Pratiques et politiques de traduction dans le roman policier 1945-1989 (Paris Nanterre) – .

Pratiques et politiques de traduction dans le roman policier 1945-1989 (Paris Nanterre) – .
Pratiques et politiques de traduction dans le roman policier 1945-1989 (Paris Nanterre) – .

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Colloque international – Pratiques et politiques de traduction dans la fiction policière (1945-1989)

Université Paris Nanterre, 24-25 octobre 2024

Organisé dans le cadre du projet ANR POLARisation (https://polarisation.hypotheses.org/), le Centre des sciences des littératures de langue française (CSLF), le Centre de recherche anglophone (CREA) et le Centre de recherche multidisciplinaire multilingue de la Université Paris Nanterre (CRPM), le colloque entend éclairer le rôle de la traduction dans la formation et l’affirmation des collections de littérature policière et la perception des grandes orientations du genre policier entre 1945 et 1989.

De nombreuses collections, comme « The Mask », la « Série Noire » et « Un Mystère », doivent leur essor à la traduction de romans étrangers, principalement britanniques et américains. La traduction a façonné l’identité de ces recueils et, à travers elle, a conditionné une certaine perception de la fiction policière et de ses principales catégories génériques. Les romans qui y sont publiés sont généralement le résultat d’une série d’opérations de sélection, de découpage, de réécriture, de domestication et de nivellement culturel et linguistique que révèle une double analyse du système des traductions, en reconstituant les conditions matérielles du processus de traduction ou en étudiant la traduction. choix au niveau linguistique et textuel.

Compte tenu de la prépondérance de ces pratiques dans l’édition française, l’absence, ou la faible proportion, de traductions dans d’autres séries (comme « Spéciale Police » ou « Espionnage » aux éditions Fleuve Noir) peut être interprétée comme un geste de refus, face à du tropisme anglo-saxon, de leurs grands concurrents de l’époque. Vu sous cet angle, l’ensemble du champ de l’édition française de littérature criminelle apparaît sous influence étrangère, conditionné par des pratiques et politiques traduction/non-traduction d’un genre largement international.

Une fois ce constat posé, d’autres questions se posent, contribuant à éclairer l’objet de la conférence :

Que/qui traduisons-nous ? Dans quelle mesure la sélection des œuvres et des auteurs à traduire répond-elle à la fois aux besoins du processus de sérialisation et aux dynamiques et politiques éditoriales nationales ou internationales ? Comment traduisons-nous ? Quelles sont les stratégies de traduction adoptées et quel est leur impact sur la construction générique, l’orientation narrative, la coloration politique ou idéologique, les représentations de classe, de genre ou de race ? Comment se transforment-ils au fil du temps ou selon le cadre éditorial ? Peut-on identifier une identité sérielle des traductions liées aux collections ? Qui traduit ? Quel est le profil (professionnel, relationnel, artistique, linguistique, etc.) du sujet traducteur et dans quelle mesure son travail prend-il une forme individuelle, collective, collaborative ou éditoriale ? Quel rapport entre la traduction et l’émergence d’une nouvelle « langue criminelle » française ? Quelle interaction entre la langue des romans traduits et celle des romans pseudo-traduits ou écrits directement en français ? Que doit la langue des auteurs à celle des traducteurs ? À l’inverse, comment le langage criminel déjà instruit influence-t-il les choix de traduction ?

Afin de répondre à ces questions, le champ de ce colloque sera également ouvert aux études relatives aux collections d’autres pays, qui pourront prendre la forme de comparaisons entre leurs stratégies de traduction et celles des collections françaises, ou d’analyser leurs politiques de traduction. traduction de romans policiers français.

Ces thèmes généraux peuvent être abordés sous diverses perspectives, tant macrologiques que micrologiques. A titre indicatif, nous pouvons nous concentrer sur les points suivants :

  • stratégies de sélection et politiques de traduction ;
  • besoins de traduction dans les collections, évolution entre 1945 et 1989 ;
  • rôle de la traduction dans la construction d’une lingua franca policière ;
  • traduction intersémiotique (paratexte et couvertures) ;
  • traductions et retraductions ;
  • traduction et pseudo-traductions ;
  • éditeurs, agents, auteurs, traducteurs : traduire les sujets et leurs relations ;
  • marché de la traduction ;
  • traduction et questions idéologiques et sociales (genre, classe, race, bienséance, censure) ;
  • questions linguistiques et stylistiques (argot, variantes vernaculaires, etc.) ;
  • analyse comparative des politiques de traduction des éditeurs français et étrangers.

Des propositions de communication, 250 mots maximumen anglais ou en français, accompagné d’une note biographique d’environ 100 mots, doit être envoyé avant le 30 juin 2024 à Adrien Frenay, Lucia Quaquarelli et Benoît Tadié.

Les réponses seront envoyées avant 15 juillet 2024. La conférence aura lieu en personne.

