériques de trois paramètres : la température ambiante, la température infrarouge du ciel et la luminosité du ciel nocturne », explique Samuel Challéat.

« Les données ainsi collectées sont des données publiques, disponibles en ligne en temps réel. »

Une première vague d’installation de capteurs est prévue pour la première quinzaine du mois de Juin 2024, puis à l’automne et au printemps 2025.

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Le CNRS lance un appel à volontaires pour héberger un photomètre à domicile ©CNRS

Parallèlement à cette initiative, le Parc naturel régional de Brière a lancé en 2023 un projet de grille noire, « visant à préserver et recréer un réseau écologique en faveur de la biodiversité nocturne ». Un travail de cartographie est en cours.

Utile : pour accueillir un capteur à domicile, toutes les informations et un questionnaire en ligne, à l’adresse suivante : https://tinyurl.com/rspl-briere.

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