A Yverdon, le président de l’UDC locale écope de 15 mois de prison avec sursis

A Yverdon, le président de l’UDC locale écope de 15 mois de prison avec sursis
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Coupable de faux en titres, Christophe Loperetti a également été condamné pour deux autres affaires, l’alcool au volant et la détention dans des « conditions déplorables » de deux chevaux à Grandson. Cela lui a valu une peine de 90 jours-amende de 30 francs, assortie également de deux ans de prison avec sursis.

« Pure philanthropie »

Les juges l’ont également condamné à payer une dette compensatoire de 3’000 francs et une amende de 300 francs. Les frais du dossier, environ 12’000 francs, sont également à sa charge. La peine adoptée par la Cour est légèrement inférieure à celle demandée par le ministère public, qui avait requis 19 mois de prison avec sursis pour les trois affaires.

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Mercredi matin devant ses juges, Christophe Loperetti s’est défendu en déclarant avoir agi “idéalement”, dans le seul but d’aider “des personnes privées de leurs droits fondamentaux parce qu’elles refusaient de se faire injecter un vaccin expérimental”. Il a assuré n’avoir jamais réalisé de profit, ni réalisé l’illégalité de ce trafic. « Je ne m’en rendais pas compte, tout était flou à l’époque. Je ne recommencerais pas aujourd’hui », a-t-il déclaré.

avocat David Vaucher a également affirmé que son client avait agi « par pure philanthropie », qu’il avait seulement voulu, « à tort ou à raison », s’opposer « aux restrictions de liberté » pendant la pandémie.

« un trafiquant de drogue »

L’avocat a également accusé un “acharnement” à l’encontre de Christophe Loperetti, “un homme politique inquiétant”. Selon lui, il paierait aussi ses liens d’amitié avec son prédécesseur à la tête de l’UDC locale, Ruben Ramchurn, “le trublion” de la vie politique yverdonnoise et un habitué de la justice.

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Le procureur Christian Maire a fermement réfuté ces accusations « politiques », les jugeant « imprudentes et inappropriées ». Sur le fond de l’affaire, il a affirmé que Christophe Loperetti n’était pas un « défenseur des libertés et un philanthrope », mais que son comportement s’apparentait à celui d’un « trafiquant de drogue ».

Il a estimé que Christophe Loperetti avait agi « par cupidité sous couvert d’idéaux, au mépris de la santé publique ». Selon ses calculs, le prévenu, alors au chômage et en difficulté financière, aurait réalisé un bénéfice compris entre 2’450 et 12’250 francs.

Agé de 36 ans et éducateur de formation, Christophe Loperetti a débuté la politique dans les rangs socialistes avant de rejoindre les Vert’libéraux, puis l’UDC. Il siège au Conseil communal depuis 2021. Président de l’UDC d’Yverdon depuis l’année dernière, il a été reconduit à ce poste il y a quinze jours, lors de l’assemblée du parti.

 
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