qui est Germanicus, le vainqueur des « barbares » célébrés à Nîmes ? – .

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Eric Dars, historien et co-auteur de Germanicus et la colère barbare, explique l’importance de ce chef militaire, adoré puis oublié.

Est-il difficile de renouveler année après année les scénarios de reconstruction ?

Je vais vous donner une réponse de Normand. Oui et non. Non, car l’histoire de Rome est riche. Oui, parce que nous nous imposons des contraintes. L’épisode doit être antérieur à 122, puisqu’on raconte que c’est l’empereur Hadrien qui proposa cette reconstitution dans les arènes de Nîmes. Et que ce soit forcément à la gloire de Rome…

L’année dernière, les Journées romaines ont retracé le parcours de Vercingétorix, une superstar ! Germanicus est moins connu…

Oh oui, ce n’est pas une superstar. Et pourtant, c’est peut-être le seul qui ait été adulé par le peuple et par les sources. En réalité, il existe deux Germanicus. Le père, Drusus, avait reçu le titre de Germanicus à titre posthume, à la suite de ses campagnes victorieuses en Germanie. Son fils, Caius Julius, hérita du titre. Mais il n’a presque jamais combattu les Allemands.

Mais alors… pourquoi lui ?

Parce qu’il coche toutes les cases ! Il est beau, intelligent, un bon poète, un bon stratège, un bon homme politique, un bon diplomate… Mais il n’a jamais régné. Sa famille a du prestige. Son père, bien sûr, son épouse Agrippine, qui est la petite-fille d’Auguste et à qui l’on attribue un certain nombre de vertus. Ensemble, ils forment un couple parfait. Mais son oncle Tibère voit d’un mauvais oeil la ferveur pour ce couple. C’est probablement pour cela qu’il a décidé de l’envoyer en Allemagne.

Quel est le contexte ?

Nous sommes au tout début du premier siècle après JC. Les Allemands viennent de gagner la bataille de Teutoburg. 20 000 légionnaires y perdirent la vie. Ils ont réussi à gagner cette bataille grâce à Arminius. Un enfant allemand élevé à Rome… qui va se retourner et permettre aux Allemands de gagner… Les Romains veulent se venger. Mais sur place, les légionnaires ont peur. Il y a un vent de révolte. Tibère a certainement envoyé Germanicus là-bas pour échouer. Mais ce ne sera pas le cas.

Comment se porte-t-il?

Il parvient à calmer les légions, à les remettre en rang et bat les Allemands d’Arminius avec deux défaites monumentales. Son oncle n’aime pas trop ça… Tibère lui demandera de partir en Syrie en espérant, là aussi, que les choses tournent mal. Curieusement, Germanicus tomba malade un an plus tard, à Antioche. Sa femme Agrippine dira qu’il fut empoisonné par Tibère. Le peuple de Rome priera dans tous les temples de Rome pour sa survie. Mais il finit par mourir. Les temples seront incendiés par les Romains, en colère contre les Dieux qui ne l’ont pas sauvé.

Que reste-t-il de lui dans l’histoire ?

Cette période est importante. Après ces deux batailles, les Romains ne reviendront plus étendre leur territoire en Germanie. D’une manière ou d’une autre, les Allemands obtinrent néanmoins une victoire décisive à Toteburg. Armenius reste connu en Allemagne. Il fut très célébré dans les années 1930… Mais Germanicus reste connu uniquement des historiens et de ceux qui s’intéressent à la Rome antique. Pourtant, il y a de tout dans cette histoire…

Comment avez-vous sélectionné l’acteur qui incarnera Germanicus (Quentin Isabellon, NDLR) ?

Nous avons fait un casting. On avait une idée de sa stature, de son positionnement. Il fallait que ce soit crédible. Car à part les scènes de guerre, il y a aussi des déclarations d’amour.

 
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