« Un ciel bleu comme une chaîne », un roman inspiré du double assassinat de Bastia-Poretta

« Un ciel bleu comme une chaîne », un roman inspiré du double assassinat de Bastia-Poretta
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– Valérie Van Oost, un mot sur votre parcours…

– Je suis originaire de la région d’Aix-Marseille. J’ai dû quitter la Méditerranée pour terminer mes études à Paris. J’ai longtemps été journaliste avant de devenir consultant éditorial. J’ai toujours eu une activité professionnelle liée à l’écriture, raconter des histoires sur le monde qui m’entoure, rencontrer des gens. C’est ce qui m’a toujours intéressé.

– Comment êtes-vous arrivée à l’écriture ? Des auteurs qui vous ont inspiré ?

– Il m’a fallu du temps avant d’oser commencer un roman et écrire des histoires plus personnelles. J’ai écrit des nouvelles, j’ai participé à des ateliers d’écriture. Mais ça m’a dérangé. Je me souviens qu’en lisant « Calm Chaos » de Sandro Veronesi, je me suis dit que j’aimerais pouvoir écrire un livre comme celui-là. Peut-être parce que son personnage principal observe les autres et perçoit ce que cachent les masques. Cela ressemble à ce que j’aime dans l’écriture ! J’apprécie beaucoup les auteurs italiens et je suis fasciné par la littérature russe.

– D’autres livres avant celui-ci ?

– J’ai publié deux romans, « Screaming Quietly » et « Russian Boys Never Cry ». Elles sont plutôt intimes, traversées de questions de maternité ou de non-maternité pour la première ; de filiation, crise d’adolescence et quête d’identité pour le second. La place que nous avons dans la société et les injonctions sociales sont des questions que l’on retrouve dans mes romans. Egalement dans « Un ciel bleu comme une chaîne ».

– Comment est née l’idée de ce roman sur double assassinat à l’aéroport de Bastia Poretta est-elle venue ?

– Lecture de l’article d’Ariane Chemin et Antoine Albertini dans Le Monde, « La double vie de Cathy la matonne ». Cette femme m’a absolument fasciné. J’ai immédiatement mis ces deux pages de côté, pour laisser mûrir le sujet. Mais j’étais sûr que j’allais en faire quelque chose un jour.

– Inédit mais sur fond de réalité… Comment vous êtes-vous plongé dans cette affaire ?

– J’ai voulu me démarquer de l’histoire du double homicide de Bastia Poretta. J’ai lu ce que rapportait la presse, mais j’ai utilisé l’affaire comme prétexte, comme trame de fond pour me concentrer sur un personnage inspiré de Cathy Sénéchal. J’ai inventé une rencontre imaginaire entre elle et un avocat commis d’office, transposant le dossier dans la région d’Aix et à la prison de Luynes. J’avais envie de détacher mon histoire de la Corse. La Corse ne peut pas être un simple décor, c’est une personnalité à part entière qui aurait pris le pas sur l’histoire que je voulais raconter. J’ai créé une Kathy, avec un K, en m’inspirant de sa fascination pour les émissions de télévision, comme Mafieuse. C’est un personnage qui cherche sa place, rêve d’un destin, d’une vie plus intense et se glisse dans une affaire de crime organisé comme si elle devenait une héroïne de fiction. Mon histoire raconte la rencontre de deux femmes qui, chacune pour leurs propres raisons, inventent des scénarios pour se faire une place dans la société, mais vivent dans des illusions.

– La Corse ?

– Comme je vous l’ai dit au début, je suis originaire de la région d’Aix-Marseille, une région très attachée à la Corse. Je me souviens encore de la toute première fois que j’ai vu apparaître Calvi au soleil levant depuis le ferry de Marseille. Depuis, je n’ai plus envie d’aller en Corse en avion !

– Projets ?

– J’ai une idée de roman qui germe et je cherche à adapter « Russian Boys Never Cry » en roman graphique. Mais je veux d’abord présenter aux lecteurs mes héroïnes et leur quête d’un morceau de ciel bleu.

 
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