aux côtés des vendeurs de muguet à Dijon, un métier éphémère d’un jour

aux côtés des vendeurs de muguet à Dijon, un métier éphémère d’un jour
aux côtés des vendeurs de muguet à Dijon, un métier éphémère d’un jour

LE Le 1er mai rime avec le Muguet ! Ces petits brins aux fleurs en clochettes sont vendus à tous les coins de rue sur des petits stands improvisés le temps d’une journée, qui permettent à certains d’en fabriquer. argent de poche ou un petit revenu supplémentaire pas négligeable.

Il y a ceux pour qui c’est un tradition : Corinne vend du muguet chaque 1er mai depuis plus de vingt ans : « C’est familial, je le vends avec mes enfants et mes petits-enfants !dit-elle fièrement. “Ils perpétuent la tradition et cela leur apprend aussi que dans la vie, tout n’est pas gratuit et qu’il faut retrousser ses manches pour avoir de l’argent.” Comme toute vendeuse de muguet, Corinne a son coin secret et ses petites astuces : « On va le récupérer près de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux »confie-t-elle. « Nous l’avons récolté lundi et mardi et l’avons conservé au frais : la nuit, nous l’avons sorti et le jour, nous l’avons gardé à l’abri de la lumière pour qu’il ne s’abîme pas !

Et ce n’est pas le passage de la traditionnelle manifestation du 1er-Mai qui l’arrêtera : « Quand le cortège passe, il y a un peu moins de ventes parce que les gens regardent, mais une fois l’événement parti, les ventes reprennent sans problème !

Marcel vend du muguet avec son père à Dijon depuis 40 ans. © Radio-France
Phéline Leloir-Duault

Pour Marcel, c’est avant tout l’opportunité de se faire un petit complément de revenus, “joindre les deux bouts”. Il vend du muguet depuis 40 ans avec son père, et maintenant sa sœur. « C’est la tradition, nous la perpétuons ! Il faut être motivé, c’est du travail mais ça rapporte un peu d’argent »il explique.

Un peu d’argent de poche pour les vacances

Arthur a choisi d’implanter son stand de muguet sauvage, récolté près de Chalon-sur-Saône, au milieu de la manifestation. “C’est une cause qui me plaît, pour les mouvements sociaux, donc je viens pour ça et aussi pour vendre du muguet au profit de mon association universitaire qui lutte pour la diversité”, il dit. Sur ce qu’il va récolter, il le partage en deux avec son camarade : « 50 % pour l’association et 50 % pour nous, pour partir en vacances en Angleterre pour améliorer notre anglais ! L’année dernière, nous avons récolté 350 euros et là, nous espérons faire un peu plus.

Arthur et Alban ont installé leur stand de muguet en pleine manifestation du 1er mai. © Radio-France
Phéline Leloir-Duault

Pour d’autres, c’est l’occasion de défi entre amis : « Chacun a son bassin et celui qui vend garde l’argent de sa vente », indique Xavier. Accompagnés de son ami Valentin, et rejoints par son cousin Hugo, ils offrent leur brin de muguet aux passants place Darcy. “Je fais ça depuis trois ans”dit Hugo, “Ça permet de gagner un peu d’argent et c’est seulement sur une journée, donc ce n’est pas trop contraignant.”

Et ils ont déjà leurs techniques pour trouver et conserver le muguet : « On le cherchera du côté d’Auxonne ou de Citeaux mais il faudra bien chercher ! Parce qu’en plus, ça a ouvert un peu plus tôt à cause de la chaleur »explique Hugo. “Il faut le conserver dans une chambre froide, sans lumière, pour qu’il ne se flétrit pas”, ajoute Xavier. Et même les techniques un peu farfelues : “Certains disent qu’il faut mettre de l’aspirine dans l’eau pour booster le muguet, mais je ne suis pas convaincu”, sourit Hugo. Et l’argent des ventes ? Il servira soit à acheter des vêtements, soit pour les vacances d’été, «À Salou, Espagne»espère Hugo.

 
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