Un plan de retour au pouvoir qui « choque » et « insulte » les fonctionnaires fédéraux

À peine annoncée par le Conseil du Trésor, la nouvelle orientation encadrant le retour au bureau de trois jours pour les travailleurs de la fonction publique suscite déjà une farouche opposition de la part des principaux syndicats de fonctionnaires fédéraux.

Nos membres sont extrêmement frustrés, puis insultés, et pour causea réagi le vice-président exécutif régional de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), Alex Silas, à l’émission Sur place.

Alex Silas, vice-président exécutif régional de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Le représentant syndical s’est dit surpris par cette décision gouvernementale, qui n’est pas consensuelle. La semaine dernière, nous avons demandé en face au gouvernement que nous entendions des rumeurs selon lesquelles la politique allait changer. On nous a dit nonil confie.

Il s’agit d’un acte de mauvaise foi de la part de l’employeur. Ensuite, faites-le lors de la Journée internationale des travailleurs. C’est insultant pour les travailleurs de la fonction publique fédérale.

Une citation de Alex Silas, vice-président exécutif régional de l’Alliance de la Fonction publique du Canada

Dans un communiqué, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) se dit opposé à le retour hypothétique et soudain au bureau trois jours par semaine d’ici septembre.

L’IPFPC continuera de s’opposer à un régime unique de retour au pouvoir qui n’est pas étayé par des preuves solides, et défendra ce qui nous a été promis : une formule hybride sur mesure qui prend en compte les circonstances uniques et les exigences professionnelles des employés », « texte » : « L’IPFPC continuera de s’opposer à un régime unique de retour au pouvoir qui n’est pas étayé par des preuves solides, et de défendre ce qui nous a été promis : une formule hybride sur mesure, qui prend en compte les circonstances uniques et les exigences professionnelles des employés. “}}”>L’IPFPC continuerons de nous opposer à un régime unique de retour au pouvoir qui n’est pas étayé par des preuves solides, et de défendre ce qui nous a été promis : une formule hybride sur mesure, qui prend en compte les circonstances uniques et les exigences professionnelles des salariés.écrit leIPFPC.

Du côté de l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP), on parle d’une décision catastrophique. Cette annonce est une catastrophe. Nous sommes choqués par cette décision qui a été prise en secret, sans concertation et sans motif valabledéclare son président Nathan Prier.

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Le président de l’Association canadienne des employés professionnels (ACEP), Nathan Prier.

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Le groupe syndical promet de se joindre à ses adhérents pour lutter contre cette décision qui selon lui ignore le bon sens.

Force est de constater que le gouvernement manque de vision et de cohérence. Notre confiance n’a jamais été aussi faible. Nous ne nous laisserons pas faire

Une citation de Nathan Prier, président de l’Association canadienne des employés professionnels

L’ACEP a également lancé une pétition en ligne pour inviter ses membres à protester contre cette nouvelle mesure auprès de la ministre Anita Anand et des membres de la Chambre des communes. Cela représente déjà plus de 9 000 lettres envoyées.

Une mesure qui entre en vigueur en septembre

Comme annoncé il y a quelques jours, le retour aux trois jours de mandat pour les fonctionnaires fédéraux se précise avec cette mise à jour du modèle commun de travail hybride publiée mercredi.

Le plan exige une présence au bureau de 60 % de l’horaire régulier des fonctionnaires sur une base hebdomadaire ou mensuelle. L’application de ces conseils contribuera à garantir que les fonctionnaires disposent des outils nécessaires pour réussir sur place et à distance.indique le Conseil du Trésor.

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Anita Anand, présidente du Secrétariat du Conseil du Trésor (photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Olivier Plante

Les cadres devront également être présents au bureau au moins quatre jours par semaine, selon la nouvelle règle. La mise en œuvre de ce modèle de travail hybride entrera en vigueur le 9 septembre 2024.

Une surveillance rapprochée en vue

Selon les nouvelles règles annoncées, les administrateurs généraux seront responsables de mettre en œuvre des régimes de vérification et de conserver les données sur les ressources humaines de leur ministère ou organisme.

afin que des données ministérielles agrégées puissent être obtenues », « texte » : « La présence sur place pourrait être mesurée à l’aide des données des tourniquets, des rapports de fréquentation actuels et/ou des données de connexion au protocole Internet (IP) pour pouvoir obtenir des données ministérielles agrégées »} }”>La présence sur place pourrait être mesurée à l’aide des données des tourniquets, des rapports de présence actuels et/ou des données de connexion au protocole Internet (IP) pour fournir des données ministérielles agrégées.peut-on lire dans le document préparé par le Conseil du Trésor.

Rappelons qu’en 2023, le Conseil du Trésor avait établi que les fonctionnaires fédéraux devaient travailler en présentiel au moins deux jours par semaine. Cette mesure a été mise en place deux ans après l’instauration du télétravail dans la fonction publique en raison de la pandémie de COVID-19.

Avec les informations d’Estelle Côté-Sroka

 
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