Père et fils reconnus coupables de trafic d’êtres humains

Père et fils reconnus coupables de trafic d’êtres humains
Père et fils reconnus coupables de trafic d’êtres humains

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) sont sur la bonne voie. « Ils sont au sommet dans leurs trois missions essentielles : les soins, l’enseignement et la recherche », affirme leur ancien directeur général Bertrand Levrat, qui a mis fin à son mandat fin avril.

« Durant ces onze années, je n’ai jamais cessé de me demander si j’allais envoyer les membres de ma famille dans n’importe quel service. En cas de doute, je suis intervenu», note Bertrand Levrat dans un entretien-revue publié jeudi par le quotidien Le Temps. « Je remets les clés d’un hôpital d’excellence avec des professionnels très engagés », poursuit-il.

L’ancien directeur estime qu’il sort d’un hôpital en meilleure forme à son départ qu’à son arrivée. « Notamment parce que j’ai donné le goût et l’envie d’entreprendre aux gens durant mon mandat. J’ai introduit une culture d’entrepreneuriat à l’hôpital : chacun peut réaliser des projets s’il a une bonne idée », dit-il.

Un engagement extraordinaire

La crise du Covid a évidemment marqué son époque. « Personne de l’extérieur ne peut comprendre ce que nous avons vécu, les décisions que nous avons dû prendre. À un moment donné, il ne restait plus que trois jours d’anesthésie pour toute la Suisse romande», illustre-t-il. -il.

« Tout le monde a été extraordinairement engagé : les médecins et les soignants, mais aussi les femmes de ménage, les transporteurs et les cuisiniers. Et cela au fil du temps. Il y a eu sept vagues et nous avons accueilli près de 12 000 patients covid. Comme en Italie, nous étions au bord de la rupture. Une telle expérience marque autant qu’elle rassemble », souligne-t-il.

Et de constater que le « soutien des autorités politiques a été très fort. Nous avons subi des déficits importants, car nous avons dû nous mobiliser pleinement pour les patients covid au détriment des autres activités, chirurgicales notamment. C’est ce qui explique l’écart avec le budget. L’État a compensé nos pertes, à hauteur de plusieurs centaines de millions de francs.

les erreurs

Entre autres événements marquants, Bertrand Levrat cite le décès d’Adeline, qui l’a profondément marqué et affecté. « J’étais à la tête des HUG depuis trois mois lorsqu’elle a été assassinée (…).. Je n’ai pas l’impression d’avoir commis d’erreurs, mais j’ai été personnellement impliqué. J’ai beaucoup réfléchi à la situation, à ce que nous aurions pu faire mieux ou différemment.

Dans un contexte moins dramatique, Bertrand Levrat reconnaît s’être « trompé » en voulant changer les badges. « Une autre fois, j’étais aussi la risée de tous les salariés : les salaires de quelque 13 000 salariés étaient payés deux fois. On parle de 120 millions de francs ! (…). Nous avons récupéré tout l’argent. “Je n’avais rien à voir avec l’argent, mais en tant que réalisateur, j’étais responsable de tout.”

Transition assurée

Quant à la transition avec son successeur Robert Mardini qui prendra ses fonctions en septembre, elle est assurée par l’ensemble du management qui est « solide », certifie-t-il. « D’ailleurs, le directeur médical, Arnaud Perrier, reste justement pour cette raison jusqu’à la fin de l’année (…) avant de prendre sa retraite. Pour ma part, la décision n’a pas été prise sur un coup de tête. Après plus de dix ans dans l’institution, j’ai eu envie de réaliser d’autres projets.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

 
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