lors du cortège du 1er mai à Nice, la colère est aussi étudiante

lors du cortège du 1er mai à Nice, la colère est aussi étudiante
lors du cortège du 1er mai à Nice, la colère est aussi étudiante

Du muguet, oui, mais des roses aussi. Parce qu’ils ont des épines et que les sujets abordés ne manquent pas. Même si l’affluence n’est pas comparable à l’année dernière – en plein mouvement de réforme des retraites – syndicats, partis politiques et manifestants défilent ce mercredi 1er mai dans le centre-ville de Nice.

Energie, santé, commerce, éducation, retraités… Angers converge pour marcher “contre l’austérité”. Dans la foule, les générations se côtoient. Le plus jeune? Ils sont là. « Nous nous mobilisons pour soutenir les revendications des travailleurs, quels qu’ils soient »» raconte Lucas, 17 ans, étudiant en histoire.

Politique et conflits

Difficile de ne pas rejoindre le mouvement pour cette génération dont l’avenir semble nuageux, à l’image de la météo actuelle. « Nous sommes aussi là pour protester contre la politique en place, mais aussi contre les conflits »résume Juliette, 19 ans, en faisant référence aux drapeaux palestiniens qui flottent.

Photo Frantz Bouton.

Dans le cortège : les gens mobilisés pour exiger un cessez-le-feu à Gaza, scandent « Arrêtez le génocide ». « Le climat actuel est compliqué et certaines mesures ajoutent de la tension. Comme le couvre-feu pour les mineurs à Nice par exemple… »continue Juliette.

Des étudiants oubliés ?

Prendre en compte les besoins des jeunes ? Cela ne semble pas être la priorité des pouvoirs publics. « Nous continuons d’alerter sur la précarité étudiante mais en réalité elle s’aggrave. Une augmentation de 3,5 % des loyers du Crous a été récemment votée. On ne peut pas d’un côté ouvrir des épiceries solidaires et valider ce type d’augmentation”soutient Augustin Jarc, trésorier du Front populaire étudiant.

«En plus, la rénovation des logements ne suit pas»ajoute Quentin Voirin à ses côtés. « Les étudiants sont des travailleurs et ils luttent. Nous demandons un salaire de 1 100 euros, c’est le seuil de précarité, pour permettre à chacun de vivre. Ce n’est pas facile de gérer ses études et de travailler pour subvenir à ses besoins”rappelle le syndicaliste.

« Les aides permettent à peine de se nourrir. Avec l’inflation, c’est encore pire. Et même si tu réussis, tu ne fais rien après.”dit Quentin Voirin qui espère un autre avenir, un peu plus radieux pour sa génération et celles qui suivront.

Mais combien de 1er mai faudra-t-il ?

 
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