la vente de la maison familiale pourrait être à l’origine de l’assassinat

la vente de la maison familiale pourrait être à l’origine de l’assassinat
la vente de la maison familiale pourrait être à l’origine de l’assassinat

Au lendemain du drame, voisins et connaissances du meurtrier étaient sous le choc et décrivaient un homme jovial, gentil, engagé et passionné de sport.

Et s’il fallait se tourner vers la maison familiale « Las Caladas », située sur les hauteurs de Castelnau-le-Lez, pour l’origine du drame qui a eu lieu ce mardi 20 février, peu avant 14 heures, sur la place de devant le tribunal judiciaire de Montpellier, place Pierre-Flotte ?

En l’occurrence, deux coups de feu mortels. Un homme de 72 ans, Jacques B., a tiré dans la tête à bout portant de son ex-femme, Marie-Pierre J., 66 ans, avant de retourner l’arme contre lui.

Un acte prémédité

Une scène atroce confirmée par l’utilisation du système de vidéoprotection du tribunal qui montre que le septuagénaire, assis sur un banc, attendait l’arrivée de son ex-compagne pour tirer et commettre l’irréparable.

Les ex-époux, divorcés par jugement du 27 septembre 2016, confirmé par un arrêt de la cour d’appel du 24 mai 2018, étaient attendus ce jour-là par le juge aux affaires familiales aux fins de liquidation des intérêts patrimoniaux.

Une « liquidation-partage » qui touche à sa fin

En effet, « depuis le 4 octobre 2019, le tribunal civil a été saisi d’une demande de liquidation-partage de la communauté par la victime »a révélé le procureur de la République, via communiqué.

« Demande ayant été suivie de plusieurs décisions tant du tribunal que de la cour d’appel. Après un jugement définitif rendu le 26 janvier 2024 par la cour d’appel de Montpellier, ils ont été de nouveau convoqués, ce mardi, devant le juge aux affaires familiales. Pour la décision finale. Sauf que faute de liquidités pour préserver cet immeuble hérité des parents de Jacques B., la vente semblait inévitable…

Ça marchait sur lui, il ne voulait pas lâcher prise

“Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai été abasourdi”confie un de ses voisins. « Nous ne prenions pas de repas chez l’un l’autre tous les soirs, mais nous étions ensemble depuis des années et nous nous aimions bien. Jacques était une personne gentille, serviable, extravertie et joviale. “

« Un jour, il m’a confié que son ex-femme voulait la moitié de sa maison mais qu’il ne voulait pas abandonner. Cela le dérangeait. Cette maison appartenait à sa famille et avait pour lui un fort caractère sentimental. Quant à moi, il n’a pas supporté le délai qui approchait et a eu un accident vasculaire cérébral.

Jusqu’à ce jour désastreux où il sombra dans la folie, il était un honnête citoyen.

Et une autre de ses connaissances ajoute : « C’est horrible ce que je vais dire parce que ce qu’il a commis est quelque chose d’impardonnable mais jusqu’à ce jour désastreux où il a sombré dans la folie, il était un honnête citoyen. Une personne charmante, gentille, toujours impliquée dans le sport, issue d’une famille honorablement connue de Castelnau ».

“C’est impensable, personne ne pourrait imaginer ce drame, ni son fils, ni son frère et encore moins sa mère qui est encore en vie et doit avoir près de 100 ans.”

Tireur sportif au sein d’un club

Dans un communiqué transmis à la presse ce mercredi après-midi, le procureur de la République Fabrice Bélargent confirme que « des contrôles effectués, il apparaît qu’il n’y a pas de procédure pour violences conjugales ni d’ordonnance de protection en cours » contre l’accusé.

Cette dernière n’était pas connue de la justice. D’autre part, « il était inscrit au système d’information sur les armes (SIA) comme tireur sportif au sein d’un club de tir de la région de Montpellier ».

Et pour conclure : « Pour commettre ce féminicide, il a utilisé un revolver 357 magnum légalement détenu ». Les investigations confiées au service interministériel de police judiciaire se poursuivent.

La formation était son bâton de pèlerin

Professeur de sport à la retraite, ancien conseiller technique de volley-ball pendant de nombreuses années, Jacques B. s’est impliqué au sein du club de volley-ball de Lattes où il a entraîné puis a fait partie de la commission technique.

“Il a aidé le club à se restructurer et à avancer dans les projets de formation car c’était son bâton de pèlerin”souligne l’un des membres de la structure. « Il avait un fort caractère. C’était quelqu’un de têtu mais travailleur, sérieux, investi, engagé ».

Un père champion de France en 1941

C’est son père, champion de France en 1941 sous les couleurs de Montpellier, qui lui a transmis cette passion du volley. A tel point qu’il y a quelques années, féru de nouvelles technologies, il a participé à la mise en place du challenge vidéo au sein du MHSC VB en faisant partie de l’équipe de bénévoles.

« Enquêté, compétent, il nous a accompagné jusqu’au titre de champion de France 2022 puis il a cédé la place aux jeunes. Nous n’avons jamais eu de problèmes avec lui. »conclut Jean-Charles Caylar, président du MHSC Volley-Ball.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV CAN Futsal Maroc 2024 : à domicile, les Lions visent la marque à trois
NEXT Un projet de loi pour rappeler les bonnes manières