pourquoi le parc Maourine est devenu un « parc à crottes » ? – .

pourquoi le parc Maourine est devenu un « parc à crottes » ? – .
pourquoi le parc Maourine est devenu un « parc à crottes » ? – .

l’essentiel
Souillé par les crottes de chiens, le Parc de la Maourine devient « le parc à crottes ». Les marcheurs expriment leur ras-le-bol. La Ville constate le manque total de civisme de la part des propriétaires de chiens.

Alexandrine, habitante du quartier Borderouge à Toulouse, aime se promener dans le parc Maourine. Pourtant, depuis la période Covid, elle en a assez de la saleté de cet espace vert, causée principalement par les crottes de chiens. « J’adore les chiens mais retrouvant régulièrement leurs excréments, je m’en passerais bien », déclare-t-elle.

Pour elle, les promeneurs et propriétaires de chiens, en laissant tout par terre malgré les poches et caniparks dont ils disposent, manquent de civisme. « Faire coexister chiens et promeneurs, ce n’est pas évident, affirme-t-elle. “J’ai également écrit à la Ville pour signaler le problème mais je n’ai reçu aucune réponse.”

Cette situation embarrasse de nombreux promeneurs à Maourine. «C’est devenu trop sale, malgré les zones réservées aux chiens», raconte un autre habitué des lieux. S’asseoir sur l’herbe est devenu quasiment impossible sans se salir. Le parc est désormais appelé « le parc à crottes ». Pas très joli pour un écrin aussi verdoyant ! Chacun vit dans sa bulle, sans se soucier du bien-être des autres.

Des gardes, des patrouilles seraient nécessaires

Bernard Cholet, président du comité de quartier Borderouge-Izards-Trois Cocus, estime pour sa part « que ce problème pourrait être résolu par la surveillance de gardiens ou de policiers municipaux à vélo. Ils ont ainsi pu constater que de nombreux chiens ne sont pas tenus en laisse. Des animaux qui peuvent effrayer les visiteurs et qui font souvent leurs besoins, loin de la vue de leurs propriétaires. Une campagne d’affichage pourrait également sensibiliser les propriétaires de chiens.

Et ce responsable associatif ajoute que « la politique complètement répressive comme Béziers où le maire Robert Ménard, proche du RN, impose 122 € aux propriétaires dont le chien a été confondu grâce à l’ADN de ses excréments, ne révèle aucun résultat probant. Rien ne vaut le civisme. »

Au Capitole, la maire d’arrondissement, Valérie Jacquet Violleau prend le sujet très au sérieux. « Créé en 2003, le Parc de la Maourine, zone humide naturelle, est un domaine de 14 hectares dont 8,5 hectares d’espaces verts et 12 km de sentiers piétonniers. Via le principe de « gestion différenciée » qui permet à la nature de se régénérer », rien n’est laissé à l’abandon. La propreté du parc est régulière : les services de la ville passent deux fois par semaine avec une vigilance accrue, notamment autour des zones d’équipements sportifs (travaux de voirie)”, insiste. élu. « Quant aux chiens, deux caniparks et distributeurs de sacs sont disponibles. C’est aux propriétaires de les utiliser. Mais il est vrai qu’il existe beaucoup d’incivilités. La Ville va également installer de nouveaux distributeurs de sacs à excréments et mettre en place des patrouilles. Nous faisons appel à la citoyenneté de chacun. En cas de problème, chacun peut contacter Allô Toulouse », conclut-elle.

 
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