Le Suisse Logitech à la recherche d’un second souffle

Le Suisse Logitech à la recherche d’un second souffle
Le Suisse Logitech à la recherche d’un second souffle
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Au Parc d’Innovation de l’EPFL, à Ecublens près de Lausanne, Suisse, le 30 avril 2024. DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Il était temps pour elle de sortir de l’ombre. Nommé le 1euh Décembre 2023, à la tête de Logitech, l’un des leaders mondiaux des périphériques informatiques, la Néerlandaise Hanneke Faber s’est exprimée publiquement pour la première fois, mardi 30 avril, à l’occasion de l’annonce des résultats annuels de l’entreprise. Chemin faisant, elle en a profité pour exposer la stratégie qu’elle entendait mettre en œuvre pour l’entreprise.

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L’entreprise lausannoise a, comme prévu, annoncé des revenus pour l’exercice décalé 2023-2024, clos fin mars, en baisse de 5% par rapport à l’exercice 2022-2023, à hauteur de 4,3 milliards de dollars (4 milliards d’euros). Signe d’une reprise de l’activité, les revenus sont repartis à la hausse (+5%) au premier trimestre.

Après l’épidémie de Covid-19, qui a poussé les ménages et les entreprises à s’équiper en matériel informatique, ces chiffres sont lus en interne comme un atterrissage en douceur par rapport à la période pré-pandémique. En 2019-2020, ses revenus étaient inférieurs à 3 milliards de dollars, puis ils ont bondi pendant deux ans au-delà des 5 milliards de dollars. Logitech prévoit une croissance des revenus comprise entre 0 et 2 % seulement pour 2024-2025.

Catalogue premium

C’est à Hanneke Faber de relancer la machine. Son arrivée intervient après que son prédécesseur, l’Américain Bracken Darrell, ait annoncé le 13 juin 2023, à la surprise générale, et au travers d’un simple communiqué publié dans la nuit, sa démission avec effet immédiat. Le lendemain, l’action Logitec plongeait de 12% à la Bourse de Zurich. Une brève vague de panique qui en dit long sur l’estime des investisseurs pour ce dirigeant et les inquiétudes quant à sa succession. Et pour cause : d’une entreprise au bord de la faillite lorsqu’il l’a rejoint en avril 2012, il a réussi à faire monter Logitech au sein du SMI, l’indice boursier qui regroupe les 20 principales valeurs cotées en Suisse.

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Sous sa direction, Logitech a surtout réussi à construire un catalogue premium sur un marché de périphériques souvent similaire aux produits de base. Travaillant sur le design et l’ergonomie, la marque peut vendre des souris près de 100 dollars. Elle a également réussi à percer sur le marché du jeu vidéo, avec des produits de précision (casques, souris, claviers, simulateurs) destinés aux joueurs intensifs. Cette division représente désormais près de 20 % des revenus de Logitech.

Enfin, l’entreprise a également tenté de percer dans le domaine des enceintes portables, en rachetant Ultimate Ears en 2008. Avec des résultats qui, plus d’une décennie plus tard, restent insuffisants.

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