Conférence internationale – Pratiques et politiques de traduction dans la fiction policière (1945-1989)

Université Paris Nanterre, 24-25 octobre 2024

Organisé dans le cadre du projet de polarisation (https://polarisation.hypotheses.org/), financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), le Centre des Sciences des Littératures en Langue Française (CSLF), le Centre de Recherches Anglophones (CREA) et du Centre de Recherches Pluridisciplinaires Multilingues de l’Université Paris Nanterre (CRPM), ce colloque entend explorer le rôle de la traduction dans l’émergence et la formation des empreintes du polar entre 1945 et 1989 et, plus généralement, dans la perception des principales tendances de la fiction policière sur la même période, avec un focus principal sur les empreintes françaises et un focus comparatif sur celles des autres pays.

Les maisons de romans policiers les plus connues en France, comme « Le Masque », la « Série Noire » et « Un Mystère », doivent leur premier succès et leur croissance à la traduction de fictions étrangères, principalement de romans britanniques. et les États-Unis. Si la traduction a contribué à façonner l’identité de ces lignes éditoriales, elle a également conditionné la perception du roman policier et de ses principales tendances génériques. Dans le même temps, la traduction dans ces publications reposait sur un large éventail de processus qui se chevauchaient, depuis la sélection des titres jusqu’à l’édition, le découpage, la réécriture des textes et d’autres formes d’adaptation culturelle et linguistique. Ces processus ne sont pas toujours apparents aux yeux contemporains, même s’ils ont été essentiels dans la formation des identités des empreintes du roman policier en France. Ils peuvent être mis en lumière, aujourd’hui, en s’intéressant aux conditions historiques et matérielles du processus de traduction et en considérant les choix opérés par les éditeurs et les traducteurs au niveau linguistique.

Compte tenu de l’importance de la traduction dans ces lignes éditoriales, l’absence, ou la quasi-absence, de traductions dans d’autres publications (comme « Spécial Police » ou « Espionnage » de Fleuve Noir) peut être interprétée comme une contre-affirmation de l’identité de genre, contrastant avec les tendances anglo- ou américanophiles de leurs principaux concurrents. Vu sous cet angle, l’ensemble du champ de l’édition policière en France apparaît ainsi sous influence étrangère, conditionné par le choix de traduire ou non les produits d’un champ largement international.

Cet aperçu conduit à des questions plus spécifiques, auxquelles la conférence cherche à répondre :

1) Quoi/qui est traduit ? Dans quelle mesure la sélection des œuvres et des auteurs à traduire reflète-t-elle le besoin des différentes maisons de polar de construire une série cohérente et de construire une identité générique dans le domaine du polar ?

2) Comment traduire ? Quelles stratégies de traduction sont adoptées et quel impact ont-elles sur la construction générique, les possibilités narratives et les représentations idéologiques (y compris la classe, le genre ou la race) dans la fiction policière ? Comment ces stratégies sont-elles impactées par les changements historiques ou éditoriaux ? Dans quelle mesure l’identité générique de chaque marque dépend-elle de sa politique et de ses pratiques de traduction ?

3) Qui traduit ? Quels sont les parcours professionnels, culturels, linguistiques des traducteurs et dans quelle mesure leur travail est-il individuel, collectif ou collaboratif ?

4) Quelle est la relation entre la traduction et l’émergence d’une nouvelle « langue criminelle » française ? Quelle est l’interaction entre la langue des romans traduits et celle des romans pseudo-traduits ou écrits directement en français ? Que doit la langue des auteurs à la langue des traducteurs ? À l’inverse, comment la langue des productions littéraires françaises dans le domaine du polar influence-t-elle les choix de traduction ?

Afin de mieux aborder ces questions, le colloque sera également ouvert aux études de traduction dans les empreintes policières d’autres pays que la France ; celles-ci peuvent soit s’appuyer sur des comparaisons entre leurs politiques et celles des maisons d’édition françaises, soit s’intéresser à leurs choix en matière de traduction du roman policier français.

Ces thèmes et d’autres qui leur sont liés peuvent être abordés sous diverses perspectives, tant macrologiques que micrologiques, en utilisant l’analyse des mégadonnées ou la lecture attentive de textes individuels. A titre d’illustration, les points suivants peuvent être abordés :

  • les politiques de sélection et de traduction des corpus ;
  • les lignes directrices éditoriales pour la traduction des romans policiers et leur évolution entre 1945 et 1989 ;
  • le rôle de la traduction dans la construction d’une « langue criminelle » française ;
  • traduction intersémiotique (paratextes et couvertures) ;
  • traductions et retraductions ;
  • traductions et pseudo-traductions ;
  • les relations entre éditeurs, agents, auteurs et traducteurs ;
  • le marché de la traduction ;
  • traduction et questions idéologiques et sociales (genre, classe, race, convenance, censure, etc.) ;
  • les questions linguistiques et stylistiques (par exemple l’utilisation de l’argot, des variantes vernaculaires, etc.) ;
  • analyse comparée des politiques de traduction des éditeurs et rédacteurs de romans policiers français et étrangers

Afin d’explorer ces perspectives, cette conférence invite à des communications de 20 minutes, en anglais ou en français. Veuillez soumettre des propositions de jusqu’à 250 motsaccompagné d’une biographie d’environ 100 mots, par 30 juin 2024 à Adrien Frenay, Lucia Quaquarelli et Benoît Tadié.

Des notifications d’acceptation seront envoyées d’ici le 15 juillet 2024. La conférence est prévue comme un événement en personne.

 
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